jeudi 31 octobre 2013

Danse: foutrement hâte !

J'ai vu Complexe des genres de Virginie Brunelle, présenté à la rotonde l'an dernier, et j'en suis encore tout retourné.  J'ai donc foutrement hâte de voir Foutrement !

Par Robert Boisclair

Je ne peux contenir mon émotion à l'approche de son prochain spectacle à Québec, qui n'est pas son dernier, et qui sera présenté à la salle Multi de Méduse du 7 au 9 novembre.  Foutrement, c'est l'infidélité vue à travers un dynamique trio d'amoureux.

Une chorégraphie de Virginie Brunelle, c'est de l'émotion brute.  L'authenticité dans l'émotion.  Le bonheur dansé aussi.  Le plaisir d'être dans la salle et de vivre ces moments privilégiés avec des danseurs increvables et dynamiques.  Saura-t-elle m'émouvoir autant qu'avec son Complexe des genres ?  Je me le souhaite.

Si vous voulez en découvrir un peu plus sur ce spectacle et Virginie Brunelle, cliquez ici pour le résumé de ce spectacle, ici pour notre Trois questions à... Virginie Brunelle et ici pour découvrir des images de Foutrement.

Je ne sais pas pour vous, mais moi, j'ai foutrement hâte de voir ce nouvel opus de Virginie Brunelle.

Bon théâtre et bonne danse !

mercredi 30 octobre 2013

Les Prix de la critique 2012-2013 - Québec et Montréal

L'Association québécoise des critiques de théâtre vient d'annoncer les finalistes des Prix de la critique pour Québec et Montréal.

Par Robert Boisclair

Les Prix de la critique sont remis dans douze catégories.  Les récipiendaires des Prix de la critique seront révélés le mercredi 13 novembre.  L'Association québécoise des critiques de théâtre a dévoilés trois finalistes dans les douze catégories.  Voici les finalistes pour la saison 2012-2013:

Dans la catégorie « Montréal » :
LE ISHOW, de Sarah Berthiaume, Édith Patenaude et Gilles Poulin-Denis,
dans une mise en scène de Maxime Carbonneau, Philippe Cyr et Laurence Dauphinais,
une production des Petites Cellules Chaudes ;
DES COUTEAUX DANS LES POULES, de David Harrower, traduit par Jérôme Hankins,
dans une mise en scène de Catherine Vidal, une production du Groupe de la Veillée ;
CINQ VISAGES POUR CAMILLE BRUNELLE, de Guillaume Corbeil,
dans une mise en scène de Claude Poissant, une production du Théâtre PÀP.

Dans la catégorie « Québec » :
TRAINSPOTTING, d’Irvin Welsh, traduit et adapté par Wajdi Mouawad,
dans une mise en scène de Marie-Hélène Gendreau, une production du Collectif FIX ;
TOUT CE QUI TOMBE, de Véronique Côté, dans une mise en scène de Frédéric Dubois,
une coproduction du Théâtre des Fonds de Tiroirs et du Théâtre du Trident ;
LES CHAISES, d’Eugène Ionesco, dans une mise en scène de Bertrand Alain,
une production du Théâtre de la Bordée.

Dans la catégorie « Mise en scène - Montréal » :
MARIE BRASSARD, pour La fureur de ce que je pense, de Nelly Arcan,
une production du Théâtre Espace Go ;
CATHERINE VIDAL, pour Des couteaux dans les poules, de David Harrower,
traduit par Jérôme Hankins, une production du Groupe de la Veillée ;
LOUIS-KARL TREMBLAY, pour Les Atrides, de Sophocle, Euripide,
Sénèque et Eschyle, une production du Théâtre Point d’Orgue.

Dans la catégorie « Mise en scène - Québec » :
PHILIPPE SAVARD, pour merZsonaTe, de Kurt Schwitters,
une production du Club pour l'Amélioration de la Culture ;
FRÉDÉRIC DUBOIS, pour Tout ce qui tombe, de Véronique Côté,
une coproduction du Théâtre des Fonds de Tiroirs et du Théâtre du Trident ;
BERTRAND ALAIN, pour Les chaises, d’Eugène Ionesco,
une production du Théâtre de la Bordée.

Dans la catégorie « Texte original - Montréal » :
CINQ VISAGES POUR CAMILLE BRUNELLE, de Guillaume Corbeil,
publié chez Leméac et produit par le Théâtre PÀP ;
UN, de Mani Soleymanlou, publié à L’Instant Même
et produit par la compagnie Orange Noyée ;
CHRISTINE, LA REINE-GARÇON, de Michel Marc Bouchard,
publié chez Leméac et produit par le Théâtre du Nouveau Monde.

Dans la catégorie « Texte original - Québec » :
CHARME, de Joëlle Bond, inédit et produit par la compagnie Le petit luxe ;
LE « K » BUSTER, de Raphaël Posadas, inédit et produit par le 7981 Théâtre ;
TOUT CE QUI TOMBE, de Véronique Côté, publié chez Leméac
et coproduit par le Théâtre des Fonds de Tiroirs et le Théâtre du Trident.

Dans la catégorie « Jeunes publics » :
CLARA DANS LES BOIS, de Pier-Luc Lasalle,
dans une mise en scène d’Hélène Blanchard, une production du Théâtre des Confettis ;
APPELS ENTRANTS ILLIMITÉS, de David Paquet,
dans une mise en scène de Benoît Vermeulen, une production du Théâtre Le Clou ;
2h14, de David Paquet, dans une mise en scène de Claude Poissant,
une production des Créations Ad Vitam.

