28 novembre 2014

Femmes-bustes + Les femmes de la lune rouge: force et raffinement

La rotonde propose un duo dansé où le raffinement côtoie joliment la force brute.

Une critique de Robert Boisclair

Les femmes de la lune rouge dans sa version du Musée de la civilisation
Crédit photo: Nicola-Frank Vachon

La rotonde propose un doublé dansé inspiré de deux expositions du Musée de la civilisation. Le spectacle débute avec Les femmes de la lune rouge inspiré de l'exposition Samouraï et se poursuit avec Femmes-bustes créée à partir de thèmes et de symboles extraits de l’exposition Les Maîtres de l’Olympe.

Les femmes de la lune rouge s'ouvre avec l'apparition tout au fond de la scène des deux danseuses dans un décor épurée où ne trône qu'un mince serpentin de fil rouge sur un immense tapis blanc. Un rappel, sans doute, du tapis rouge sur lequel s'éxécutaient les danseuses dans la version muséale.

Les femmes de la lune rouge offre une ouverture tout en douceur. Le geste est lent, les danseuses se rapprochent et le geste se développe de plus en plus. Une première partie qui souligne à la fois la force brute et le raffinement des gestes et des mouvements qui habitent le samouraï.

Cette première partie chorégraphiée par Annie Gagnon est la plus intéressante des deux. L'oeuvre donne dans le ton juste. L'espace d'un instant, le spectateur a le sentiment de se retrouver dans l'univers des samouraï et de l'exposition. Les gestes guerriers côtoient les mouvements plus doux, plus raffinés.

Les danseuses se pointent le nez ensuite avec un joli bustier noir. Femmes-bustes prend son envol lors d'une transition rapide. Inspiré du Monkey Fighting, une technique de danse qui prend racine dans les combats de singes, Femmes-bustes est beaucoup plus éclaté que Les femmes de la lune rouge. Ici le spectacle est tout en mouvances saccadées. Les convulsions succèdent aux convulsions et aux gestes un peu plus lovés. Le mouvement est sec et brut. L'inspiration parfois bestial. Comme ce visage sans corps, fait de gâteau fort probablement, duquel on s'approche comme pour l'embrasser mais que l'on dévore goulument.

L'univers évoqué dans Femmes-bustes, mais je devrais parlé des univers, semble hors du temps. À la fois étrange, mystérieux et déroutant. Les thématiques de la destruction et de la transformation y sont bien présentes. Mais tout ça n'est guère lié. Les moments s'enchaînent sans véritables liens. Mais, peut-être, est-ce là l'essence même de la destruction et de la transformation. Une deuxième partie qui dérange, qui ébranle et qui laisse quelque peu sur son appétit.

Aux éclairages, François Marceau a fait un travail magnifique. Chaque pas, chaque mouvement est magnifié par son travail de concepteur. Josué Beaucage, à la conception sonore et à son interprétation en direct, ajoute une touche musicale hors du temps. Nous sommes à la fois à Québec, au Japon, chez les Gréco-romains ou nulle part.

Les danseuses sont magnifiques dans leur interprétation. Vibrante, touchante, exprimant à la fois la force brute et la douceur du geste, elles démontrent un grand talent.

Ce programme double est une sorte d'ovni qu'il faut tout de même découvrir. D'excellentes danseuses s'offrent à nous dans des univers aux antipodes. Elles offrent de la danse comme on n'en voit pas souvent à Québec.

Une présentation de la rotonde à la Salle Multi de Méduse jusqu'au 29 novembre. Avec Josué Beaucage, Sonia Montminy et Arielle Warnke St-Pierre. Des chorégraphies d'Annie Gagnon (Les femmes de la lune rouge) et Jozef Frucek et Linda Kapetanea (Femmes-bustes).

Apprenez en plus sur ce spectacle en écoutant notre interview avec Sonia Montminy et Arielle Warnke St-Pierre (vers la quarantième minute de l'émission du 24 novembre).

Bon théâtre et bonne danse !

26 novembre 2014

Midsummer - Une pièce et neuf chansons: variations sur le même t'aime!

La Bordée propose, pour cette avant-dernière production de la saison d'automne, un petit bijou de pièce dont on ressort le coeur léger et le sourire aux lèvres.

Une critique de Robert Boisclair

Crédit photo: Suzane O'Neill

Variations sur le même t'aime résument assez bien cette comédie romantique qui ne se prend pas au sérieux. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Deux êtres atypiques se rencontrent dans un bar et passent une nuit torride qui ne laissent pas des souvenirs impérissables. Ils se quittent puis se croisent à nouveau le lendemain après deux rendez-vous ratés avec leur destin respectif. Ils s'engagent alors dans une virée folle où l'argent coule à flots et les aventures se succèdent à l'occasion de la nuit du solstice d'été. Les remises en question de la mi-trentaine et le romantisme se côtoient.

