30 septembre 2013

En complément: émission du 30 septembre

Dans la série En complément, vous retrouvez de l'information complémentaire à l'émission de la semaine: des vidéos, des hyperliens ou des photos des spectacles discutés à l'émission.

Découvrez des images de Soledad au hasard et notre critique de Quand la mer..., deux spectacles dont nous parlerons dès 17h 30.

voici des images de Eaux, spectacle pour les touts-petits, au deuxième bloc des Enfants du paradis, et de Cranbourne qui occupera le dernier bloc de l'émission.

Les Enfants du paradis feront relâche la semaine prochaine.  De retour le 14 octobre.

Bon théâtre et bonne danse ! 

Univers aquatique imaginaire, l'chum à Chabot, hasard et mer qui se retire au menu ce soir !

Quatre sujets pour une émission qui vous fera découvrir quatre spectacles de théâtre à ne pas manquer.

En début d'émission, nous effectuerons un retour des pièces Quand la mer... (au Périscope jusqu'au 5 octobre) et Soledad au hasard (les représentations de Québec sont terminées mais le spectacle sera présenté à La Licorne de Montréal du 7 au 25 octobre) en compagnie de Jacqueline Bouchard.

Le deuxième bloc vous invitera dans l'univers aquatique imaginaire du spectacle pour les tout-petits intitulé Eaux en compagnie de Josiane Bernier, comédienne et chorégraphe, et de Laurence P. Lafaille qui a participé au scénario et à la mise en scène.  Ce spectacle sera présenté par Les Gros Becs du 4 au 13 octobre.

Nous terminerons l'émission en compagnie de Fabien Cloutier et de son Cranbourne présenté à L'Anglicane, le vendredi 11 octobre.

Veuillez noter que Les Enfants du paradis feront relâche le 7 octobre.  De retour le 14 octobre.

Bon théâtre et bonne danse !

29 septembre 2013

Danse: Trois questions à... Laurence Lemieux

Trois questions à... est une série qui permet de découvrir, en trois questions, des artistes et des artisans du théâtre et de la danse qui aiment leur métier et le pratique au quotidien.

Par Robert Boisclair

Laurence Lemieux est danseuse et chorégraphe. À l'occasion de la présentation du spectacle de danse Les cheminements de l'influence à la rotonde (les représentations se sont terminées hier soir), Les Enfants du paradis lui posent trois questions.

1) Les Enfants du paradisLes cheminements de l'influence est un spectacle inspiré de la vie de votre père, un politologue réputé. Un spectacle-hommage à votre père ou un spectacle qui combine politique et danse ?

Laurence Lemieux: Oui en fait je me suis inspirée du travail de recherche de mon père pour construire la structure chorégraphique de la pièce. C'est un spectacle qui rend hommage à mon père tout en explorant à travers la danse, certains moments importants de la politique au Québec. 

2) Les Enfants du paradis: Comment réussissez-vous à combiner théories politiques et langage chorégraphique ?

Laurence Lemieux: C'est très difficile mais j'ai bâti la pièce avec un structure qui ressemble à la structure du livre de mon père. J'ai par la suite bâti le language chorégraphique en studio en essayant de respecter le fil conducteur de la pièce (le travail de recherche de mon père).

3) Les Enfants du paradis: Un spectacle que les politiciens du Québec devrait voir ?

Laurence Lemieux: Oui absolument, et je les encourages à le faire si ce n'est de découvrir le studio théâtre de la rotonde, un endroit intime mais propice à la danse ! 

Bon théâtre et bonne danse !

28 septembre 2013

Critique: Les cheminements de l'influence

J'étais impatient de découvrir cet être étrange, à mes yeux, qu'est Les cheminements de l'influence.  L'interview de lundi dernier aux Enfants du paradis avait piqué ma curiosité.  Comment pouvait-on combiner danse et théories politiques ?

Par Robert Boisclair

Les cheminements de l'influence est un spectacle qui fait dans la nuance.  Le geste coule doucement au rythme des discours politiques, des cérémonies religieuses ou des extraits de match de hockey.  René Lecavalier n'aurait jamais pu imaginer que ses descriptions des matchs de hockey puissent se retrouver au coeur d'un spectacle de danse.  C'est pourtant le cas.

Les gestes sont mesurés.  Un peu à la manière du politicien qui offre un discours déjà digéré et réfléchi. Tout au long du spectacle, peu de mouvements d'éclat.  Mais des gestes retenus et dirigés qui supportent bien la trame auditive.  Il faut voir la danseuse se dégonfler lors d'un discours de l'ancien premier ministre Jean Lesage.  Magique !

Peu ou pas de mouvements d'éclat dans ce spectacle mais des gestes, des pas de danse et des mouvements rempli d'admiration pour le père de Laurence Lemieux, la chorégraphe et danseuse solo du spectacle, politologue émérite.  Ce n'est certes pas un spectacle où l'intensité et la physicalité dominent mais c'est un spectacle qui offre une perspective différente de la danse et, surtout, de la politique.

Les plus jeunes découvriront un pas de l'histoire politique québécoise des années 50, 60 et 70.  Les plus âgés feront un voyage dans le passé et mesureront le chemin parcouru en 60 ans au Québec.  D'ailleurs le mélange danse et théories politiques passe très bien.  On se laisse bercer par la trame auditive et la musique merveilleuse de Gordon Monahan.

Le spectacle ne transcende pas.  Ne magnifie pas.  Mais il vaut le déplacement.  Ne serait-ce que pour admirer la technique de la danseuse, se plonger profondément dans un pan de notre histoire et de vivre la politique d'une manière inhabituelle.  Un spectacle que les politiciens devraient s'offrir pour, peut-être, voir et faire la politique autrement.

Spectacle présenté une dernière fois ce soir au Grand studio de la rotonde.  Avec Laurence Lemieux.  Une chorégraphie de Laurence Lemieux.

27 septembre 2013

Danse: Trois questions à... Virginie Brunelle


Trois questions à... est une série qui permet de découvrir, en trois questions, des artistes et des artisans du théâtre et de la danse qui aiment leur métier et le pratique au quotidien.

Par Robert Boisclair

Virginie Brunelle est chorégraphe.  Elle est également fondatrice et directrice artistique de La compagnie Virginie Brunelle.  À l'occasion de la présentation de Foutrement par la Rotonde les 7, 8 et 9 novembre à Québec, Les Enfants du paradis lui posent trois questions.

1) Les Enfants du paradis:  Où prenez-vous l'inspiration pour vos chorégraphies ?

Virginie Brunelle: En partant d’abord d’un thème, je me laisse l’espace et le temps pour m’interroger et observer l’humain dans son quotidien, incluant mes propres expériences personnelles. Je note, dessines et écris. Une fois le cahier de bord rempli d’idées, j’entre en studio avec les interprètes et ces idées prennent forme dans des corps, dans des interprétations et se teintent des expériences personnelles des danseurs. Au fil du processus, je me permets pour certains passages - avec l’accord des interprètes - de mettre en scène des parcelles de leur vie. La scène devient un exutoire pour l’interprète et prend une charge dramatique plus naturelle.