Dans la catégorie « Hors Québec » :
CONTE D’AMOUR, d’Anders Carlsson, dans une mise en scène de Markus Öhrn,
une coproduction des compagnies Institutet et Nya Rampen (Suède et Allemagne)
présentée au Festival TransAmériques ;
GOB SQUAD’S KITCHEN (YOU’VE NEVER HAD IT SO GOOD),
de Johanna Freiburg, Sean Patten, Berit Stumpf, Sarah Thom, Bastian Trost
et Simon Will, une production de la Gob Squad (Allemagne et Royaume-Uni)
présentée au Complexe Méduse (à l’occasion du Mois Multi) et à l’Usine C ;
UN ENNEMI DU PEUPLE, d’Henrik Ibsen, adapté par Florian Borchmeyer,
dans une mise en scène de Thomas Ostermeier,
une production de la Schaubühne am Lehniner Platz (Allemagne)
présentée au Festival TransAmériques
et au Carrefour international de théâtre de Québec.

Dans la catégorie « Interprétation féminine — Montréal » :
LOUISE MARLEAU, pour son rôle dans Jocaste reine, de Nancy Huston,
dans une mise en scène de Lorraine Pintal,
une coproduction du Théâtre du Nouveau Monde et du Théâtre de la Bordée ;
JULIETTE PLUMECOCQ-MECH et MARIE-ARMELLE DEGUY,
pour leurs rôles dans Quartett, de Heiner Müller, traduit par Jean Jourdheuil et Heinz Schwarzinger, dans une mise en scène de Florent Siaud, une production de la compagnie Les songes turbulents ;
CÉLINE BONNIER, pour son rôle dans Christine, la reine-garçon,
de Michel Marc Bouchard, dans une mise en scène de Serge Denoncourt,
une production du Théâtre du Nouveau Monde.

Dans la catégorie « Interprétation masculine — Montréal » :
RENAUD LACELLE-BOURDON, pour son rôle dans Robin et Marion, d’Étienne Lepage,
dans une mise en scène de Catherine Vidal, une coproduction du Théâtre d’Aujourd’hui
et du Théâtre I.N.K. ;
PATRICE DUBOIS, pour son rôle dans Bienveillance, de Fanny Britt,
dans une mise en scène de Claude Poissant,
une coproduction du Théâtre PÀP et des Productions À tour de rôle ;
MANI SOLEYMANLOU, pour son rôle dans Un, de Mani Soleymanlou,
dans une mise en scène de Mani Soleymanlou et Alice Ronfard,
une production de la compagnie Orange Noyée.

Dans la catégorie « Interprétation féminine — Québec » :
ANNE-MARIE CADIEUX,
pour son rôle dans L’homme atlantique (et La maladie de la mort),
de Marguerite Duras, dans une mise en scène de Christian Lapointe,
une coproduction du Théâtre Péril, de Recto-Verso,
du Théâtre français du Centre national des Arts et du Festival TransAmériques ;
ALEXANDRINE WARREN, pour son rôle dans Hamlet, de William Shakespeare,
traduit par Jean-Marc Dalpé, dans une mise en scène de Marie-Josée Bastien,
une production du Théâtre de la Bordée ;
NANCY BERNIER, pour son rôle dans Les chaises, d’Eugène Ionesco,
dans une mise en scène de Bertrand Alain, une production du Théâtre de la Bordée.

Dans la catégorie « Interprétation masculine — Québec » :
JEAN-MICHEL DÉRY, pour son rôle dans Viande, de Maxime Robin,
dans une mise en scène de l’auteur, une production de la compagnie La Vierge folle ;
RÉJEAN VALLÉE, pour son rôle dans Les chaises, d’Eugène Ionesco,
dans une mise en scène de Bertrand Alain, une production du Théâtre de la Bordée ;
LUCIEN RATIO, pour son rôle dans Trainspotting, d’Irvin Welsh,
traduit et adapté par Wajdi Mouawad,
dans une mise en scène de Marie-Hélène Gendreau,
une production du Collectif FIX.

Bon théâtre et bonne danse !

mardi 29 octobre 2013

Le silence est définitivement social sur Twitter pour les théâtres de Québec !

Après un été passablement calme, les théâtres de Québec continuent sur la même lancée cet automne.

Mais que se passe-t-il donc avec les théâtres de Québec.  Twitter est un excellent moyen d'offrir de l'information qui sera partagée par un grand nombre en bout de ligne.

L'effet Twitter ne se fait pas sentir immédiatement mais il rapporte beaucoup à long terme.  Il assure une visibilité auprès d'une clientèle souvent plus jeune que le spectateur moyen.  C'est aussi un excellent moyen de faire connaître ses spectacles et d'en assurer une diffision bien plus grande que son réseau habituel.

Bien sûr, Twitter n'a pas le même effet que Facebook auprès des internautes, mais sa popularité grandit.  Les statistiques démontrent bien que Facebook est de moins en moins le préféré des jeunes alors que Twitter se gagne des adeptes.

Et puis, Twitter est une excellente façon d'amener les spectateurs à parler d'un spectacle.  L'OSM à Montréal et la rotonde à Québec invite les spectateurs à parler du spectacle sur Twitter les soirs mêmes des spectacles.  Et ça marche !  Alors qu'attendent nos théâtres de Québec pour se mettre au diapason et rajeunir leur clientèle.  L'abonné ne viendra que s'il est sollicité et bien sollicité !

Théâtres de Québec alimentez vos fils twitter régulièrement, vous éviterez ainsi de laissez filer des spectateurs dont vous avez bien besoin !

Bon théâtre et bonne danse !

lundi 28 octobre 2013

En complément: émission du 28 octobre

La série En complément, vous offre de l'information complémentaire à l'émission de la semaine: des vidéos, des hyperliens ou des photos des spectacles discutés à l'émission.  Doublez votre plaisir en écoutant Les Enfants du paradis et en consultant l'information complémentaire offerte ici.