Si la nuit est sombre, les aventures de nos deux tourtereaux en devenir n'est pas sombre du tout. Les moments et les rencontres les plus surprenants les attendent au plus grand plaisir des spectateurs. Bondage japonais et gothiques, entre autres, meublent l'univers de ces deux personnages l'espace d'une nuit. Ces deux êtres qui croient avoir raté leur vie jusqu'à ce moment charnière s'offrent des instants inoubliables qu'ils pourront raconter à leurs enfants dans dix ou quinze ans.

Midsummer - Une pièce et neuf chansons est un véritable petit bijou de texte. Si la tirade du nez de Cyrano de Bergerac est célèbre, le dialogue du pénis de Midsummer risque fort de marquer les annales des tirades également. Ce dialogue entre Bob, le personnage interprété par Pierre-Luc Brillant, et son pénis propose une intéressante réflexion, sous le signe de l'humour, des relations sexuelles en chaîne que s'offre Bob. Drôle à souhait et fort bien écrit et traduit.

Un des succès de la pièce réside dans le ton éclaté, à la fois dans le texte et dans la mise en scène. On passe rapidement de la réalité à la reconstitution de moments passés, d'un accès VIP aux cerveaux des protagonistes aux dialogues conventionnels, du conte au théâtre et du théâtre à la chanson. Tout ça merveilleusement mis en scène par Philippe Lambert. Une mise en scène qui se moule au ton de la pièce, ajoutant son grain de folie à un texte qui en suggère déjà passablement.

L'auteur et le metteur en scène se moque allègrement de la comédie romantique et, curieusement, cela en fait une comédie romantique. Différente, hilarante par moment, sympathique, agréable. Une façon de renouveler le genre. De le sortir de ses ornières. D'y jeter un regard neuf.

Dans une scénographie épurée et avec quelques guitares, Isabelle Blais et Pierre-Luc Brillant offrent de belles performances. Isabelle Blais, qui personnifie moult personnages, est merveilleuse. Il faut la voir se métamorphoser en un tournemain et prendre des voix masculines comme féminines. Elle surprend le spectateur à chaque fois.

S'il y a des films pur bonheur (feel-good movie), Midsummer - Une pièce et neuf chansons est du théâtre pur bonheur.  Du théâtre dont on sort le coeur léger, le sourire aux lèvres et qui donne le goût de sourire à la vie.

En représentation à la Bordée jusqu'au 6 décembre. Avec Pierre-Luc Brillant et Isabelle Blais. Une mise en scène de Philippe Lambert. Un texte de David Greig dans une traduction d'Olivier Choinière.

Apprenez en plus sur ce spectacle en écoutant notre interview avec Isabelle Blais (vers la vingtième minute de l'émission du 17 novembre).

Bon théâtre et bonne danse !

24 novembre 2014

En complément: émission du 24 novembre

La série En complément, vous offre de l'information complémentaire à l'émission de la semaine: des vidéos, des hyperliens ou des photos des spectacles discutés à l'émission. Doublez votre plaisir en écoutant Les Enfants du paradis et en consultant l'information complémentaire offerte ici.

Par Robert Boisclair

Bouffe

Bouffe en compagnie de Mathieu Chouinard
Bouffe tiendra l'affiche des Gros Becs du 26 au 28 novembre.

Hyperliens en complément de l'interview avec Mathieu Chouinard
Bande annonce du spectacle
Des photos du spectacle

Panel théâtre en compagnie de toute l'équipe de chroniqueurs

Hyperlien en complément du Panel théâtre
Accès à nos critiques complètes des spectacles discutés
Accès aux critiques complètes de montheatre.qc.ca

Femmes-bustes + Les femmes de la lune rouge en compagnie d'Arielle Warnke St-Pierre, Sonia Montminy et Annie Gagnon
Femmes-bustes + Les femmes de la lune rouge sera à l'affiche de la rotonde du 27 au 29 novembre.

Hyperliens en complément de l'interview avec Arielle Warnke St-Pierre, Sonia Montminy et Annie Gagnon
Des photos des Femmes de la lune rouge
Un court extrait d'un atelier de démonstration de Monkey Fighting (style de danse utilisé pour l'oeuvre chorégraphique Femmes-bustes)
Bande annonce du programme double

Bon théâtre et bonne danse !

Menu éclectique ce soir: jeune public, panel théâtre et danse!

Une émission diversifiée remplie de bonheurs théâtraux et dansés à ne pas manquer!

Par Robert Boisclair

Les femmes de la lune rouge en version Musée de la civilisation
Crédit photo: Nicola-Frank Vachon

On discute cuisine, recettes et festin en compagnie de l'idéateur, l'auteur et le comédien Mathieu Chouinard du spectacle Bouffe que présente Les Gros Becs du 26 au 28 novembre. Un spectacle jeune public complètement déjanté que vous découvrirez lors du premier bloc de l'émission.

