mardi 20 février 2018

La sélection du moment: Irène sur Mars

La sélection du moment c’est une suggestion, une seule, d’un film ou d’un livre sur le théâtre ou la danse, d’un spectacle dansé ou théâtralisé ou encore d’un événement relié à un de ces deux arts que vous ne devez manquer sous aucun prétexte.

Par Robert Boisclair


Irène sur Mars
Une sexagénaire qui refuse le déclin lié à la vieillesse, se lance dans la folle aventure de coloniser Mars. Un aller sans retour pour cette femme téméraire qui préfère l'action à la dégénérescence et une décision qui laisse son entourage perplexe. Une pièce qui s'intéresse aux thèmes du voyage et de l'exil.

Un vibrant hommage à ces femmes fières et sous-estimées, qui rêvent de grandeur dans un quotidien de « petits bonheurs ». (…) La pièce aborde des questions à priori sérieuses sur la transmission et la vieillesse, le désir, l’amour, la mort et la vie, auxquelles elle répond souvent de manière hilarante.


Alors que son fils veut la placer dans une résidence pour personnes âgées sans son consentement, Irène lui annonce sans détour qu’elle est finaliste pour un projet de colonisation sur Mars. Veuve de 63 ans et femme franche, elle en profite pour réaliser ses rêves et régler ses comptes avec ses propres démons et le monde qu’elle s’apprête à quitter. À l’approche du dévoilement des élus pour la mission spatiale, la truculente et anticonformiste Irène organise une soirée d’adieu touchante et irrévérencieuse… comme si elle n’avait plus rien à perdre.

Le 22 février à L'Anglicane
Un texte de Jean-Philippe Lehoux
Une mise en scène de Michel-Maxime Legault
Avec Pauline MartinCatherine AudetGary Boudreault et Michel-Maxime Legault

Bon théâtre et bonne danse!

lundi 19 février 2018

Trois histoires, une seule émission!

Trois belles histoires aux Enfants du paradis ce soir: une identité qui se cherche dans l'amour, la relation particulière entretenue par l'homme avec son organe reproducteur et des jeunes en quête d'une zone de confort dans un monde qu'ils apprivoisent. La recherche d'identité sera au coeur de l'émission de cette semaine. À découvrir dès 17h 30 à l'antenne de CKRL 89,1!

Par Robert Boisclair


Découvrez chaque mardi dès 6h, note Sélection du moment sur ce blogue. Une sélection qui a quitté la version radiophonique pour s'offrir ici en exclusivité. Que vous réserve notre Sélection du moment de demain? Une surprenante sexagénaire qui a décidé de s'offrir la planète Mars. Rien de moins!

Premier bloc - 17h 30

En répétition
Une touchante histoire d'exil et d'amour s'offre la première partie de l'émission. Mustapha Aramis, comédien, et Amélie Bergeron, metteuse en scène, seront en studio pour parler d'Une bête sur la lune qui a connu un beau succès en France au tournant du siècle.

Une bête sur la lune
Bordée
Du 27 février au 24 mars
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Deuxième bloc - vers 17h50

Crédit photo: Andrée-Anne Brunet
Marc-André Thibault, traducteur, adaptateur et comédien, nous dira tout de la relation particulière que la gent masculine entretien avec son pénis dans une production à la fois amusante et sérieuse.

Conversation avec mon pénis
Premier acte
Du 27 février au 3 mars
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Troisième bloc - vers 18h 10


Misha Amir et Maude Rodrigue, de la troupe de théâtre Les Treize, seront en studio pour nous parler de Zone qui squattera les planches du Théâtre de poche de l'Université Laval. Un spectacle autour de la quête d'identité de jeunes à la recherche d'une zone de confort dans un monde qu'ils apprivoisent.

Zone
Les Treize
Du 21 au 25 février
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Bon théâtre et bonne danse !

jeudi 15 février 2018

Le Concierge: charmante comédie

Les Tournées St-Michel proposent au public de Québec une charmante comédie. Une joyeuse aventure au pays de l'amour sincère, même si parfois il emprunte les chemins tortueux de l'infidélité.

Une critique de Robert Boisclair


Il y a vingt ans, Évelyne (Nathalie Mallette) s'est fait laisser par Jean-Pierre (Sylvain Marcel), son mari, un flamboyant homme d'affaires sans scrupules. Se retrouvant seule et dépourvue, Évelyne prend sa vie en main, retrousse ses manches et fonde une maison d'édition qui, aujourd'hui, a le vent dans les voiles et qui lui assure une situation financière très confortable.