Découvrez des images en répétition de L'Absence de guerre ici ainsi que notre Trois questions à... Édith Patenaude, la metteure en scène du spectacle, ici.  Joanie Lehoux et Édith Patenaude, deux des fondatrices de la troupe Les Écornifleuses, troupe qui coproduit L'Absence de guerre au Trident, nous parle de la genèse de la troupe dans cet extrait vidéo.



Apprenez-en plus de la pièce Frontières avec notre Trois questions à... Isabelle Hubert, l'auteure, ici. Joël Beddows, metteur en scène de Visage de feu, lit un extrait et commente brièvement la pièce dans l'extrait vidéo qui suit.


Bon théâtre et bonne danse ! 

De politiciens, d'espoir ou de feu, les visages sont à l'honneur ce soir !

Les visages prennent différentes formes ce soir aux Enfants du paradis.  Peut-être y découvrirez-vous des formes inusitées ?

Les trois interviews au menu de l'émission de ce soir, vous offrent des portraits, sans doute un peu grossis mais certainement pas déformants, de trois réalités bien différentes.

Tout d'abord on jette un regard dans les coulisses de la politique avec les comédiens Normand Bissonnette et Marie-Hélène Lalande qui nous invitent dans les coulisses d'une campagne électorale avec L'Absence de guerre.  Cette pièce est présentée au Trident du 5 au 30 novembre.

Jean-Sébastien Ouellette, metteur en scène, et Joëlle Bond, comédienne, nous propose de découvrir les différents visages que prennent l'espoir et l'angoisse dans la pièce Frontières de l'auteur de Québec Isabelle Hubert.  La Bordée propose ce spectacle du 5 au 30 novembre.

Dans le dernier tiers de l'émission, faites connaissance avec les personnages de Visage de feu en compagnie du metteur en scène Joël Beddows.  Un spectacle présenté au Périscope du 6 au 23 novembre.

Venez nous écouter pour en savoir plus sur ces trois spectacles qui prendront l'affiche dans une semaine à Québec.

Bon théâtre et bonne danse !

samedi 26 octobre 2013

Théâtre: Trois questions à... Édith Patenaude

Trois questions à... est une série qui permet de découvrir, en trois questions, des artistes et des artisans du théâtre et de la danse qui aiment leur métier et le pratique au quotidien.

Par Robert Boisclair

Édith Patenaude est comédienne, auteure et metteure en scène.  Elle est co-fondatrice de la compagnie de création Les Écornifleuses.  En 2011, à titre de metteure en scène, elle dirige les comédiens du spectacle L'Absence de guerre qui reprend l'affiche dès le 5 novembre au Trident.  À l'occasion de la présentation de ce spectacle, Les Enfants du paradis lui posent trois questions.

1) Les Enfants du paradis: Pourquoi avoir mis en scène ce texte ?

Édith Patenaude: Je suis tombée sur ce texte par hasard, en cherchant quelque chose à monter avec la troupe du cégep de Limoilou. J'étais étonnée par cette fiction journalistique, genre très rare. J'ai finalement choisi de travailler L'Absence de guerre dans ce contexte, et je suis vraiment tomber amoureuse du texte. De son intelligence, de sa sensibilité, mais surtout de sa nécessité. Le théâtre québécois a été engagé pendant de nombreuses années, puis le rapport au social a été presque complètement évacué après le deuxième échec référendaire. Mais quand j'ai découvert cette oeuvre puissante de David Hare, il me semblait que quelque chose changeait dans les esprits, que le Québec avait à nouveau envie de se faire raconter comment être responsable de sa destinée collective, ou du moins redevenait curieux, ce qui est déjà énorme. Il m'apparaissait que si moi j'avais envie de me faire parler de démocratie, de cette grande machine formidable mais fatiguée, de me rappeler qu'en tant qu'électrice, je fais partie intégrante de l'immobilisme ou du mouvement, que je ne devais pas être la seule.

Et L'Absence de guerre nous offre la possibilité d'aller là où on ne va pas, de voir avec une immense humanité la réalité de la vie politique, ses contraintes terribles et ses grandes joies. J'ai été fascinée par ces individus sensibles, idéalistes, généreux, investis, et par l'impossibilité frustrante qu'ils vivent d'être transparents et passionnés en public comme dans l'intime. C'est un texte qui m'a emballée comme citoyenne et bouleversée comme femme, ce qui est extrêmement rare. 

2) Les Enfants du paradis: Votre mise en scène au Trident sera-t-elle très différente de celle de Premier acte ?

Édith Patenaude: La réflexion avait déjà été profonde à Premier Acte, et tous avaient travaillé à développer une véritable cohérence artistique. L'esprit reste donc le même, puisque nous étions heureux des décisions prises à Premier Acte. Nous profitons cependant de cette nouvelle mouture au Trident pour jouer le texte dans une traduction québécoise, ce qui veut dire que les comédiens ont la joie de jouer dans leur langue plutôt qu'en français international. Le texte pourra ainsi parvenir plus directement aux spectateurs.

Nous profitions aussi d'un espace agrandit, dans lequel nous continuons de créer de l'intimité avec les spectateurs, tout en nous donnant une belle liberté de mouvement. Plusieurs petits éléments changent, mais le coeur reste le même. Les spectateurs ayant déjà vu le spectacle auront tout de même un grand plaisir, parce que le jeu est si vivant, renouvelé chaque soir, les comédiens sont si généreux, qu'il est captivant de suivre leur parcours à chacun. Et comme l'action est frénétique, il est presque impossible de tout voir en une seule représentation. Je suis convaincue que personne ne s'ennuiera à revoir le spectacle. 