Le deuxième bloc sera occupé par toute notre équipe de chroniqueurs pour notre deuxième Panel théâtre de la saison. Au menu: Sweeney Todd (Décibel, Capitole), Dans le noir, les yeux s'ouvrent (Les Gros Becs), Le bruit des os qui craquent (Les Gros Becs), Vania (Trident), Guerre et paix (la Bordée), Mes enfants n'ont pas peur du noir (Premier acte), Danse de garçons (Périscope) et Un certain nombre (TNP, Périscope).

L'émission se clôturera avec un trio de choc en danse. Les danseuses Arielle Warnke St-Pierre et Sonia Montminy seront accompagnées par la chorégraphe Annie Gagnon pour nous entretenir du programme double Femmes-bustes + Les femmes de la lune rouge que présente la rotonde à la Salle Multi de Méduse du 27 au 29 novembre.

P.S.: Surveillez notre billet En complément qui apparaîtra sur ce blogue dès 17h 30 ce soir. Vous y trouverez de l'information complémentaire et intéressante sur ces trois spectacles et événements.

Bon théâtre et bonne danse !

22 novembre 2014

Trois questions à... Noémie O'Farrell

Trois questions à... est une série qui permet de découvrir, en trois questions, des spectacles d'artistes et d'artisans du théâtre et de la danse qui aiment leur métier et le pratique au quotidien.

Par Robert Boisclair




Noémie O'Farrell est comédienne et une des idéatrices des Contes à passer le temps que Premier acte présentera à la Maison Chevalier. Les Enfants du paradis lui posent trois questions au sujet de cette production.

1) Les Enfants du paradis: Est-ce un peu tordu de s'inspirer du réel pour créer des contes?

Noémie O'Farrell: Je ne crois pas. La vie réelle est un terreau généreux et magnifique qui, si on prend le temps et qu'on y est attentif, nous offre plein de bouts de vie à raconter. Je m'inspire du réel pour écrire mes histoires mais j'ai aussi un grand plaisir à y ajouter des éléments surnaturels. J'essaie de rendre hommage à la vie telle que nous la connaissons et de la magnifier même!

2) Les Enfants du paradis: De quel quartier, vous inspirez-vous cette année?

Noémie O'Farrell: Cette année, j'ai écris un conte pour Jacques Lessard. L'action se passe dans le quartier Montcalm, à travers ses rues, ses commerces, ses escaliers...

3) Les Enfants du paradis: Est-ce difficile de se renouveler année après année avec de nouveaux contes?

Noémie O'Farrell: Ce qui est difficile, ce de choisir une seule histoire à raconter. Mais j'ai toute l'année pour observer ma ville en cachette, du coin de l'oeil, pour voler des petits bouts du quotidien pour m'inspirer et pour tendre l'oreille...alors j'ai toujours beaucoup de choses à raconter.

Apprenez en plus sur ce spectacle en visitant le site web de Premier acte ici.

Bon théâtre et bonne danse !

20 novembre 2014

Mes enfants n'ont pas peur du noir: un auteur est né!

Un premier texte, une metteure en scène de talent et une salle intime. La table est mise à Premier acte pour une pièce qui sort des sentiers battus. Pari réussi?

Une critique de Robert Boisclair


Le comédien, et maintenant auteur, Jean-Denis Beaudoin convie le spectateur dans l'intimité de la salle de Premier acte à découvir son premier texte. Cela est toujours inquiétant pour un auteur. Comment mon texte sera-t-il reçu? Les spectateurs vont-ils aimer? Ai-je touché le spectateur avec mon texte? Jean-Denis Beaudoin doit être rassuré aujourd'hui car un auteur est né. Le texte de Beaudoin est très bien maîtrisé dans un style qui n'est pas facile. Car ici, nous sommes dans le suspense psychologique. Un très beau texte avec une belle montée et un dénouement qui n'est pas nécessairement celui que l'on attendait même si, un moment, on le devine.

Plantons l'histoire. Nous sommes dans une cabane au fin fond de la forêt. Une mère dysfonctionnelle et deux frères, Joe et Will, toujours à couteaux tirés, y vivent. Alentour, quelques proches complètent leur univers. Sarah, l'amie de coeur de Joe, qui s'amène pour passer l'été auprès de son amoureux et Will, copain de Joe, qui s'incruste dans la maisonnée. L'arrivée de l'amie de coeur sera le déclencheur qui fera basculer le fragile équilibre familial.

En interview à l'émission de lundi Édith Patenaude, la metteure en scène, vantait les mérites du texte de Jean-Denis Beaudoin. Avec raison! Les scènes sont courtes, bien amenées. La tension psychologique est omniprésente et les personnages sont riches en émotion. Et ils sont attachants dans leur dysfonction. En grande partie à cause du texte bien sûr, mais également grâce aux performances des comédiens.