2) Les Enfants du paradis: Vous êtes reconnue pour le caractère cru, sexué et émotif de vos créations.  Avez-vous fait le choix de choquer avec vos chorégraphies ?

Virginie Brunelle: Il n’y a rien qui a été créé dans l’idée de provoquer. Il n’y a que des idées qui soulignent une vérité, une émotion. Il y a des images fortes qui parlent d’elles-mêmes, mais pas une recherche dans le but de choquer. L’intensité de certaines images ou scènes peut choquer certes, mais c’est une question de dosage dans l’ensemble de l’œuvre. Il n’y a pas que des images choc dans mes pièces, j’y illustre aussi la vulnérabilité et la sensibilité de l’être qui pour moi sont des qualités humaines qui magnifient l’homme et qui lui donne de la force.

3) Les Enfants du paradis:  Parmi toutes vos chorégraphies, laquelle est la plus personnelle ou la plus près de Virginie Brunelle ?

Virginie Brunelle: C’est définitivement Foutrement. Cette pièce a été initiée lors d’une peine d’amour, d’une déchirure au cœur encore chaude. Un amour impossible, une histoire d’adultère, un amour d’outre-mer. Ce fût pour moi une manière de sublimer ma douleur, ma frustration. C’est pourquoi la charge physique est poussée au maximum, pour exprimer l’essoufflement de cet amour impossible et l’épuisement émotif. 

Bon théâtre et bonne danse !

26 septembre 2013

Théâtre: Trois questions à... Marianne Marceau

Trois questions à... est une série qui permet de découvrir, en trois questions, des artistes et des artisans du théâtre et de la danse qui aiment leur métier et le pratique au quotidien.

Par Robert Boisclair

Marianne Marceau est comédienne et adaptatrice.  À l'occasion de la présentation de Dévadé (elle en est l'adaptatrice et y interprète le rôle de Nicole) à la Bordée du 17 septembre au 12 octobre, Les Enfants du paradis lui posent trois questions.

1) Les Enfants du paradis: Pourquoi avoir voulu adapter le roman Dévadé ?

Marianne Marceau: C'est dans un cours d'université consacré à Ducharme que l'idée m'est venue. Souvent, pendant ces cours, l'enseignante nous lisait des extraits de textes et nous faisait profiter de la sonorité des mots, du sens caché et profond de détails, et de l'humour de Ducharme. Je réalisais alors que ma lecture personnelle était trop rapide, trop supercifielle. Que certaines saveurs du texte m'échappaient tant il était dense. Je me suis alors dit :" Il faut lire Ducharme à haute voix pour en jouir pleinement." Mon dévolu s'est arrêté sur Dévadé parce que ses personnages me semblaient tellement théâtraux. La patronne et son optimisme, son autodérision, sa détresse contrôlée, me bouleversait. Bottom et sa brusque sincérité, son esprit vif et ludique, sa lucidité, me fascinait. Il m'était par ailleurs plus facile de me projeter dans ces personnages adultes et cet univers réaliste que dans les personnages des premiers romans de Ducharme, plus jeunes et plus fantaisistes. 

2) Les Enfants du paradis: Quelle corde sensible voulez-vous toucher chez le spectacteur ?

Marianne Marceau: J'aimerais qu'il nous trouve beaux, nous les Québécois. Dans notre langue, dans notre recherche de nous-mêmes, dans notre neige. J'aimerais qu'il soit surpris de ce que le français est capable de dire, au-delà du sens premier et utilitaire de certains mots. Que cette poésie, pleine de notre histoire par sa forme et son contenu, lui devienne naturelle et qu'il s'y retrouve plus facilement qu'il ne le croyait au lever du rideau. J'aimerais qu'il soit touché par les multiples formes que prennent l'amour. Qu'il soit consommé ou non, propre ou sale, créatif ou destructeur.

3) Les Enfants du paradis: Le soir de la première médiatique vous sembliez très émue au moment du salut.  Une émotion de fierté ou du devoir accompli ?

Marianne Marceau: C'est dû à tout l'amour que j'ai senti circuler entre le public et la scène ce soir-là. Je connaissais évidemment beaucoup de gens dans la salle, et je me disais que s'il répondait si bien à l'appel qui leur était lancé, c'est qu'on s'aimait beaucoup. Quétaine, hein ? Mais oui, j'ai senti qu'on me disait un peu, à moi aussi, et de façon très spontanée, sans faire la charité : "On t'aide, Marianne."

Bon théâtre et bonne danse !

25 septembre 2013

Critique: Soledad au hasard

Soledad au hasard est une pièce remplie de sensibilités.  Homme ou femme on ne reste pas indifférent à cette rencontre improbable où l'humanité transpire de chaque mouvement, chaque mot.

Par Robert Boisclair

Soledad au hasard c'est la rencontre improbable entre deux femmes issues de villes différentes, Buenos Aires et Montréal.  Elles se rencontrent au hasard d'une promenade à Montréal.  Elles se lient d'amitié et partagent.  L'une, Soledad, ne pourra véritablement s'intégrer à sa nouvelle ville, Montréal, que lorsque la deuxième, Gabrielle, lui aura révélé un secret de son passé.  Deux femmes, deux univers, deux générations, deux chaos.

Après un préambule touchant de Julie Vincent, comédienne, metteure en scène et auteure, le spectacle débute doucement.  Une scénographie simple mais efficace. Quelques écrans transparents où seront projetés des photos et des vidéos.  Peu d'objets. Une chaise. Un appareil photo.  Un couteau.  Deux comédiennes et un accordéoniste sont sur scène.  La musique de Michel Smith enveloppe le spectacle du début à la fin. Une touche sud-américaine qui permet au spectateur de voyager et de mieux saisir l'univers de ces deux femmes.  Ou plutôt les drames intimes.

C'est un spectacle intime rempli d'une bonne dose de sensibilités que nous offrent Julie Vincent et Liliane Boucher.  Une amitié toute féminine et une soif de savoir, de comprendre et de supporter transpirent de cette pièce à chaque moment.  Certains diront qu'il s'agit d'une pièce féminine.  Probablement.  Le plaisir n'en est pas moindre pour l'homme que je suis.

Les histoires et les drames de ces deux femmes nous sont révélés à petites doses. Tout doucement.  Avec tendresse.  C'est un spectacle que l'on reçoit comme une bouffée d'amour.  Et une bonne dose de compréhension.  De l'autre.  De l'humanité.  Et ça, ce n'est pas rien en cette époque de tourmentes et d'inquiétudes.

À Premier acte jusqu'au 28 septembre.  À La Licorne de Montréal du 7 au 25 octobre.  Avec Julie Vincent et Liliane Boucher.  Un texte et une mise en scène de Julie Vincent.  

24 septembre 2013

Théâtre: Trois questions à... Julie Vincent

Trois questions à... est une série qui permet de découvrir, en trois questions, des artistes et des artisans du théâtre et de la danse qui aiment leur métier et le pratique au quotidien.

Julie Vincent est comédienne, dramaturge, professeure, metteure en scène et directrice artistique.  À l'occasion de la présentation conte théâtral Soledad au hasard (dont elle est l'auteure et metteure en scène) à Premier acte de Québec du 24 au 28 septembre, Les Enfants du paradis lui posent trois questions.