3) Les Enfants du paradis: Est-ce un spectacle que tout électeur devrait voir ?

Édith Patenaude: Absolument. Nous observons la politique de l'extérieur et sommes donc tenus à l'écart par de très nombreux filtres; ceux qu'imposent les médias ou les lignes de parti par exemple. Jamais nous n'avons accès à l'intérieur, à l'humanité, aux compromis faits uns à uns, mais qui finissent par s'additionner et édulcorer une personnalité vive. L'Absence de guerre offre de l'information privilégiée sur les jeux stratégiques, les luttes internes, les contrôles de l'image; mais aussi sur l'idéalisme et la bonne foi de la plupart des politiciens. Avoir la chance de les voir dans leur sensibilité, dans leur quotidien, est extrêmement touchant et révélateur. L'électeur peut mieux comprendre la machine démocratique dont il fait partie, et surtout, il a l'occasion d'être curieux. Et pour moi, la curiosité est un moteur formidable de changement, car il pousse à l'éducation et l'information. 

Bon théâtre et bonne danse !

vendredi 25 octobre 2013

Danse: des images de Foutrement

Les 7, 8 et 9 novembre la rotonde présente Foutrement de la jeune chorégraphe montréalaise Virginie Brunelle.

Par Robert Boisclair

Foutrement, c'est un énergique trio de danseurs, personnifiant un triangle amoureux, qui raconte l'infidélité, une expérience jouissive mais aussi souffrante.  Soumis à leurs tentations, ils s'entredéchirent tout en cherchant inlassablement l’amour.

À travers six tableaux ponctués d’ambiances lumineuses et musicales changeantes, les trois danseurs déploient une gestuelle athlétique aux influences classique et contemporaine. Leurs corps dessinent des mouvements à la fois lyriques et abrupts auxquels s’arriment de nombreux portés. En résulte une œuvre qui conjugue danse et théâtralité pour mettre à nu les blessures et les tiraillements causés par le désir et la trahison, mais surtout, le poids des désillusions amoureuses.

Afin de vous faire découvrir en images ce spectacle en voici un (trop !) court extrait.



Venez également découvrir notre Trois questions à... la jeune chorégraphe Virginie Brunelle.

Bon théâtre et bonne danse !

N.B. Le texte ci-haut est largement inspiré de celui du site web de la rotonde.

jeudi 24 octobre 2013

Théâtre jeune public: des images du Chien bleu

Jusqu'au 27 octobre Les Gros Becs présentent Chien bleu, un spectacle de théâtre d'ombres.

Par Robert Boisclair

Ce spectacle, dont on dit qu'il ne cesse d'émouvoir, raconte l'histoire de Chien Bleu qui n’est pas un chien comme les autres et qui devient le protecteur, l'ami et le confident de la petite Charlotte.  Amitié interrompue seulement par la maman qui, après avoir découvert le sentiment qui les lie, interdit à la petite fille de l’accueillir et de l’adopter.


Voici quelques images de ce spectacle présenté par Les Gros Becs jusqu'au 27 octobre.



Bon théâtre et bonne danse !

mercredi 23 octobre 2013

Théâtre jeune public: des images de 1, 2, 3, nous avons des droits

À l'occasion de la Journée Internationale des droits de l'enfant, le 20 novembre, Les Gros Becs présentent pendant une semaine le spectacle de chanson, théâtre et multimédia 1, 2, 3, nous avons des droits.

Par Robert Boisclair

Un spectacle où 16 animaux permettent de vulgariser 16 droits de l’enfant auxquels ils sont particulièrement associés. Différents styles de musique comme la balade, la chanson française, le jazz et les musiques du monde, permettent aux jeunes et moins jeunes de faire un véritable voyage dans le temps à travers les différentes cultures, tout en apprenant à faire respecter nos droits et à respecter ceux des autres.

Voici quelques images de ce spectacle qui sera présenté au Théâtre Les Gros Becs du 19 au 24 novembre.



Bon théâtre et bonne danse !

lundi 21 octobre 2013

En complément: émission du 21 octobre

La série En complément, vous offre de l'information complémentaire à l'émission de la semaine: des vidéos, des hyperliens ou des photos des spectacles discutés à l'émission.  Doublez votre plaisir en écoutant Les Enfants du paradis et en consultant l'information complémentaire offerte ici.

Découvrez des images, des commentaires de spectateurs et la bande-annonce de Coronado en visitant le site de Premier acte.  Vous pouvez consulter ici la critique de Josiane Desloges du Soleil et comparer son appréciation de Billy (les jours de hurlement) avec celles de notre Cercle des critiques.

Pour le tout dernier bloc de l'émission, découvrez ici la compagnie Hérôle qui propose le parcours immersif Le laboratoire de M. Hyde au Morrin Centre.

Bon théâtre et bonne danse ! 

Une édition immersive et critique ce soir

Les Enfants du paradis s'offrent une édition à la fois immersive et critique en ce 21 octobre.  

Venez découvrir si les membres de notre Cercle des critiques ont tous aimé Coronado et Billy (les jours de hurlement).  Cette édition du Cercle des critiques occupera les deux premiers blocs de l'émission.  En toute fin d'émission Les Enfants du paradis vous invitent à découvrir l'aventure immersive Le laboratoire de M. Hyde qui sera présenté au Morrin Centre à l'occasion de l'Halloween.  Venez nous écouter pour en savoir plus.

Bon théâtre et bonne danse !

dimanche 20 octobre 2013

Critique: Orphelins

Quand des écorchés vifs se frottent, il ne peut y avoir que des étincelles.  Et il y en a dans Orphelins.  Un frère et une soeur, écorchés vifs chacun à sa manière, tentent de recoller les morceaux d'une famille qui n'en est plus vraiment une.