Si la première scène débute un peu dans la cacophonie, les comédiens précipitent quelque peu leur texte, tout se replace bien vite. Au-delà de ce faux-pas, de nervosité sans doute, les performances sont excellentes. Lise Castonguay brûle les planches avec son interprétation de la mère irresponsable qui cuve son vin pour oublié ce mari qui l'a planté avec deux enfants. Jean-Denis Beaudoin et Jocelyn Pelletier incarnent avec sincérité et conviction, ces frères empêtrés dans une relation amour-haine qui vire plus souvent à la haine qu'à l'amour. Un trio bien supporté par Maxime Beauregard, Laurie-Ève Gagnon et, dans un rôle effacé, Nicolas Létourneau.

La mise en scène d'Édith Patenaude ainsi que le décor et les éclairages de Jeff Labbé supportent admirablement bien le texte de Beaudoin. De par la mise en scène et la scénographie, le spectateur se retrouve à l'intérieur même de la forêt maudite où se jouera le drame. Des madriers de bois occupent l'ensemble de la scène, à l'exception de l'espace de la cabane. Cette forêt imaginaire s'invite dans l'espace spectateur, des madriers enserrant cet espace. Chaque spectateur devient un arbre de la forêt imaginaire et un observateur privilégié. Il est au première loge pour vivre le drame des protagonistes. Choix judicieux. S'ajoute à tout ça, une belle direction de comédiens. Le ton et le jeu sont réalistes et aucune performance ne jure dans cet amalgame de personnages hors de l'ordinaire.

Un spectacle qui sort des sentiers battus, une mise en scène adroite et un très beau texte de Beaudoin. Un spectacle qu'il faut voir pour s'immerger dans cette histoire peu banale.

En représentation à Premier acte jusqu'au 6 décembre. Avec Jean-Denis Beaudoin, Maxime Beauregard, Lise Castonguay, Laurie-Ève Gagnon, Nicolas Létourneau et Jocelyn Pelletier. Une mise en scène d'Édith Patenaude. Un texte de Jean-Denis Beaudoin.

Apprenez en plus sur ce spectacle en écoutant notre interview avec Édith Patenaude et Jean-Denis Beaudoin (au tout début de l'émission du 17 novembre).

Bon théâtre et bonne danse !

19 novembre 2014

Un certain nombre: confrontations familiales

Le Théâtre Niveau Parking présente au Périscope, un huis-clos à deux comédiens dans sa formule de théâtre de «petite forme». Un certain nombre tient l'affiche pour encore 9 jours. Retour sur un soir de première!

Une critique de Robert Boisclair


Un fils confronte son père. Il est un parmi d'autres car un certain nombre de fils existent. Tous clonés sauf la copie originale. Est-il l'original? Une des nombreuses copies? La discussion s'enchaîne. Et les fils se succèdent. Trois au total. D'une discussion à l'autre, le père révèle ses secrets.

Un huis-clos serré. En cinq courtes scènes et une heure tout est réglé. Les trois fils ont confronté le père et celui-ci s'est révélé. Les révélations succèdent aux révélations rapidement... trop rapidement. Le texte de Caryl Churchill, traduit par Maxime Allen, bien qu'intéressant est trop condensé. Trop touffu pour sa durée. Les acteurs ont à peine le temps de faire vivre l'émotion et paf! on passe à la révélation suivante.

Pas que les performances des comédiens ne soient pas à la hauteur. Bien au contraire! Mais le texte court, dense et qui fait constamment un retour sur les situations passées ne permet pas aux comédiens de mettre en place l'émotion. Les performances sont toutefois très nuancés dans le temps imparti. Jean-Michel Déry réussit à camper trois frères aux caractères forts distincts en un tournemain. Au-delà du simple changement de costume, bien simple d'ailleurs, il définit trois personnages clairement identifiables dont le troisième est savoureux de naïveté. Le peu d'espace émotionnel dont dispose les comédiens est bien utilisé par les deux comparses (Jean-Michel Déry et Jack Robitaille) qui s'en tirent fort bien. Deux belles performances.

La scénographie, bien qu'intéressante, fait un peu démodé. Sans doute, voulait-on faire dans l'intemporel mais les costumes et les quelques accessoires étaient quelque peu vieillot. L'idée d'accrocher des vêtements tout autour de l'espace scénique, comme autant de clones potentiels du fils originel, était fort judicieuses.

La mise en scène sobre, sans artifice et sans grande originalité laisse toute la place à la performance des acteurs et au texte... malheureusement trop court et condensé. Soulignons toutefois, le choix judicieux de l'auteur de ne jamais utiliser les mots clones ou clonage. Cela permet de se pencher sur la relation du père avec ses fils ainsi que sur les choix et la responsabilité paternels.

Un spectacle à voir pour la performance des comédiens et les réflexions sur la responsabilité paternelle et l'impact des gestes posés sur le devenir de ses enfants.

En représentation au Périscope jusqu'au 29 novembre. Avec Jean-Michel Déry et Jack Robitaille. Une mise en scène de Michel Nadeau. Un texte de Caryl Churchill dans une traduction de Maxime Allen.

Apprenez en plus sur ce spectacle en écoutant notre interview avec Jean-Michel Déry et Jack Robitaille (au tout début de l'émission du 10 novembre).