1) Les Enfants du paradis: Quelles sont vos sources d'inspiration pour Soledad au hasard ?

Julie Vincent: Les jeunes argentins connus à Buenos Aires et une jeune étudiante d’Amérique latine avec qui je travaille en ce moment.  Ensuite, bien sûr, un peu Borges et beaucoup Julio Cortazar, ses entretiens et ses nouvelles. À part cela, la crise de 2001 à Buenos Aires et la crise du printemps érable a Montréal.  Mes collègues aussi m'inspirent: Michel Smith le compositeur et Francois-Régis Fournier, le photographe.  Ma conseillère en dramaturgie Blanca Herrera, Ricardo Bartis et Rafael Spregelburd, des dramaturges argentins très actuels que j'ai rencontré. 

2) Les Enfants du paradis: Pourquoi avoir privilégié le métro comme lieu à Montréal et à Buenos Aires ?

Julie Vincent: Le métro de Buenos Aires, obscur, est un lieu où il se passe plein de choses. La distraction nous surprend et on peut voyager mentalement dans les vieux wagons, on plonge, si on a le moindrement des antennes, dans l’imaginaire des passagers assoupis. De même dans le métro de Montréal, c’est un lieu de passage au sens grec du terme comme le dit d’ailleurs Cortazar, un lieu initiatique, une traversée des enfers sous-terrains de la ville à certaines heures.

3) Les Enfants du paradis: Quelle est la place du hasard dans cette pièce ?

Julie Vincent: Plus jeune, je jouais dans un cabaret d’improvisation appelé La Kermesse à Montréal. Il y avait plein de gens comme Rémy Girard, Sylvie Legault, Claude Laroche et des musiciens de jazz. Cela se passait dans un vieux night club. Les personnages étaient tirés à la roulette par le maître de cérémonie et la musique de jazz improvisée soutenait nos impros. Au début du show, le maître de cérémonie disait que le hasard venait d’un mot arabe hasard signifiant : ce qui doit être révélé. Le hasard révèle des dimensions cachées du réel, les rencontres du hasard sont des rendez-vous poétiques et clandestins qui ouvrent de nouvelles fenêtres. Quand on est pauvre et qu’on aime la vie, le hasard est une richesse, la richesse des déshérités. 

Bon théâtre et bonne danse !

23 septembre 2013

En complément: émission du 23 septembre

Dans la série En complément, vous retrouvez de l'information complémentaire à l'émission de la semaine: des vidéos, des hyperliens ou des photos des spectacles discutés à l'émission.

Pour l'émission du 23 septembre, découvrez les critiques de nos amis de montheatre.qc.ca, membre du Cercle des critiques, dont nous parlons dès 17h 30 soit, Les Aiguilles et l'opium au Trident et Dévadé à la Bordée.

Découvrez des images et une brève description du spectacle de danse Les cheminements de l'influence, spectacle présenté par la rotonde et dont nous parlerons au troisième bloc de l'émission.

Bon théâtre et bonne danse ! 

Cercle des critiques, danse et politique

L'émission de ce soir sera une émission de premières avec une nouvelle chronique mensuelle et une interview pour le premier spectacle de danse de la saison.

Ce sera la première de notre Cercle des critiques mensuel en compagnie de nos confrères et consoeurs de montheatre.qc.ca.  Une discussion certainement animée autour des premiers spectacles de théâtre de Québec.  Les Aiguilles et l'opium ainsi que Dévadé seront au centre de nos discussions dès 17h30.

Pour le dernier bloc de l'émission, une interview avec la chorégraphe et danseuse Laurence Lemieux.  Elle nous entretiendra de son spectacle Les cheminements de l'influence, oeuvre inspirée du travail de son père politologue.  Venez découvrir comment elle a transposé les théories politiques de son père dans un spectacle de danse.

Bon théâtre et bonne danse !

21 septembre 2013

Théâtre: des images de Dévadé


Dévadé, présenté au Théâtre de la Bordée est un spectacle que Les Enfants du paradis ont adoré.  Pour vous mettre l'eau à la bouche, si vous n'avez pas vu le spectacle, voici un court vidéo du spectacle présenté jusqu'au 12 octobre.



Si vous n'êtes pas convaincu au visionnement de ces images, vous pouvez également consulter notre critique ici.

Bon théâtre et bonne danse !

20 septembre 2013

Critique: Les Aiguilles et l'opium

Partir à l'aventure avec Robert Lepage et Marc Labrèche au théâtre est une expérience à vivre au moins une fois.  Pour l'envoûtante musique de Miles Davis, les images merveilleuses et la douce rêverie de la mise en scène de Lepage, pour le talent de conteur de Labrèche et bien plus encore.

Avec Les Aiguilles et l'opium, Lepage et Labrèche nous invitent dans trois univers qui se croisent.  Celui de Robert, installé à Paris pour y remplir un contrat de narration d'un documentaire, qui tente d'oublier une peine d'amour.  Celui de Miles Davis qui, en peine d'amour de Juliette Greco, noie sa peine dans l'héroïne.  Celui de Jean Cocteau qui se passionne pour l'opium.

Les destins de ces trois passionnés évoluent dans des univers parallèles sublimés par une musique envoûtante.  Tout au long de la pièce flotte des airs de Miles Davis. Merveilleuse ambiance.  Les mondes parallèles créés par Lepage sont merveilleux.  Ce magicien de l'image réussit, encore une fois, ces transformations d'objets d'une façon magistrale.  Je m'étonne toujours de sa capacité à transformer les objets.  Souvent à partir de rien, ou presque.  Les images sont belles, les transformations magiques, les univers incroyablement beaux.  L'émerveillement est présent.

La technologie occupe une grande place dans le spectacle.  Pour nous offrir moult transformations, Lepage se sert d'un immense cube ouvert sur deux faces.  Ses nombreuses manipulations affectent le rythme de la pièce.  Notre émerveillement prend une pause, parfois un peu trop longtemps.  J'aurais aimé pouvoir profiter plus longuement des ambiances feutrés et des univers de ces trois personnages.  Mais, il ne faut pas bouder son plaisir pour autant.

Les doubles talents de conteur de Lepage et Labrèche se marient à la perfection. Labrèche porte magnifiquement les paroles de Lepage.  Les histoires se croisent, s'enchevêtrent les unes aux autres et on se laisse bercer par le texte.  Pas de faux-pas de Labrèche.  Toujours juste.  Toujours à-propos.  Toujours dans le ton.  Comique là où il le faut.  Plus dramatique à d'autres moments.  Il passe d'une émotion à l'autre en un clin d'oeil.  Le duo Lepage Labrèche fonctionne merveilleusement.

Les Aiguilles et l'opium est un spectacle à voir.  Pour les textes de Cocteau, qui représentent une importante partie de la pièce, pour la musique de Davis, pour la rêverie offerte par Lepage et Labrèche.

Les Aiguilles et l'opium sont en ville depuis près d'une semaine.  Deux supplémentaires ont déjà été présentées.  Pour obtenir votre chance de voir le spectacle, précipitez-vous pour obtenir votre place pour une des trois supplémentaires que le Trident vient tout juste d'ouvrir les 16, 17 et 18 octobre, car les sièges disponibles risquent de s'envoler rapidement.