Par Robert Boisclair

Un soir de souper d'amoureux, Liam fait irruption chez sa soeur Hélène et son beau-frère. Ses habits sont ensanglantés.  Il s'explique.  Mais tout s'embrouille  L'histoire change. Les relations entre le frère, la soeur et le beau-frère également.  En sortiront-ils indemne ? Il faut voir la pièce pour le savoir.  Le suspense n'est peut-être pas celui que l'on pense.  

Les acteurs sont absolument sublimes.  C'est joué à un rythme fou.  Les répliques, complexes, défilent.  Le suspense origine autant de l'intrigue que du rythme saccadé des répliques.  Plus l'histoire progresse, plus les relations se complexifient.  Les trois personnages n'en sortiront pas indemnes.

De nombreuses questions fusent tout au long de la pièce.  Celle qui est sans doute à la base du texte, est celle de l'importance de la famille.  Ce qu'elle est.  Ce que l'on souhaite qu'elle soit.  Mais aussi sur l'amour familiale, sur l'amour filiale.  Le lien familial justifie-t-il tout ?  Le lien familial doit-il toujours être là ?  Peu importe les événements ?  Les comportements ?

La mise en scène vive et dynamique supporte magnifiquement le texte et le jeu des comédiens.  Tout supporte cette escalade.  Cette montée de tension.  Sans une mise en scène forte, le jeu des comédiens n'auraient sûrement pas été aussi assuré.  Orphelins est un spectacle qu'il faut voir.  Malheureusement, les représentations de Québec sont terminés.  Si vous passez par Montréal, le spectacle sera à La Licorne du 12 au 30 novembre.

Avec Steve Laplante, Étienne Pilon et Evelyne Rompré.  Un texte de Dennis Kelly.  Une traduction de Fanny Brit.  Une mise en scène de Maxime Denommée.  

samedi 19 octobre 2013

Théâtre: Trois questions à... Isabelle Hubert

Trois questions à... est une série qui permet de découvrir, en trois questions, des artistes et des artisans du théâtre et de la danse qui aiment leur métier et le pratique au quotidien.

Par Robert Boisclair

Isabelle Hubert a étudié en théâtre et en création littéraire à l'Université Laval et, ensuite, en écriture dramatique à l'École nationale de théâtre à Montréal, où elle a obtenu son diplôme en 1996.  Ses pièces lui ont déjà valu de nombreux prix, au Québec, en France et en Belgique.  Elle est l'auteur de la pièce Frontières qui sera présentée à la Bordée du 5 au 30 novembre.  À l'occasion de la présentation de ce spectacle, Les Enfants du paradis lui posent trois questions.

1) Les Enfants du paradisFrontières, une pièce sur l'espoir et les sacrifices ou sur la résignation et les remords ?

Isabelle Hubert: C’est un peu tout ça.  La pièce raconte l’histoire de Paco, un jeune Hondurien de 16 ans qui tente de traverser le Mexique pour arriver jusqu’aux États-Unis où il espère vivre une vie meilleure.  Il voyage avec sa mère et, ensemble, ils ont fait un pacte : si l’un des deux ne peut plus continuer, l’autre doit poursuivre sa route.  Quand la mère est blessée, Paco doit donc choisir : soit il se sacrifie, il renonce à sa promesse, à son avenir et reste avec sa mère, soit il poursuit sa route, il pense à lui, mais devra vivre avec ses remords.  La pièce propose les deux options. Le spectateur pourra décider de préférer l’une ou l’autre et en même temps se demander : « et moi, si je devais choisir, de quel côté je pencherais ? Le sacrifice ou le remords ? »

La pièce explore aussi en filigrane le concept de la foi, le fait de croire résolument, sincèrement et parfois obstinément à quelque chose, que ce soit à Dieu, à l’espoir, à un chef, au chaos... ou même à rien.  Le remords et les sacrifices sont des moteurs très forts dans les religions...  Ce sont eux parfois qui arrivent à déplacer les montagnes. 

2) Les Enfants du paradis: Avec La robe de Gulnara, une de vos précédentes productions, et Frontières vous vous intéressez à des univers qui sont loin de vous (l'Amérique centrale avec Frontières et l'Azerbaïdjan pour La robe de Gulnara).  Qu'est-ce qui vous fascine dans ces deux univers ? 

Isabelle Hubert: L’idée de La robe de Gulnara n’était pas de moi.  C’était une commande. Avant cette pièce j’avais toujours écrit sur le ici et maintenant parce je craignais plus que tout de parler à travers mon chapeau.  J’ai écrit La robe de Gulnara comme un exercice de style et ça a changé ma vie. J’ai réalisé que l’amour, le deuil, la trahison, la grandeur et la misère, la jalousie, les grands sentiments et les mécanismes des relations humaines étaient les mêmes partout.  Du coup, des milliers de portes se sont ouvertes à moi.  Si le choix du lieu est capital et doit offrir une charge dramatique grave et forte, l’important pour moi reste l’histoire que je souhaite quotidienne et anecdotique afin de m’attarder à la nature humaine, à ses réactions en situation de crise, aux rapports entre les gens.

Je tiens à faire évoluer mes personnages dans une action claire et concrète, sans rapport immédiat avec un contexte particulier, mais qui, en se greffant au cadre politique et social difficile, jette un éclairage différent sur ce qui est déjà connu.  Comment souligner un anniversaire dans le camp de la mort ? Comment cacher un chat dans une école surpeuplée de la Nouvelle-Orléans après le passage de Catrina ?  Voilà des pistes qui m’allument beaucoup.