Bon théâtre et bonne danse !

17 novembre 2014

En complément: émission du 17 novembre

La série En complément, vous offre de l'information complémentaire à l'émission de la semaine: des vidéos, des hyperliens ou des photos des spectacles discutés à l'émission. Doublez votre plaisir en écoutant Les Enfants du paradis et en consultant l'information complémentaire offerte ici.

Par Robert Boisclair

Midsummer - Une pièce et neuf chansons
Crédit photo: Suzanne O'Neill

Mes enfants n'ont pas peur du noir en compagnie de Jean-Denis Beaudoin et Édith Patenaude
Mes enfants n'ont pas peur du noir tiendra l'affiche de Premier acte du 18 novembre au 6 décembre.

Hyperliens en complément de l'interview avec Jean-Denis Beaudoin et Édith Patenaude
Bande annonce du spectacle
Une interview avec Jean-Denis Beaudoin et Édith Patenaude sur le site du Soleil

Midsummer - Une pièce et neuf chansons en compagnie d'Isabelle Blais
Midsummer - Une pièce et neuf chansons tiendra l'affiche de la Bordée du 25 novembre au 6 décembre.

Hyperliens en complément de l'interview avec Isabelle Blais
Bande annonce du spectacle
Une interview avec le metteur en scène Philippe Lambert
Un extrait musical, La chanson du diable, tirée du spectacle
Des photos, un extrait et deux extraits musicaux du spectacle

Le commentaire critique de Vania en compagnie d'Émilie Rioux et de Marc Proulx
Vania est à l'affiche du Trident jusqu'au 29 novembre.

Hyperliens en complément du commentaire critique d'Émilie Rioux et Marc Proulx
Notre critique complète
Notre Trois questions à... Marie Gignac

Bon théâtre et bonne danse !

Ce soir, vide et crise existentiels côtoient la perte de contrôle de soi!

Malgré la noirceur apparente des sujets, les pièces au menu des Enfants ce soir offrent des moments d'humour et, pour au moins une, le spectateur ressort de son aventure le coeur léger. Venez découvrir ces trois spectacles en notre compagnie dès 17h 30.

Par Robert Boisclair

Midsummer - Une pièce et neuf chansons
Crédit photo: Suzanne O'Neill

Le comédien Jean-Denis Beaudoin a commis son premier texte théâtral. Il sera du premier bloc de l'émission en compagnie de la metteure en scène Édith Patenaude. Mes enfants n'ont pas peur du noir tiendra l'affiche de Premier acte du 18 novembre au 6 décembre.

L'histoire de deux personnages en pleine crise existentielle sera au programme du deuxième bloc. La comédienne et chanteuse Isabelle Blais sera notre invitée pour parler de Midsummer - Une pièce et neuf chansons. La pièce qui a connu un grand succès à Montréal sera présentée à la Bordée du 25 novembre au 6 décembre.

Le Cercle des critiques sera de retour au dernier bloc. Émilie Rioux et Marc Proulx feront la critique de Vania que présente le Trident jusqu'au 29 novembre.

P.S.: Surveillez notre billet En complément qui apparaîtra sur ce blogue dès 17h 30 ce soir. Vous y trouverez de l'information complémentaire et intéressante sur ces trois spectacles et événements.

Bon théâtre et bonne danse !

14 novembre 2014

Quand le cinéma rencontre la danse!

Dans le cadre de La folle soirée du 15 novembre, le Musée de la civilisation propose un programme double de cinéma dont le thème principal est la danse. Une occasion à ne pas rater!

Par Robert Boisclair


À 15 h :
Les Rêves dansants : sur les pas de Pina Bausch
[réal. Anne Linsel & Rainer Hoffmann, Allemagne, 2010, 89 min, documentaire]

Kontakthof (1978) est la pièce phare de Pina Bausch. Rêves dansants sera, selon plusieurs, le film le plus inspiré sur la chorégraphe allemande. Découvrez la touchante histoire d'une bande d'adolescents âgés de 14 à 18 ans que Pina et Jo prennent sous leurs ailes pour reprendre le fameux Kontakthof. Le film interroge les codes sociaux, ceux de la séduction en occurrence. On y retrouve dans le film le désir de Pina Bausch de dépasser les conventions esthétiques du corps et du genre.



À 17 h :
Aux limites de la scène
[réal. Guillaume Paquin, Canada, 2012, 52 min, documentaire]

Que sait-on des artistes de la nouvelle génération? Guillaume Paquin donne ici la parole à trois chorégraphes dans la trentaine, en mettant en perspective leur démarche artistique et le rôle qu'ils s'attribuent comme artiste dans la communauté. Ce sont Virginie Brunelle, la scrupuleuse, l’anthropologue, Dave St-Pierre, le miraculé, l’énergumène acclamé, Frédérick Gravel le philosophe, véritable showman.