Au Théâtre du Trident jusqu'au 18 octobre.  Avec Marc Labrèche, Wellesley Robertson III.  Un texte et une mise en scène de Robert Lepage.  

19 septembre 2013

Critique: Dévadé

En savourant Dévadé, lors de la première médiatique hier soir, une image m'est venue, une seule... quelle beauté !

Une beauté qui jaillit de personnages écorchés.  Écorchés par la vie et par les relations, parfois saines, souvent malsaines.  Mais des êtres d'une beauté magnifique dans leur façon de se battre.  Contre les malheurs de la vie.  De leur vie.  Mais aussi et surtout pour des rêves.  Rêves d'amour.  Rêves de bonheur.  Parce qu'il est là leur véritable combat.  Se battre pour un amour, un vrai.  Parce que s'ils baisent, s'ils boivent c'est pour oublier... ou pour trouver l'amour.  Le bonheur ou une parcelle de celui-ci.  Une vie. Simplement.

Je ne connais pas beaucoup, ou si peu, l'oeuvre de Ducharme.  J'ai bien acheté Dévadé, il y a des lunes.  Je ne me souviens pas si j'ai aimé.  Mais hier soir, j'ai aimé.  Aimé à la folie ces personnages, dignes malgré tout.  Qui cherche jour après jour le bonheur ou une certaine forme de celui-ci.  

Aimé, les mots de Ducharme.  Sa langue.  Son style. Ses tournures.  Sa parlure.  Ses images.  Peut-être encore plus ce qu'en ont fait Frédéric Dubois, le metteur en scène, et Marianne Marceau, l'adaptatrice.  Adaptatrice ?  Non.  Magicienne de l'adaptation.  Tout coule. Tout roucoule.  Ça frappe dans le mille.  Ça vient nous chercher.  Qui de Ducharme ou Marceau m'a le plus séduit ?  Je ne donnerai pas de nom mais dans mon coeur c'est elle la gagnante.

Aimé la mise en scène de Frédéric Dubois.  Il a su saisir l'essence même du texte.  Un environnement épuré.  Des personnages souvent en retrait mais toujours, ou presque, dans le champ de vision.  Comme des mots prêts à claquer.  À cingler.  À prendre leur envol dans le vent froid de l'hiver.  Un hiver bien présent d'ailleurs.  Avec cette neige qui tombe.  Lentement.  Constamment.  L'hiver est rude au Québec.  L'univers des personnages aussi.  Cette neige qui tombe est-ce la froidure de leur existence ?  Peut-être.  Sans doute.

Aimé la scénographie, l'environnement sonore, l'éclairage, les effets visuels.  Tout est là. À la fois discret et présent.  Un prélude musical.  Qui revient au moment du dénouement comme pour nous rappeler que le combat continue.  Que rien n'est encore gagné.  Que tout est à faire.  À recommencer.  Peu d'objets.  Un bain. Un téléphone des chaises. Droites ou roulante.  Que l'essentiel.  Que pour laisser toute la place aux mots.

Aimé le dénouement.  Cette touche de folie qui vient clore le spectacle.  Un moment joyeusement inusité que vous prendrez sûrement plaisir à découvrir.  Avec la musique du prélude qui revient.  Et puis, d'autres mots de Ducharme.

Aimé les performances des comédiens.  Cinq coeurs qui battent à l'unisson.  Cinq excellentes performances.  Deux qui ont touché mon coeur plus que les autres. Marianne Marceau et Sylvie Cantin.  Ça n'enlève rien aux autres.  Ils le savent.  Vous le saurez si vous y allez.

Le titre de ce billet est Critique: Dévadé, il devrait être Aimé: Dévadé parce que comme Jacques Leblanc, directeur artistique de la Bordée, j'ai le goût de dire: C'est trop beau !

Au Théâtre de la Bordée jusqu'au 12 octobre.  Avec Sylvie Cantin, Véronique Côté, Eliot Laprise, Hugues Frenette et Marianne Marceau.  Une mise en scène de Frédéric Dubois. Un texte de Réjean Ducharme.  Une adaptation de Marianne Marceau.

Bon théâtre et bonne danse !

18 septembre 2013

Critique: Quand la mer...

Quand la mer nous abandonne, il faut choisir entre partir ou rester.  Le choix n'est pas facile, le drame toujours présent.  Quand la mer... c'est ça.  Des drames et des choix cruciaux dans une pièce touchante, saupoudrée d'humour avec des moments dramatiques.

Quand la mer... invite le spectateur quelque part sur terre dans un petit village où vivent des pêcheurs.  Les traditions y sont immuables.  Pourtant une lente transformation s'y opère: un fils s'oppose à son père, une épouse défie la coutume et la mer qui semble ne plus vouloir tenir ses promesses en se transformant peu à peu jusqu'à ne devenir plus rien... ou si peu.

Les drames humains sont au coeur de ce spectacle.  Qu'ils soient provoqués par le retrait de la mer ou qu'ils proviennent des oppositions bien naturelles entre les protagonistes, le drame est toujours présent.  Esther Beauchemin, l'auteur, s'intéresse bien plus aux drames personnels qu'au drame écologique.  Et c'est tant mieux.  Elle nous amène dans l'univers de ces pêcheurs avec tact et doigté, dans une langue qu'il faut apprivoiser mais cela se fait rapidement.  Quelques minutes suffisent pour s'y faire.  Les scènes sont cependant trop courtes par moments.  Cela brise quelque peu le rythme.  Mais ne boudez pas votre plaisir pour cela.  La langue est riche, vivante, parfois touchante, parfois drôle. C'est le choeur des anciens du village qui ajoute cette touche d'humour dans le spectacle.

La scénographie dépouillée et la mise en scène fine et sobre de Philippe Soldevilla supportent admirablement le spectacle.  Philippe Soldevila répond à la question de départ (les pêcheurs quitteront-ils leur village suite à la disparition de la mer ?) d'une manière touchante.  Les comédiens, Eloi Archambeaudoin, Roch Castonguay, Céleste Dubé, Valérie Laroche, Annick Léger et Sylvain Perron assurent très bien leurs nombreuses personnalités.  À la fois choeur des anciens du village et personnages, parfois de deux générations, ils doivent rapidement passer d'un à l'autre l'espace d'un instant.  Ils le font très bien et sans faux-pas.

Quand la mer..., même s'il ne laisse pas une trace indélébile, est un spectacle qu'il faut voir.  Il suscite chez le spectateur d'intéressants questionnements en cette période de Charte des valeurs.  L'un de ceux-ci, et ce n'est pas le moindre même s'il n'est qu'en filigrane, devenons-nous quelqu'un d'autre lorsque nous quittons le coin de pays qui est le nôtre ?

Au Théâtre Périscope jusqu'au 5 octobre.  Avec Eloi Archambaudoin, Roch Castonguay, Céleste Dubé, Valérie Laroche, Annick Léger, Sylvain Perron.  Une mise en scène de Philippe Soldevila.  Un texte et une idée originale d'Esther Beauchemin.