3) Les Enfants du paradis: Jean-Sébastien Ouellette, le metteur en scène, est aussi votre conjoint dans la vie.  Pendant longtemps vous avez eu des carrières séparées, mais depuis quelques années il est le metteur en scène de vos spectacles.  Pourquoi cette collaboration théâtrale maintenant ?

Isabelle Hubert: Nous n’avons pas travaillé ensemble au début par pudeur.  Pour ne pas imposer aux collègues un « petit couple » et générer des craintes autour du minouchage ou des disputes potentielles (bien que nous ne nous minouchons pas au travail, pas plus que nous nous disputons).  Nous voulions aussi sans doute (un peu inconsciemment) nous prouver à nous-mêmes que nous existions individuellement.

Puis un peu par hasard, Jean-Sébastien a suggéré de faire la mise en lecture d’un de mes textes... Je l’ai observé travailler, diriger les comédiens, expliquer les intentions de mon texte à l’équipe... et j’ai été complètement séduite (professionnellement parlant).  Après, c’était une évidence que ce serait lui qui créerait tous mes futurs textes.  Il y a, entre lui et moi, une communion d’idée, mais aussi une franchise que nous ne pourrions jamais atteindre avec personne d’autre.

Bon théâtre et bonne danse !

vendredi 18 octobre 2013

Critique: Là-bas, le lointain

Arts visuels, cinéma et danse se conjuguent au pluriel dans ce spectacle présenté à la rotonde jusqu'au 19 octobre à la salle Multi de Méduse.

Par Robert Boisclair

Là-bas, le lointain est un spectacle en deux parties.  Une première partie cinématographique et une deuxième dansée.  Le tout enrobé d'une trame sonore aux accents plutôt graves.  Les arts visuels occupent une bonne place tout au long du spectacle.  Par l'entremise d'une courte introduction où les danseurs prennent la pose ou bien par l'utilisation de matériau que l'on associe aux arts visuels, comme la terre, ou encore par des poses et ou des mouvements qui sont sculpturaux.

La partie filmée, bien qu'intéressante et esthétiquement très belle, éloigne le spectateur du danseur.  Il y manque ce contact avec le souffle coupé, la transpiration et le bruit du déplacement du corps du danseur que je prise tant dans un spectacle de danse.  Le film offre des prises de vues magnifiques des danseurs en mouvement.  Des perspectives et des petits moments dansés que le spectateur en salle ne peut généralement voir.

La deuxième partie, qui arrive après un entracte d'une dizaine de minutes, semble s'éterniser.  Certes, la chorégraphie est audacieuse, mais il semble y manquer un fil conducteur.  Une émotion.  Les gestes y sont répétitifs.  Alan Lake est un chorégraphe de talent mais les moments qu'ils proposent, bien qu'intéressants, sont trop brefs pour que l'on puisse s'y attacher.

Le spectacle est supporté par quatre danseurs de talent.  Des performances formidables qui mettent en valeur le mouvement.  Sa beauté surtout.  Ils sont dynamiques, très physiques.  Ils sont presque acrobates. Magnifiques dans leurs mouvements. Magnifiques dans leur beauté.

Présenté à la salle Multi de Méduse par la rotonde jusqu'au 19 octobre.  Avec Dominic Caron, David Rancourt, Esther Rousseau-Morin et Arielle Warnke St-Pierre (pour les parties filmée et dansée) ainsi que Kathrine Patry, Nicolas Patry et Brice Noeser (pour la partie filmée seulement).  Chorégraphie et réalisation d'Alan Lake avec la complicité des interprètes et collaborateurs. 

jeudi 17 octobre 2013

Critique: Coronado

Tension psychologique et réflexions sur la nature humaine habitent ce Coronado présenté à Premier acte jusqu'au 2 novembre.

Par Robert Boisclair

Dans un bar d'une petite ville perdue, des inconnus s'y croisent pour nous faire découvrir un meurtre qui changera notre façon de voir les protagonistes.  On va de découverte en découverte.  De surprise en surprise.  Et la tension psychologique est là, à chaque instant.  Prenante.  Captivante. Intriguante.  Un spectacle qui tient en haleine du début à la fin.

La mise en scène et la scénographie y sont pour beaucoup.  Les environnements sonore et musical également.  Les auras de mystère et de tension psychologique sont merveilleusement enrobées par tout ces éléments.

La présence constante des comédiens sur scène y jouent pour beaucoup également.  Ils se croisent.  Ils se touchent.  Ils se pressent.  Ils ajoutent une couche supplémentaire à cet aura de mystère.  Qui sont-ils ?  Que veulent-ils ?  Quels rôles jouent-ils dans ce drame ?  Et cette mort.  Suspecte.  Qui les perdra.  Peut-être ?

Les interprétations sont toutes justes et magnifiques.  Seul véritable bémol à mon plaisir, cette musique, bien qu'envoûtante, est parfois trop présente.  Trop pesante.  Trop forte.  Pour le reste, ne boudez pas votre plaisir.  Allez découvrir, ce spectacle magnifique.  Vous ne le regretterez pas.

À Premier acte jusqu'au 2 novembre.  Avec Charles-Étienne Beaulne, Joëlle Bourdon, Jean-Pierre Cloutier, Sophie Dion, Danielle Le Saux-Farmer, Nicolas Létourneau, Guillaume Pelletier et Jack Robitaille.  Un texte de Dennis Lehane.  Une adaptation de Pénélope Bourque.  Une mise en scène de Olivier Lépine. 

mercredi 16 octobre 2013

Critique; Billy (les jours de hurlement)

Que cachent nos coups de gueule, notre rage envers les pauvres et les BS ou contre les mieux-nantis, qu'ils soient puissants et riches ou syndiqués ?  C'est le propos de Billy (les jours de hurlement) que présente le Périscope jusqu'au 2 novembre.