Si rien ne semble les lier, ils forment pourtant le nouveau paysage de la danse du Québec. Ils sont une génération d’explorateurs rigoureux, qui livrent pour nous leurs tripes sur les planches et envoient se faire foutre la pudeur et l’étiquette des précieux.

Découvrez un extrait du spectacle ici.

APRÈS LA PROJECTION
Frédérick Gravel discutera avec les membres de l’assistance afin qu’ensemble, ils démystifient notre regard sur la beauté en danse contemporaine.

EN SPECTACLE À QUÉBEC
Usually Beauty Fails
Du 9 au 11 décembre au Grand Théâtre de Québec
Une présentation de la rotonde du Grand Théâtre. Voir les détails ici.

Bon théâtre et bonne danse !

11 novembre 2014

Deux spectacles de grande qualité honorés par l'AQCT!

L'Association québécoise des critiques de théâtre est fière de dévoiler ses lauréats 2013-2014 à Québec et Montréal.

Par Robert Boisclair

Mois d'août, Osage County

Le lauréat dans la catégorie « Québec » :
Mois d'août, Osage County, de Tracy Letts, traduit par Frédéric Blanchette, dans une mise en scène de Jean-Philippe Joubert, une production du Théâtre du Trident.

Cette pièce ambitieuse et mordante, portée par un texte coup-de-poing et une traduction de grande qualité, nous a séduits. La mise en scène rythmée, efficace et précise était doublée d’un jeu d’acteurs remarquable, Paule Savard étant notamment mémorable dans le rôle de Violet, la reine mère de cette famille au bord de l’explosion. L’imposante scénographie à deux étages représentait bien la déchirure familiale et sociale au cœur de toute la pièce et les performances de la chanteuse Émilie Clepper nous catapultaient directement dans le sud des États-Unis. Un premier choix de pièce judicieux de la part de la nouvelle directrice artistique du Trident, Anne-Marie Olivier.

Les autres finalistes étaient :
Dévadé, de Réjean Ducharme, adapté par Marianne Marceau, dans une mise en scène de Frédéric Dubois, une production du Théâtre de la Bordée;
Visage de feu, de Marius von Mayenburg, traduit par Marc Blezinger, Laurent Muhleisen et Gildas Milin, dans une mise en scène de Joël Beddows, une coproduction du Théâtre l’Escaouette, du Théâtre Blanc et du Théâtre français du Centre national des Arts.

Le lauréat dans la catégorie « Montréal » :
Oxygène, de Ivan Viripaev, traduit par Élisa Gravelot, Tania Moguilevskaia et Gilles Morel, dans une mise en scène de Christian Lapointe, une production du Groupe de la Veillée.

De cette partition pour le moins vertigineuse, dix tableaux cristallisant les paradoxes de notre époque, juxtaposant les propos et les tons les plus contrastés, Christian Lapointe a su déployer le sens avec maestria. En renouvelant le rapport entre la scène et la salle, en gardant le spectateur captif sous une vaste tente, en forgeant un langage gestuel fascinant, aussi expressif que mécanique, le metteur en scène s’est avancé sur un nouveau territoire des plus fertiles. Les membres de l’AQCT tiennent également à saluer l’audace dont Carmen Jolin a fait preuve en invitant Lapointe à créer sous la bannière de la Veillée.

Les autres finalistes étaient :
Pig, de Simon Boulerice, dans une mise en scène de Gaétan Paré, une production d’Abat-Jour Théâtre;
Tu iras la chercher, de Guillaume Corbeil, dans une mise en scène de Sophie Cadieux, une production d’Espace Go.

Les Prix de la critique remis par l’AQCT:
Les Prix de la critique sont remis annuellement depuis 1985 par le biais d’un vote des membres de l’Association québécoise des critiques de théâtre suivi d’une discussion. L’AQCT compte une trentaine de membres œuvrant dans une dizaine de médias à Montréal et à Québec.

Bon théâtre et bonne danse !

10 novembre 2014

En complément: émission du 10 novembre

La série En complément, vous offre de l'information complémentaire à l'émission de la semaine: des vidéos, des hyperliens ou des photos des spectacles discutés à l'émission. Doublez votre plaisir en écoutant Les Enfants du paradis et en consultant l'information complémentaire offerte ici.

Par Robert Boisclair

Édredon présenté dans le cadre de l'événement Focus Québec
Crédit photo: Marie Lamonde-Simard


Un certain nombre en compagnie de Jean-Michel Déry et Jack Robitaille
Un certain nombre tiendra l'affiche du Périscope du 18 au 29 novembre.

Hyperliens en complément de l'interview avec Jean-Michel Déry et Jack Robitaille
Bande annonce du spectacle
L'auteur, les personnages et l'histoire (en anglais)
Des photos du spectacle (sur la page Facebook du TNP)
Une interview des comédiens et du metteur en scène sur le site de l'hebdomadaire Voir

Les événements périphériques à la saison des Gros Becs en compagnie de Louise Allaire

Hyperliens en complément de l'interview avec Louise Allaire
L'événement Focus Québec
La marche des droits de l'enfant
Notre Trois questions à... Louis-Dominique Lavigne, l'auteur et adaptateur de la version théâtrale
Notre critique complète de Guerre et paix

Les Chaldéennes en compagnie de Manuel Guérette et Sylvain Perron
Les Chaldéennes tiendront l'affiche du Studio P du 12 au 16 novembre.