Bon théâtre et bonne danse !

Théâtre: Michaud et Pilon remporte le Prix des abonnées du Trident

Un rôle, deux récipiendaires pour des prestations qui se démarquent.  Une première en 21 ans au Trident que cette double récompense.

Christian Michaud et Étienne Pilon, qui interprétaient les rôles en rotation de Victor Frankenstein et de La Créature, ont reçu le Prix des abonnés du Théâtre du Trident, édition 2012-2013. Une bourse de 500 $ a été remise à chaque comédien.  La pièce Frankenstein, de Nick Dear, était présentée du 15 janvier au 9 février 2013.  Elle était mise en scène par Jean Leclerc.

Étienne Pilon (Victor Frankenstein) et Christian Michaud (La Créature)
Crédit photo: Théatre du Trident/Vincent Champoux 

Bon théâtre et bonne danse !

17 septembre 2013

Théâtre: de nouvelles images du spectacle Les Aiguilles et l'opium

Cette semaine est semaine de grandes premières à Québec.  Quatre spectacles prendront l'affiche au plus grand bonheur des amateurs de théâtre de Québec.

Parmi ceux-ci, Les Aiguilles et l'opium de Robert Lepage au Théâtre Le Trident.  De nouvelles images sont maintenant disponibles sur le site de la Caserne de Robert Lepage.  Elles sont magnifiques et donnent le goût de voir ce spectacle dont les deux premières représentations sont maintenant choses du passé.  Vous pouvez consulter ces magnifiques photos ici.

Les Enfants du paradis seront à la représentation de jeudi et vous en parleront sur ce blogue, en ondes et sur twitter.

Bon théâtre et bonne danse !

16 septembre 2013

En complément: émission du 16 septembre


Dans la série En complément, vous retrouverez de l'information complémentaire à l'émission de la semaine: des vidéos, des hyperliens ou des photos des spectacles discutés à l'émission.

Avant l'émission du 16 septembre, découvrez un pan de l'histoire de Soledad au hasard présenté à Premier acte du 24 au 28 septembre et au Théâtre La Licorne du 7 au 25 octobre.  Nous discuterons avec les comédiennes Julie Vincent et Liliane Boucher à 17h 30.

Benoit Brière discute ici de la comédie La puce à l'oreille qui sera à l'affiche de la Salle Albert-Rousseau les 20 et 21 septembre.  Martin Drainville sera d'ailleurs notre invité à 18h 10.

À 17h 50, Michel Nadeau du Théâtre Niveau Parking sera avec nous pour tout nous dire au sujet des quatre cartes blanches présentées au Cercle à Québec.  Vous pourrez en découvrir un peu plus sur les cartes blanches ici et en nous écoutant !

Bon théâtre et bonne danse ! 

Découvertes, crise économique et humour au programme des Enfants ce soir !

À l'aube d'une semaine chargée en premières, il y en a trois cette semaine, Les Enfants du paradis vous offrent ce soir une émission variée avec des cartes blanches, une rencontre improbable et un brin d'humour.

L'émission débutera avec les comédiennes Liliane Boucher et Julie Vincent de Soledad au hasard, pièce qui raconte l'histoire de la rencontre improbable de deux femmes sur fond de crise économique.  La pièce tiendra l'affiche du 24 au 28 septembre à Premier acte et en octobre au Théâtre La Licorne.

À 17h 50, le directeur artistique du Théâtre Niveau Parking, Michel Nadeau, nous fera découvrir la série carte blanche du théâtre présentée au Cercle de Québec.  Une série de quatre lectures dont la première aura lieu le 23 septembre.  Tombé du ciel, une pièce de Neil Labute et mise en lecture par Hugues Frenette, fera l'ouverture de la série.  Une occasion de découvrir comment le 11 septembre peut devenir prétexte à un changement de vie.

En toutes fins d'émission, on s'offre une bonne dose de rires avec Martin Drainville qui nous dira tout, ou presque, de La puce à l'oreille présentée à la Salle Albert-Rousseau les 20 et 21 septembre.  Un Feydeau sûrement bien rôdé après avoir fait fureur au Théâtre du Vieux-Terrebone tout l'été.

Bon théâtre et bonne danse !


14 septembre 2013

Théâtre: des images de Soledad au hasard

À quelques jours de notre interview avec les comédiennes Julie Vincent et Lilianne Boucher de Soledad au hasardLes Enfants du paradis vous offrent une petit vidéo promotionnelle de la pièce.

Soledad au hasard qui sera présenté à Premier acte du 24 au 28 septembre et à La Licorne de Montréal du 7 au 25 octobre raconte l'histoire de deux destins croisés.  L'histoire d'une amitié entre deux femmes qui ont Montréal et Buenos Aires en commun.  L'une a fui l'oppression, l'autre en porte les marques pour toujours.  Une exploration de la rencontre entre deux femmes qui sont à la recherche de leur identité profonde, se battant contre les démons qui les pourchassent.  Le hasard de leur rencontre est le premier jalon d'une paix à laquelle elles aspirent.



Pour en savoir plus, ne manquez pas notre interview en début d'émission lundi avec les comédiennes Julie Vincent et Lilianne Boucher.

Bon théâtre et bonne danse !

13 septembre 2013

Théâtre: Trois questions à... Esther Beauchemin

Trois questions à... est une série qui permet de découvrir, en trois questions, des artistes et des artisans du théâtre et de la danse qui aiment leur métier et le pratique au quotidien.

Esther Beauchemin est auteure, comédienne, metteure en scène et directrice artistique du Théâtre de la Vieille 17.  À l'occasion de la présentation de sa pièce Quand la mer... (dont elle est l'auteur) au Périscope de Québec du 17 septembre au 5 octobre et au Théâtre du Nouvel-Ontario du 17 au 24 octobre, Les Enfants du paradis lui posent trois questions.

1) Les Enfants du paradis: La pièce Quand la mer... est inspirée d'un reportage sur l'assèchement de la mer d'Aral au Kazakhstan.  Qu'est-ce qui vous intéressait dans cet événement, le phénomène climatique ou le drame humain ?

Esther Beauchemin: Pour moi, le point de départ est toujours le drame humain, puisque l'être humain est au coeur du théâtre.  Mais il n'y aurait évidemment pas de drame humain sans catastrophe écologique... elle-même provoquée par l'humain.  Ce qui m'a inspirée, c'est la conjonction de plusieurs situations aïgues: un évènement inouï - la disparition de la mer, élément fondateur de toute vie terrestre - et la perte d'identité d'un peuple dont la culture, l'organisation sociale et l'économie s'est élaborée pendant des siècles autour de la mer.

2) Les Enfants du paradis: Lors de sa mise en lecture en 2011 aux Zones théâtrales, le spectacle a été chaudement accueilli.  Qu'est-ce qui, selon vous, a séduit le public ?

Esther Beauchemin: Je crois que les gens ont apprécié l'histoire, le dépaysement, les personnages et le choeur des commères du village.  Je pense qu'ils ont aimé passer de l'émotion au rire.

3) Les Enfants du paradis: Pourquoi ce spectacle est-il situé dans une époque et un lieu indéfinis ?