Un jour, Jean-Pierre réapparaît dans le bureau d'Évelyne. C'est maintenant un homme ruiné, presque sans-abri. Il vient lui demander pardon... et un emploi. Évelyne accepte de l'aider à deux conditions : personne ne doit savoir qui il est vraiment, et il sera... le concierge de l'entreprise. Une douce vengeance se profile. Évelyne en profite pour traiter Jean-Pierre comme un moins que rien et lui faire subir toutes sortes d'humiliations.

Délicieuse comédie
S'il s'agit bien d'une comédie offerte d'abord en été, le ton est bien moins scabreux que ce qu'offre les théâtres d'été habituellement. Peu de blagues salaces, un peu de vaudeville saupoudré ici et là et un texte qui mise sur l'intelligence du spectateur, voilà la recette du succès de cette charmante arlequinade. Cette comédie de situation, car c'est bien de cela qu'il s'agit, frappe dans le mille.




Si le spectateur ne se tape pas constamment sur les cuisses, le plaisir croît avec l'usage. Le superbe décor de Vanessa Cadrin contribue pour beaucoup à l'enchantement que procure cette production. La performance de l'ensemble de la distribution est certainement l'ingrédient principal à l'allégresse produite chez le spectateur, même le plus récalcitrant.

Jonathan Gagnon, un comique naturel, est impayable dans le rôle de Gaétan. Chacune de ses présences déclenche le rire. Sylvain Marcel incarne un Jean-Pierre manipulateur à l'extrême que l'on aimerait détester sans succès. On s'y attache rapidement et on prend son parti.  Nathalie Mallette est splendidement efficace dans son rôle de justicière.

Le dénouement surprend avec quelques rebondissements inattendus. Même si l'on sait que tout se terminera pour le mieux, l'auteur propose une cascade d'événements qui surprennent agréablement. La scène du jugement dernier délie de plaisante façon cette histoire légèrement rocambolesque.  Au final, l'amour l'emportera car c'est bien connu: qui aime bien, châtie bien!


À voir
Le Concierge est une agréable surprise. Une comédie de situation dont on ne se lasse pas pendant une heure trente. Les expressions et les mimiques de Sylvain Marcel et la drôlerie bon enfant de Jonathan Gagnon valent à elles seules le déplacement.

Allez-y surtout si vous aimez: les comédies de situation, les textes intelligents, l'humour subtil.

Une présentation des Tournées St-Michel au Théâtre de la Cité Universitaire jusqu'au 9 mars. Avec Sylvain Marcel, Nathalie Mallette, Antoine Durand, Stéphanie Crête-Blais, Jonathan Gagnon, Valérie Laroche et Mathieu Richard. Un texte d'Éric Assous dans une adaptation de Michel Poirier. Une mise en scène de Michel PoirierPour en savoir plus.

Bon théâtre et bonne danse!

mercredi 14 février 2018

P.artition B.lanche: partitions infinies

Une chorégraphie haroldienne (d'Harold Rhéaume) originale et audacieuse qui propose des partitions infinies. Un spectacle qui ne laisse pas indifférent et qui en surprendra plus d'un.

Une critique de Robert Boisclair

Crédit photo: Le fils d'Adrien Danse

P.artition B.lanche est le fruit, mais pas uniquement, d'une série de résidences ouvertes à travers le Québec. Une approche qui permettait au public de plonger au coeur d'une création chorégraphique, de s'en imprégner et de l'influencer. Le fruit est maintenant mûr et la production est présentée à Québec après une avant-première au Bic.

Traversés d’une vibration contagieuse qui les dépasse, créateurs d’un réseau d’ondulations qui les lient et les délient, les six interprètes, trois hommes et trois femmes, de cette pièce sensible et généreuse expérimentent différentes formes de rencontre, avancent ensemble pour évoluer et survivre en ces temps troubles. Se dessine ainsi une œuvre au pouvoir apaisant qui célèbre le don de soi et l’empathie présentés tels des soins capables de réparer les déchirures provoquées par la violence de notre monde.

Crédit photo: Le fils d'Adrien Danse

Audacieuse et originale 
La scène est complètement nue. Les pendrillons et le rideaux de scène sont absents. Tout est noir. Les six interprètes entrent en scène tout de noir vêtu. Le spectacle débute. Pas une seule note de musique. Que des danseurs. Et des respirations. La valse des partitions prend son envol. Quelques gestes puis une pose. D'autres mouvements. Une nouvelle pose. Les partitions s'enchaînent. Toujours le même scénario. Puis les partitions prennent une nouvelle modulation. La musique s'insinue et le rythme change. Mais les moments de pause continuent occasionnellement.

Crédit photo: Le fils d'Adrien Danse

Une production audacieuse et originale. Originale par son approche: des chorégraphies blanches et une implication du public dans le processus de création. Partir de chorégraphies blanches que les interprètent doivent apprendre, parce qu'au final chacun peut interpréter une des chorégraphies blanches et remixées avec les commentaires du public, n'était certainement pas une tâche facile. À tout le moins cela demande un changement d'approche chorégraphique.