Hyperlien en complément de l'interview avec Manuel Guérette et Sylvain Perron
La page Facebook du Théâtre Parce Que

Bon théâtre et bonne danse !

Théâtre jeune public et théâtre pour adultes aux Enfants ce soir

Le théâtre jeune public et le théâtre pour adultes squattent Les Enfants du paradis ce soir. Trois spectacles et événements à découvrir pour le plus grand bonheur des amateurs de théâtre.

Par Robert Boisclair

Jean-Michel Déry et Jack Robitaille: un fils et son père dans Un certain nombre.

L'émission s'ouvre en compagnie de Jean-Michel Déry et Jack Robitaille qui viennent nous parler de la pièce Un certain nombre que présente le Théâtre Niveau Parking au Studio Marc-Doré du Périscope du 18 au 29 novembre. Paternité, identité, rivalité fraternelle et clonage au menu!

Louise Allaire, directrice artistique et générale, occupera le siège de l'invité du deuxième bloc de l'émission pour nous parler d'événements périphériques autour de la saison 14-15 des Gros Becs.

L'auteur Manuel Guérette et le metteur en scène Sylvain Perron seront les invités du dernier bloc de l'émission. Ils nous entretiendront du spectacle Les Chaldéennes qui tiendra l'affiche du Studio P du 12 au 16 novembre.

P.S.: Surveillez notre billet En complément qui apparaîtra sur ce blogue dès 17h 30 ce soir. Vous y trouverez de l'information complémentaire et intéressante sur ces trois spectacles et événements.

Bon théâtre et bonne danse !

7 novembre 2014

Vania: amer passage du temps

Un Vania d'une grande beauté visuelle occupe la scène du Trident jusqu'au 29 novembre. Retour sur un soir de première!

Une critique de Robert Boisclair


La scène est à la campagne dans la propriété de Sonia, fille du premier lit d'un professeur à la retraite. Elle administre le domaine avec Vania, son oncle. La mère de Vania, grande admiratrice du professeur, vit également avec eux. Sérébriakov, le professeur, vient d’arriver pour sa retraite à la propriété avec sa seconde épouse, la jeune et belle Éléna. Gravite autour de ces protogonistes, Astrov, médecin, homme des bois passionné par la protection et l’entretien de la forêt et quelques autres comparses.

Vania qui a consacré sa vie à administrer le domaine du professeur se rend compte tout à coup du vide de sa vie. À 47 ans, il acquiert la certitude qu’il a gâché sa vie. Est-il possible de repartir sur de nouvelles bases? Il voudrait y croire. Ce serait peut-être possible si Éléna répondait à son amour. Mais la jeune femme, d’abord fidèle à son vieux mari, répondrait plutôt à la flamme du beau médecin, avant de choisir de rester seule et de travailler à sa propre émancipation. De son côté, Astrov est follement aimé de Sonia, mais il ne la voit même pas, malgré des avances sans équivoque… Chacun restera donc seul, à contempler le vide de sa vie. À ne rien faire. Ou si peu. Désirs à fleur de peau, frustrations enfouies et l'attente, toujours l'attente, meublent le quotidien des personnages. Le désir de vivre, quant à lui, n'est plus vraiment présent.

Une pièce aux discours amers enrobés d'une fine couche de comédie. Heureusement. Sans cette touche d'humour, le déclin de ces êtres au destin effacé serait bien ennuyant. Car ils s'enfoncent. Jusqu'à enterrer leurs désirs inassouvis ou ne pas les réaliser. Ils sont dans l'attente. Comme le spectateur qui espère qu'ils prendront leur destin en main au lieu laisser le temps filer... lentement.

La traduction de Marie Gignac et Tania Presnyakova utilise un langage bien contemporain, plus proche de notre langue alors que les traductions habituelles sont plus littéraires. Un choix judicieux qui permet au spectateur de se rapprocher des personnages et de s'y identifier plus facilement. La mise en scène sobre de Marie Gignac sert bien le texte. Les comédiens sont excellents. Les écorchés de Vania sont servis au diapason d'une mise en scène réussie.

Un spectacle d'une grande sobriété visuelle. À droite de la scène, l'entrée du chalet. Au centre, une table et quelques chaises. À gauche, des transats en bois. Derrière, trois écrans projetant des images de la forêt environnante. Une grande sobriété pour une grande solitude. Pour le vide existentielle des protagonistes.

Un spectacle d'une grande beauté visuelle également. Un éclairage vif par moments. Des images de forêt qui changent au gré des saisons. Cette grande beauté visuelle contraste admirablement avec le déséquilibre de personnages tous plus ou moins engagés sur une pente fatale.