Esther Beauchemin: Lorsque j'écris des pièces de théâtre, j'aime bien faire voyager le public.  Pour inventer cet univers et cette culture, je me suis inspirée d'une foule d'éléments disparates: les fêtes païennes en Moldavie, les coutumes persanes, certaines expressions acadiennes, créoles...  J'ai emprunté des mots à d'autres langues et leur ai donné un autre sens.  Je souhaitais que tout en étant dépaysé, l'on ne puisse dire: oh! c'est au Kazakhstan, ce n'est pas ici que ça se passerait comme ça.  Pourtant, je vous écris ce matin, en ce 11 septembre 2013, et l'on nous annonce 30 degrés: début septembre!  Pourtant, les stocks de morue sont presque épuisés en Atlantique Nord. Pourtant certaines peuplades inuit doivent quitter la banquise, parce qu'elle fond. Pourtant.  Pourtant...  Un auteur de science fiction disait que la planète Terre était un vaisseau spatial; on ne peut pas ignorer ce qui se passe dans les autres parties du vaisseau, car tôt ou tard, nous serons touchés.


Bon théâtre et bonne danse !


12 septembre 2013

Théâtre: une lecture inédite le 23 septembre au Cercle

Le 23 septembre, le Théâtre Niveau Parking offrira aux amateurs de théâtre une première québécoise de la pièce Tombé du ciel de Neil Labute.


Le comédien Hugues Frenette invite les amateurs de théâtre à la lecture de la pièce Tombé du ciel, présentée en première québécoise au Cercle de Québec le 23 septembre à 19h 30.  Hugues Frenette, à la mise en lecture, sera acompagné des comédiens Sophie Dion et Christian Michaud.  La pièce sera produite en février 2014 dans le Studio Marc-Doré du Théâtre Périscope.

Pour vous mettre l'eau à la bouche, voici un court extrait de la pièce:

11 septembre 2001. Ce matin-là, Ben n'est pas entré dans l'une des tours du World Trade Center où il travaille. Il est allé en face. Chez Abby, sa maîtresse. Et puis l'hécatombe s'est produite. Techniquement, il est mort. Profitera-t-il de cette occasion tombée du ciel pour tout quitter : femme, enfants, boulot afin de se refaire une autre vie?
Pendant que, dans les rues, à travers gravats, poussière toxique et métal tordu, des gens errent à la recherche d'êtres chers, les deux amants font fi de l'horreur autour d'eux pour chercher le sens de leur vie, leur relation, leur avenir.

Pour en savoir un peu plus sur cette pièce, cliquez ici.

Bon théâtre et bonne danse !

11 septembre 2013

Théâtre: des images du spectacle Les Aiguilles et l'opium

Le Trident présentera dès le 17 septembre Les Aiguilles et l'opium de Robert Lepage.  Un spectacle mettant en vedette Marc Labrèche.

À l'occasion de ce spectacle présenté à Québec, le comédien et photographe Nicola-Frank Vachon a pris une série de clichés du spectacle et que vous pouvez retrouver ici.  Labrèche, Lepage, Wellesley Robertson III et des techniciens y sont en plein travail.  On devine l'imposante mécanique ainsi que la technique derrière le spectacle.

Une autre galerie, cette fois-ci sur le site d'Ex Machina, la compagnie de Robert Lepage, montre le résultat final.  Absolument magnifique !  Rincez-vous l'oeil avant d'aller voir le spectacle.  Votre plaisir n'en sera que décuplé lorsque vous verrez le spectacle.

Bon théâtre et bonne danse !

10 septembre 2013

Danse: un Virginie Brunelle nouveau arrive à Montréal

Virginie Brunelle offre une nouvelle chorégraphie aux amateurs de danse de Montréal dès le 12 septembre.  L'oeuvre qui s'intitule PLOMB promet comme toujours.

Après Foutrement et Complexe des genres, forts bien reçus par la critique et le public, Virginie Brunelle offre à son public PLOMB.  Neuf interprètes évoquent le poids de l'absence que l'on ressent après avoir gouté à la plénitude de l'amour et à la magie d'être deux.  La sexualité et les relations hommes/femmes sont des thèmes récurrents chez Virginie Brunelle jusqu'à maintenant.  Et cette fois-ci ne fera pas exception.


Le spectacle est présenté à l'Agora de la danse à Montréal les 12, 13, 18, 19 et 20 septembre.  Si vous passez par là, offrez-vous le plaisir de voir une chorégraphie de Virginie Brunelle.

Pour en savoir plus sur ce spectacle, cliquez ici.  Si vous désirez mieux connaître Virginie Brunelle et sa compagnie, cliquez sur ce lien.

Bon théâtre et bonne danse !


9 septembre 2013

En complément: émission du 9 septembre

Dans la série En complément, vous retrouverez de l'information complémentaire à l'émission de la semaine: des vidéos, des hyperliens ou des photos des spectacles discutés à l'émission.

Cette semaine découvrez Pat Sauce et Jane, deux des personnages du Gros Show présenté au Périscope, ici.  Apprenez-en plus sur Quand la mer... qui sera en représentations dès le 17 septembre également au Périscope en cliquant sur ce lien.  Cliquez ici pour découvrir l'univers de Dévadé à la Bordée dès le 17 septembre.

Bon théâtre et bonne danse ! 

C'est un départ !

Les Enfants du paradis reviennent en ondes aujourd'hui pour une nouvelle saison de théâtre et de danse qui s'annonce palpitante !

L'équipe est fébrile et prête pour cette nouvelle saison.  Des nouveautés sont au menu.  À l'émission s'ajoute un blogue mais ça, vous le savez déjà puisque vous me lisez en ce moment et une collaboration avec montheatre.qc.ca.  Donc, plus de théâtre et de danse que jamais avec Les Enfants du paradis.

Lundi, une émission en trois blocs.  Jacqueline Bouchard et Robert Boisclair discuteront du premier volet du Gros Show (présenté le 7 septembre), spectacle immersif dans le monde de la radio à débats, lors de la fête de quartier du Périscope.  Dans le deuxième bloc, une interview avec le metteur en scène Frédéric Dubois de la pièce Dévadé, en représentations à la Bordée du 17 septembre au 12 octobre, tirée de l'oeuvre de Réjean Ducharme et adaptée par Marianne Marceau.  Nous conclurons l'émission avec Philippe Soldevilla qui viendra nous faire découvrir Quand la mer... qui raconte le drame passé et à venir de communautés confrontées à la transformation du monde qui les entoure.  La pièce est présentée au Périscope (du 17 septembre au 5 octobre).

Comme toujours, l'émission sera agrémentée de quelques pièces musicales et de notre passion à parler théâtre et danse.  Une émission qui promet !

Bon théâtre et bonne danse !


8 septembre 2013

Théâtre: Le Gros Show promet !

Samedi le 7 septembre était jour de lancement de la série d'événements autour du Gros Show présenté au Périscope.  Un spectacle qui promet !

À l'occasion de la rentrée culturelle double des théâtres Périscope et Premier acte hier, c'était jour de grande première pour Le Gros Show.  Ce spectacle se déclinera en quatre événements dont trois mises en appétit (hier soir et les lundis 7 octobre et 25 novembre à 17h 30) ainsi qu'un spectacle qui prendra l'affiche pour six représentations en décembre (dates à confirmer).