Par Robert Boisclair

Billy (les jours de hurlement)c'est trois personnages qui chialent et déversent le fiel.  Ils se défoulent et nous servent un refrain que l'on entend quotidiennement autour de nous. Que l'on déverse également.  Sans trop y penser.  Comme un chanson qui nous réconforte.  Derrière ce défoulement collectif, nous découvrons des personnages qui essaient de vivre, tout simplement, et de comprendre la vie, leur vie.

L'univers de Billy (les jours de hurlement), c'est celui de l'inconfort.  Ceux des personnages mais aussi le nôtre.  Le spectateur y découvre un visage pas trop réjouissant de notre société.  Celui de la déresponsabilisation.  Mais aussi celui de l'abdication.  L'abdication devant un système qui semble impossible à changer.  Ou que nous n'avons pas le courage de changer.  Et c'est peut-être de là que vient l'inconfort du spectateur.  Il se sent concerné.  Impliqué.  Parce qu'il n'a rien fait, ou si peu, pour changer ce qui l'indigne.  En ce sens, les personnages de Billy (les jours de hurlement) sont typiquement québécois.

Dans une scénographie simple mais magnifique, nos trois personnages évoluent dans un lieu fermé duquel ils ne sortent jamais.  Représentation de leur pensée à courte vue qu'ils ne questionnent jamais ? Peut-être.  Sans doute.  Il y a un espoir avec ce podium suspendu au plafond qui semble quitter la scène pour se diriger vers les spectateurs. Les personnages peuvent ouvrir leur horizon ou trouver une autre voie.  De ce décor tout blanc sort le plus noir de chacun des personnages.  Comme pour le dénouement de la pièce, du blanc peut naître le noir.  Et le noir n'est pas toujours aussi noir que l'on croit.

Le texte de Cloutier ébranle nos certitudes.  La mise en scène, où les comédiens évolue face au public, renforce le texte de Cloutier en créant un effet coup-de-poing avec toute cette hargne, cette charge émotive que les comédiens lancent directement au visage du spectateur.  Comme si ce discours lui était directement destiné.

Les interprétations et la mise en scène sont excellentes.  Le texte percutant s'étire un peu trop sur la fin.  Les quelques dernières courtes scènes sont superflus.  Un excellent spectacle qu'il faut voir.  Pour se questionner.  Sur nos lâchetés.  Notre manque de courage.  Mais aussi sur notre capacité à juger rapidement.  Trop rapidement.  À voir la paille dans l'oeil de notre voisin mais pas la poutre qui obstrue notre vision.

Au Périscope jusqu'au 2 novembre.  Avec Louise Bombardier, Guillaume Cyr et Catherine Larochelle.  Un texte de Fabien Cloutier.  Une mise en scène de Sylvain Bélanger.  

mardi 15 octobre 2013

Quelle culture pour ma ville ?

Décidément les partis politiques à Québec ne font pas dans la culture en cette campagne électorale.

Par Robert Boisclair

C'est presque le silence radio pour les deux principaux partis en liste.  Démocratie Québec a bien quelques engagements mais rien de bien concret.  Un sommet culturel aux quatre ans.  Pour le reste des grandes lignes directrices et beaucoup de bonne volonté mais peu d'engagements précis.

Du côté de l'Équipe Labeaume, outre les réalisations culturelles du mandat qui se termine, aucun engagement pour le mandat à venir sur le site web.  Est-ce à dire qu'Équipe Labeaume a fait une croix sur la culture et se concentrera sur d'autres projets ? Espérons que non.  Québec a des beaux succès.  Les grands événements, par exemple. Quel bilan tirer de cet approche ?  Que fera l'administration Labeaume en matière de culture lors du prochain mandat ?  Quels débouchés pour la relève de Québec ?

La culture occupe une place importante à Québec.  Les partis politiques doivent continuer à la supporter et augmenter son rayonnement.  Ce n'est pas vrai que le développement culturel est terminé à Québec.  Bien des aspects de notre culture doivent être mieux développés.

Qu'attendent les politiciens pour donner leurs orientations en matière de culture pour les quatre prochaines années ?  Allez messieurs et mesdames des deux principaux partis, dites-nous ce que vous allez faire en matière de culture lors du prochain mandat.  Il est temps que vous preniez position.

Bon théâtre, bonne danse et... bonne culture !

lundi 14 octobre 2013

En complément: émission du 14 octobre

La série En complément, vous offre de l'information complémentaire à l'émission de la semaine: des vidéos, des hyperliens ou des photos des spectacles discutés à l'émission.  Doublez votre plaisir en écoutant Les Enfants du paradis et en consultant l'information complémentaire offerte ici.

Consultez la programmation complète de Québec en toutes lettres ici et découvrez les spectacles théâtraux que vous offre le festival.  Venez découvrir ici des images et un extrait vidéo de Là-bas, le lointain présenté à la rotonde et ici des extraits vidéos de la pièce Orphelins présentée à la Bordée.

Bon théâtre et bonne danse ! 

Drames humains, littérature théâtrale et danse au menu ce soir !

Les Enfants du paradis reprennent le collier ce soir après une absence d'une semaine.  La littérature, en version théâtrale, s'invite à l'émission et Édith Piaf occupera le volet musical pour souligner son départ, il y a 50 ans déjà !