Audacieuse parce que le résultat n'était pas garanti. Un peu comme le vol à vue qui est toujours une sorte de pari risqué. Le vol peut bien se passer ou pas. Ici, le vol s'est bien passé et le résultat sort des sentiers battus.

Un spectacle qui colle au coeur et au corps
Inspiré du texte blanc et propulsé par de moult rencontres avec le public, P.artition B.lanche propose des partitions infinies et démultipliées. Un spectacle qui colle au coeur et au corps avec ses enchevêtrements de danseurs qui prennent la pose un instant. Le geste est fluide mais saccadé, tel un enchaînement d'instantanés. Le mouvement se met alors sur pause permettant au spectateur d'apprécier la grâce du danseur ou de la danseuse.

Un spectacle tout en ondulations. Les corps, véritables vagues humaines, se lient et se délient, s'entrechoquent, se mêlent devenant, l'espace d'un instant, une seule entité corporelle. Six danseurs ou un seul.  Par moment, la distinction n'est pas évidente. Cela donne un sextette plein de vie où la collaboration est la clef. Ne faire qu'un pour mieux danser. Ou différemment. Un spectacle hors normes. Unique.

Crédit photo: Le fils d'Adrien Danse

Il y a bien quelques longueurs ici et là. Des gestes un peu répétitifs. Mais l'offre chorégraphique épate. Elle exige des danseurs une grande virtuosité et, surtout, une grande agilité. La coordination du geste est maîtresse du jeu. Sans elle, rien ne fonctionnerait. Les interprètes excellent mais il faut souligner les merveilleuses performances d'Eve Rousseau-Cyr et d'Arielle Warnke St-Pierre, magistrales à quelques reprises.

À s'offrir
Un spectacle à s'offrir et à offrir. De la poésie, de l'humanité et de la sensibilité. Que demander de plus à l'occasion de la St-Valentin?

Allez-y surtout si vous aimez: la poésie corporelle, la sensibilité dans le mouvement et le geste, les chorégraphies audacieuses, les oeuvres haroldiennes.

À La Rotonde jusqu'au 15 février. Avec Jean-François Duke, Alan Lake, Fabien Piché, Eve Rousseau-Cyr, Ariane Voineau et Arielle Warnke St-Pierre. Une chorégraphie d'Harold Rhéaume.

Vous voulez en savoir plus sur le spectacle et le processus créatif d'Harold Rhéaume? Écoutez notre interview avec Harold Rhéaume ici (vers la quarantième minute de l'émission du 5 février).

Bon théâtre et bonne danse!

mardi 13 février 2018

La sélection du moment: Le Concierge

La sélection du moment c’est une suggestion, une seule, d’un film ou d’un livre sur le théâtre ou la danse, d’un spectacle dansé ou théâtralisé ou encore d’un événement relié à un de ces deux arts que vous ne devez manquer sous aucun prétexte.

Par Robert Boisclair


Le Concierge
Du théâtre d'été à l'Université Laval? Oui, c'est possible! La comédie à succès de l'été dernier s'installe au Théâtre de la Cité Universitaire, salle située dans le pavillon Palasis-Prince. Dans le rôle-titre, Sylvain Marcel montera sur les planches aux côtés de Nathalie Mallette. Cette comédie de l’auteur français Éric Assous est adaptée et mise en scène par Michel Poirier.


Il y a vingt ans, Évelyne (Nathalie Mallette) s'est fait laisser par Jean-Pierre (Sylvain Marcel), son mari, un flamboyant homme d'affaires sans scrupules. Se retrouvant seule et dépourvue, Évelyne prend sa vie en main, retrousse ses manches et fonde une maison d'édition qui, aujourd'hui, a le vent dans les voiles et qui lui assure une situation financière très confortable.


Un jour, Jean-Pierre réapparaît dans le bureau d'Évelyne. C'est maintenant un homme ruiné, presque sans-abri. Il vient lui demander pardon... et un emploi. Évelyne accepte de l'aider à deux conditions : personne ne doit savoir qui il est vraiment, et il sera... LE CONCIERGE. Une douce vengeance se profile. Évelyne en profite pour traiter Jean-Pierre comme un moins que rien et lui faire subir toutes sortes d'humiliations.

Du 13 février au 9 mars au Théâtre de la Cité Universitaire
Un texte d'Éric Assous, adapté par Michel Poirier
Une mise en scène de Michel Poirier
Avec Sylvain Marcel, Nathalie Mallette, Antoine Durand, Stéphanie Crête-Blais,
Jonathan Gagnon, Valérie Laroche et Mathieu Richard


Bon théâtre et bonne danse!