L'événement d'hier soir était en quelque sorte, une émission de radio comme celles que font les radios à débats à Québec.  Cet extrait était plus vrai que vrai puisque l'émission entendu hier provenait en très grande partie de verbatims de ces émissions.  Des prestations, ma foi, qui laisse perplexe sur la qualité du contenu mais également sur les qualifications des animateurs et chroniqueurs.  Mauvaise préparation, mauvaise foi, aucune analyse qui va un tant soit peu au-delà du premier niveau semble être le lot quotidien de ces émissions à spectacles bien plus qu'informative.

L'utilisation des verbatims rend les interventions des comédiens forts crédibles.  Parfois, on rit.  Parfois, on s'inquiète.  Souvent, on se questionne.  Un questionnement qui reste en suspend.  On quitte le théâtre sans avoir de véritables réponses à nos questions.  Sûrement que les prochains épisodes vont permettre de poser un regard critique ou, à tout le moins, un questionnement sur l'utilité et la responsabilité de ces stations.

La représentation d'hier soir s'apparentait beaucoup plus à une lecture qu'à un spectacle de théâtre traditionnel.  La mise en scène était simple: une table, des micros, des animateurs et quelques invités.  Comme il s'agissait d'une lecture, les comédiens lisaient leur texte.  Les personnages sont déjà bien campés avec, entre autres, la chroniqueuse culturelle un peu nunuche qui ne s'intéresse guère à la culture, le groupe d'animateur et de chroniqueurs machos bourrés de préjugés et le docteur qui fait dans le spectacle bien plus que dans l'analyse scientifique.  Quelques hésitations et longueurs, mais une belle performance de l'ensemble de la distribution.  Chapeau à Pat Sauce, alias Patric Saucier, qui mène de main de maître l'animation de cette émission.

Merveilleux, ce regroupement de verbatims qui donne du rythme au spectacle.  On ne s'ennuie pas une minute et, j'avoue, qu'à la fin, j'en redemandais.  Est-ce que les deux autres mises en bouche (7 octobre et 25 novembre) seront du même ordre ?  Il faudra s'y présenter à 17h 30 au Périscope pour le savoir.

Bon théâtre et bonne danse !

7 septembre 2013

Théâtre: Trois questions à... Jacques Leblanc

Trois questions à... est une série qui permet de découvrir, en trois questions, des artistes et des artisans du théâtre et de la danse qui aiment leur métier et le pratique au quotidien.

Jacques Leblanc est comédien, metteur en scène d'opéra et directeur artistique du Théâtre de la Bordée depuis 2004.  À l'aube de la saison 13-14 de la Bordée, Les Enfants du paradis posent 3 questions à ce passionné de théâtre de Québec.

1) Les Enfants du paradis: Comment choisit-on les pièces d'une saison théâtrale ?

Jacques Leblanc: La construction d'une saison théâtrale est un travail constant, un travail qui s'échelonne sur toute l'année.  Lecture après lecture, les pièces se mettent une à côté de l'autre, puis on garde les plus pertinentes pour notre époque, pour l'éducation des jeunes, pour la force des thèmes.  Puis on pense au nombre d'interprètes, à la parité hommes/femmes.  On pense au milieu, aux interprètes et aux metteurs en scène et cela construit encore plus précisément.

2) Les Enfants du paradis: Pour Jacques Leblanc, le plus beau métier du monde c'est être comédien ou être directeur artistique de la Bordée ?

Jacques Leblanc:  Je dirais que le plus beau métier est le théâtre alors qu'il s'exerce sur scène comme interprète ou metteur en scène, ou dans la salle comme directeur cela me comble.

3) Les Enfants du paradis: Quelle pièce de la saison 13-14 de la Bordée est, selon Jacques Leblanc, la pièce à ne pas manquer ?

Jacques Leblanc: Je voudrais dire les cinq.  Dévadé pour le grand Réjean Ducharme et l'adaptation qu'en a fait Marianne Marceau!  Frontières pour l'imaginaire d'Isabelle Hubert!  Arlequin pour la folie du jeu masqué! Frozen pour l'émotion! Les liaisons pour l'esprit!

Bon théâtre et bonne danse !

6 septembre 2013

Saison 13-14: Premier acte, déjà 20 ans et toujours jeune !

La saison 13-14 s'annonce prometteuse pour Premier acte, le diffuseur pour le théâtre de la relève à Québec.  

Pour son vingtième anniversaire le diffuseur de Québec s'est offert une programmation jeune et dynamique que Les Enfants du paradis ont bien hâte de découvrir dès le 24 septembre. Une offre diversifiée, des générations de créateurs qui se croisent et des auteurs renommés (Danis, Dalpé, Ducharme) sont au menu.

Parmi les neuf pièces de la prochaine saison, Les Enfants du paradis ne voudront pas manquer Ventre (du 21 janvier au 1e février) de Steve Gagnon mis en scène par Denis Bernard de la Licorne (à Montréal), où la pièce a été montée l'automne dernier.  

Le chant du dire-dire de Daniel Danis (du 4 au 8 février 2014), mis en scène par Marc Béland, sera présenté à l'espace Hypérion (une église transformée en salle de spectacles).  Les comédiens seront les yeux dans les yeux avec les spectateurs pour cette rencontre.  Une rencontre à vivre pour le spectateur curieux qui désire découvrir autrement son spectacle théâtral.

Femme non rééducable/Anna P. de Stefano Massini s'intéresse au destin de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, cette journaliste russe connue pour son opposition à la politique du président russe Vladimir Poutine et qui a été assassiné. Créé à partir d'un ensemble de notes et de correspondances écrites par la journaliste, le spectacle ne cherche pas à vénérer la journaliste mais à entretenir son combat.  La production occupera tout l'espace de Premier acte ainsi que les lieux environnants: escalier, toit, stationnement.  Un spectacle sans doute éminament politique.  À découvrir du 11 au 29 mars 2014.

Pour découvrir la saison complète de Premier acte, cliquez ici.

Bon théâtre et bonne danse !

5 septembre 2013

Danse: rumeur sur la ville !

La danse à Québec est de plus en plus active et dynamique.  La ville vibre au rythme de ses danseurs mais pas suffisamment au goût de certains dont Les Enfants du paradis.  Québec pourrait vibrer encore plus aux nombreux rythmes dansés car un festival pourrait bien y voir le jour.

Depuis plusieurs années, le monde de la danse à Québec est en effervescence.  Les spectacles sont de plus en plus nombreux et populaires, la rotonde et le Grand Théâtre collabore pour offrir une meilleure offre aux spectateurs et les vedettes locales se multiplient mais Québec n'a toujours pas de festival de danse.

Le théâtre, la magie, l'opéra, la musique sacrée, la musique militaire ont tous leur festival mais pas la danse.  Les amateurs de danse comme moi sont en manque.  Il n'y a pas suffisamment de spectacles pour combler nos appétits.  Trop courtes les présences des spectacles, des chorégraphes que l'ont aimerait voir ne passent pas par Québec et puis, la saison est trop courte.