En début d'émission, Patric Saucier et Christiane Vadnais viendront nous parler de quelques-uns des spectacles théâtraux présentés dans le cadre du festival littéraire Québec en toutes lettres.  Au deuxième bloc de l'émission, on discute danse avec Alan Lake qui nous parlera de son spectacle Là-bas, le lointain présenté par la rotonde les 17, 18 et 19 octobre.  Nous terminerons l'émission avec Evelyne Rompré qui nous fera découvrir l'univers de la pièce Orphelins présentée à la Bordée du 15 au 19 octobre.

Bon théâtre et bonne danse !

dimanche 13 octobre 2013

Théâtre: un extrait de Billy (les jours de hurlements)

Après Cranbourne qui s'est pointé le nez à L'Anglicane pour un soir seulement vendredi dernier, un autre texte de Fabien Cloutier arrive en ville.  Billy (les jours de hurlements) sera à l'affiche du Périscope du 15 octobre au 2 novembre.

Par Robert Boisclair

Pendant que ses parents boivent du café et mangent des beignes dans un restaurant un matin de moins vingt-sept au mercure, Billy, quatre ans, est laissé seul dans la voiture. C'en est trop pour une mère qui voit la scène.  Elle dénonce ces parents négligents.  Le père de Billy, quant à lui, compte bien dire ses quatre vérités à l'éducatrice en garderie de son garçon.  Ailleurs, une autre femme attend depuis des mois l'installation d'un babillard sur le mur de son bureau.  Elle en a assez.  Ce matin, il n'est plus question d'endurer les injustices.  Ça hurle de partout.

Fabien Cloutier fait déferler, avec Billy (les jours de hurlements) la vague contaminante d’une colère construite de toutes pièces par les préjugés, les idées reçues et notre propre ignorance des autres. Billy déploie sur scène une véritable catharsis collective, un «chiâlage» habile et libre, devenu sport national, à la fois jouissif et contagieux. Billy, c’est le quotidien inhabituel de gens ordinaires qui cherchent aussi à se faire justice et qui jappent, confortablement attachés.

Récipiendaire du Prix Gratien-Gélinas 2011 pour Billy (Les jours de hurlements), Fabien Cloutier est un auteur qui livre une parole qui égratigne, qui écorche, mais qui se révèle aussi une rassurante et essentielle reconnaissance de nos convictions les plus profondes.



Bon théâtre et bonne danse !

samedi 12 octobre 2013

Théâtre: un petit aperçu de Coronado

Des miettes dans la caboche présenteront Coronado à Premier acte dès mardi et jusqu'au 2 novembre. 

Par Robert Boisclair

En toile de fond de la pièce, une ville, l'emblème d'un endroit où on ira un jour.  Un meurtre nous amène à découvrir des protagonistes aux destins séparés.  Le texte est de David Lehane dans une adaptation de Pénélope Bourque.

Découvrez ici une interview avec le metteur en scène Olivier Lépine ou encore visionnez la bande-annonce du spectacle.


Bon théâtre et bonne danse !

vendredi 11 octobre 2013

Théâtre: des images de la pièce Orphelins

Orphelins sera à la Bordée du 15 au 19 octobre 2013 et pour vous mettre l'eau à la bouche, voici quelques images du spectacle en répétition ainsi que de quelques répliques du spectacle.

Par Robert Boisclair

Ce spectacle, qui avait fait salle comble au moment de sa création à Montréal en 2012, sera à Québec pour une semaine seulement.

Le texte de David Kelly, traduit par Fanny Britt raconte l'histoire d'un frère et de sa soeur un soir de souper romantique.  Liam, le jeune frère d'Helen, interrompt un souper d'amoureux entre sa soeur et Danny, son mari. Il entre dans l'appartement, visiblement perturbé, son chandail couvert de sang. Il raconte avoir tenté d'aider un adolescent blessé qui gisait sur l'asphalte à quelques coins de rue de là. Mais son histoire change constamment et le doute s'installe chez Helen et Danny, obligeant ces derniers à prendre position à mesure que le récit se transforme et que la vérité est dévoilée.

Voici quelques images de ce spectacle qui débute dans quelques jours.


Bon théâtre et bonne danse !

mercredi 9 octobre 2013

Ma ville, ma culture !

Une campagne électorale québécoise plutôt morne en ce qui concerne la culture.  Les candidats à la mairie de Québec oublient-ils la culture ?

Par Robert Boisclair

Depuis le début de la campagne électorale, j'entends bien peu parler de culture dans cette campagne où tout les coups semblent permis pour déloger le maire actuel.  Québec risque-t-elle de perdre son momentum en cette matière ?  C'est bien possible.  À Montréal, malgré les nombreux scandales et la morosité ambiante, la culture occupe une large place dans le débat électoral.  Des candidats se positionnent et des groupes se mobilisent. 

Pendant ce temps à Québec, le discours culturel n'est pas très présent.  Québec ne doit pas se reposer sur ses lauriers des dernières années.  Oui, la culture se porte bien.  Mais il y a tant à faire encore.  Tant de questions sans réponses.

Les grands événements gratuits, c'est bien.  Mais il faut faire plus.  Et se questionner sur le développement de notre culture.  Montréal le fait, et c'est tant mieux, mais Québec ne doit pas laisser passer sa chance de devenir une véritable capitale culturelle.

Les politiciens ne sont pas les seuls à blâmer.  Le milieu culturel également.  Il y a bien peu de mobilisation de la part du milieu culturel.  Si le milieu ne revendique pas.  S'il ne se mobilise pas pour mettre de l'avant la culture, qui le fera ?

Les chefs des deux principaux partis doivent se positionner mais le milieu culturel doit se lever également.  Mesdames et messieurs la balle est dans votre camp pour que Québec garde le rythme et prenne toute la place qui lui revient en matière de culture.

Bon théâtre, bonne danse et... bonne culture !