Pourquoi pas un festival de danse à Québec alors ?  Il se pourrait que ce soit une réalité pour 2014.  La nouvelle est sortie innocemment sur twitter.  Un échange de gazouillis entre Les Enfants du paradis et la rotonde a permis d'apprendre qu'un projet de festival de danse était en gestation.  Si le projet se réalise, ce serait merveilleux pour Québec et, surtout, pour les amateurs de danse de Québec.  Souhaitons-nous le.

Bon théâtre et bonne danse !

4 septembre 2013

Saison 13-14: la Rotonde, percutante !

La saison 13-14 de la rotonde promet d'être percutante. 

Après Complexe des genres qu'elle a présenté à Québec la saison dernière, et que Les Enfants du paradis ont adoré, la chorégraphe Virginie Brunelle présentera Foutrement du 7 au 9 novembre.  L'infidélité, à la fois jouissive et souffrante, est représentée par un triangle amoureux fort énergique.  Un mélange de danse et de théâtralité s'y côtoient.

Ô lit ! est un spectacle présenté en collaboration avec Les Gros Becs et sera en salles les 7, 8, 9 et 11 mai 2014.  Le spectacle explore de manière ludique comment les bébés, les enfants et les adolescents font de leur lit le territoire de tous les possibles.  Une spectacle où se mélangent danse et théâtre pour faire rêver toute la famille.

Me So You So Me envahira les planches de la salle Multi du Complexe Méduse les 23, 24 et 25 janvier 2014.  Un spectacle qui ne laisse pas indifférent.  Un mélange de culture populaire japonaise, des rythmes classiques de la tabla indienne et de... dessins animés sont au coeur du spectacle.  Rien ne se compare à ce spectacle porté par la musique du percussionniste japonais Asa Change et des danseurs qui combinent des mouvements extrêmement physiques et une esthétique inédite.

Suivez le mouvement et découvrez l'ensemble de la programmation de la rotonde ici.

Bon théâtre et bonne danse !

3 septembre 2013

Déshabiller Jean, pour habiller Paul

Le Conseil des arts du Canada (CAC) diminue ses subventions à l'égard de certains théâtres afin d'en subventionner d'autres.  Une situation qui menace le théâtre au Québec et à Québec en particulier.

Les théâtres Périscope, de la Bordée et du Trident sont touchés par cette réduction des subventions.  Il est inconcevable que le fédéral déshabille des compagnies bien établies et qui jonglent avec des budgets serrés pour supporter de nouveaux joueurs.  Un exercice de redistribution injuste.  Lorraine Pintal du Théâtre du Nouveau Monde (TNM) à Montréal pose la question ainsi: pourquoi déshabiller Jean, pour habiller Paul ?  Et la question se pose justement.  Si le théâtre se porte si bien que de nouveaux joueurs décident de prendre leur place, pourquoi ne pas augmenter les budgets afin de supporter les nouveaux joueurs les plus prometteurs ?

À Québec, la réduction des subventions risque de faire très mal car les mécènes et les commanditaires importants ne courent pas les rues pour combler le manque à gagner.  Et les revenus de billetterie ne peuvent augmenter à un rythme suffisamment rapide pour combler la réduction de la subvention. Québec a besoin de relève mais également de ses théâtres bien établis.  Or, une réduction des subventions fédérales signifient des coupures à venir, artistiques ou administratives.  Et ça, ça n'augure rien de bon pour le théâtre à Québec.  Québec a et dois conserver un théâtre de qualité tout en permettant un avenir meilleur à sa relève.  Mais pas au prix d'une perte de qualité du théâtre qui vibre déjà en ses murs.

Lorraine Pintal, la directrice artistique du TNM a décidé de contre-attaquer.  Elle présentera L'avare de Molière à Ottawa à l'occasion de la rentrée parlementaire.  Deux fauteuils seront réservés pour la ministre du Patrimoine aux premières du théâtre et son absence, s'il elle s'avère, mentionnée. Elle demande une hausse des budgets et prendra les mesures nécessaires, si aucune hausse n'est accordée, pour mousser le rapatriement à Québec des fonds canadiens à la culture.  Elle invite également les théâtres de Québec à faire front commun avec elle et à se mobiliser.  Les théâtres de Québec se mobiliseront-ils et, si oui, de quelles façons ?

Bon théâtre et bonne danse !

2 septembre 2013

Théâtre: une fête de quartier, deux théâtres et un immense bonheur... théâtral !

Amateurs de théâtre, de hot-dogs et d'épis de blé d'inde offrez-vous une rentrée culturelle le 7 septembre avec des comédiens et des metteurs en scène.

Le Théâtre Périscope et Premier acte s'offrent une fête de quartier le 7 septembre pour lancer leur saison respective.  Animations, projection du film Camion et prestation en plein-air du Gros Show, présenté au Périscope, et diffusé en direct à CKRL-MF.  Le tout débute à 16h et se prolonge en soirée jusqu'au début de la projection du film Camion à 20h.  Amateurs de théâtre, voisins et curieux sont les bienvenus.  N'hésitez pas, c'est gratuit !

Une belle façon pour ces deux théâtres de lancer la saison 13-14.  Et qui sait ?  Peut-être y croiserez-vous une des vedettes du film Camion.  Pour en savoir plus, cliquez ici ou ici.

Bon théâtre et bonne danse !

Saison 13-14: la Bordée, éclectisme et audace !

La saison 13-14 de la Bordée promet avec un menu fort varié.  Éclectisme et audace au programme, tenez-vous le pour dit !

La saison débute avec Dévadé de Réjean Ducharme du 17 septembre au 12 octobre.  Le texte de Ducharme passe du livre à la scène et nous entraîne dans l'univers unique de Ducharme.  Un univers à la fois beau, tendre et coloré.  Des personnages en marge mais qui continuent de rêver.  Rêver d'être en harmonie, d'un amour impossible ou d'amitié sincère.

Frozen (Océan arctique) du 4 au 29 mars traite d'un sujet brûlant d'actualité abordé d'une manière originale.  Trois destins reliés par un drame se croisent, ceux d'un meurtrier d'enfants, de la mère d'une victime et d'une psychiatre.  Un récit bouleversant selon Jacques Leblanc, le directeur artistique de la Bordée.  «J'ai été renversé, bouleversé, par le sujet et l'écriture.  Comment pardonner l'impardonnable, c'est toute une question» a-t-il dit à LaPresse.ca.  Un spectacle traduit et mis en scène par le cinéaste Jeremy Peter Allen.

La Bordée propose Orphelins du 15 au 19 octobre, une codiffusion avec le Théâtre de la Manufacture.  La pièce qui a fait salle comble lors de sa création à Montréal à l'hiver 2012 expose les répercussions tragiques d'une enfance malheureuse.  Deux orphelins qui réagissent différemment à la perte de leurs parents dans un incendie.  Une pièce percutante, dit-on, où le drame intime est lié à des enjeux sociaux plus vastes: violence, peur de la différence, délinquance.  Certainement un rendez-vous théâtral à ne pas manquer cet automne.

Pour découvrir les autres pièces de la saison, suivez ce lien.

Bon théâtre et bonne danse !