Des êtres amers dans l'attente de jours meilleurs s'offrent à vous au Trident pour encore quelques semaines. Un spectacle à voir pour découvrir ces écorchés remplis d'amertume dans une mise en scène lumineuse et réussie.

En représentation au Trident jusqu'au 29 novembre. Avec Véronique Aubut, Normand Bissonnette, Hugues Frenette, Jacques Leblanc, Jean-Sébastien Ouellette, Claudiane Ruelland, Denise Verville et Alexandrine Warren. Une mise en scène de Marie Gignac. Un texte d'Anton Tchekhov dans une traduction de Marie Gignac et Tania Presnyakova.

Apprenez en plus sur ce spectacle en écoutant notre interview avec Hugues Frenette (vers la vingtième minute de l'émission du 27 octobre).

Bon théâtre et bonne danse !

5 novembre 2014

Les mots des concepteurs: Stéphanie Cloutier, conceptrice de marionnettes

Les mots des concepteurs est une série qui laisse toute la place aux concepteurs, héros de l'ombre des spectacles de théâtre et de danse de Québec. Sans eux, ils n'y auraient pas de si beaux moments théâtraux et dansés. Avec leurs mots, ils nous disent le bonheur et le plaisir de travailler à tel ou tel spectacle.

Stéphanie Cloutier est une conceptrice de costumes et de marionnettes. Elle nous dit dans ses propres mots d'où est venu son inspiration pour la conception des marionnettes du spectacle Guerre et paix que présente la bordée les 28 octobre au 22 novembre. Place aux mots de Stéphanie Cloutier.

Par Stéphanie Cloutier

Guerre et paix

La conception de marionnettes est un médium bien particulier qui est vraiment différent des autres types de conceptions que j’ai eu l’occasion de réaliser. Il est particulièrement émouvant, pour moi, de voir apparaitre ces petites personnes et c’est de la magie pure de les voir prendre vie dans les mains de manipulateurs si talentueux. L’attachement que je développe pour mes marionnettes me fait parfois me questionner sur ma santé mentale, mais me procure une énorme joie.

L’élaboration du concept des marionnettes de Guerre et Paix n’a pas été une mince tâche puisque les personnages qui composent la pièce, bien que profondément humain, sont plus grands que nature. Il m’importait de trouver la forme juste qui accompagnerait les acteurs et le metteur en scène dans ce voyage tout en respectant ce texte majeur. Il m’a fallu lutter bien fort pour mettre mes stéréotypes et mes automatismes de côté pour satisfaire les exigences du projet.

Mon but était de raffiner les marionnettes et de miser sur plus de réalisme au niveau de visages, des corps et des costumes. Le but étant de permettre au public de s’attacher aux personnages et de ne rien tourner en ridicule.

Comme j’ai la chance de ne pas être à ma première collaboration avec le Sous-Marin Jaune, un dialogue était déjà établi entre moi, le metteur en scène et les manipulateurs de la troupe.  Disons que nous avions déjà un terrain de jeu, un vocabulaire commun qui facilitait le travail.

J’admire et je soutiens complètement la mission du Sous-Marin qui réussit à faire vivre et à partager de grandes œuvres et qui parvient, à chaque fois, à y faire refléter les grandes problématiques de notre monde.

Je crois infiniment au pouvoir des marionnettes. Quand une marionnette parle, on l’écoute.

Apprenez en plus sur ce spectacle en consultant le site web de la Bordée ainsi que notre interview avec Antoine Laprise (vers la vingtième minute de l'émission du 20 octobre).

Bon théâtre et bonne danse !

3 novembre 2014

En complément: émission du 3 novembre

La série En complément, vous offre de l'information complémentaire à l'émission de la semaine: des vidéos, des hyperliens ou des photos des spectacles discutés à l'émission. Doublez votre plaisir en écoutant Les Enfants du paradis et en consultant l'information complémentaire offerte ici.

Par Robert Boisclair

Sweeney Todd
Crédit photo: Caroline Housieaux

Sweeney Todd en compagnie de Marc Proulx
Sweeney Tood tient l'affiche du Capitole jusqu'au 8 novembre.

Hyperliens en complément du commentaire critique de Sweeney Todd
Mrs Lovett et ses pâtés: 3e épisode web des coulisses de Sweeney Todd
Jeff et Sweeney: 6e épisode web des coulisses de Sweeney Todd

Guerre et paix en compagnie de Marc Proulx
Guerre et paix tient l'affiche de la Bordée jusqu'au 22 novembre.

Hyperliens en complément du commentaire critique de Guerre et paix
Biographie de Léon Tolstoï
Guerre et paix de Léon Tolstoï
Notre Trois questions à... Louis-Dominique Lavigne, l'auteur et adaptateur de la version théâtrale
Notre critique complète de Guerre et paix

Photosensibles en compagnie d'Émilie Rioux
Photosensibles tient l'affiche de Premier acte jusqu'au 8 novembre.

Hyperliens en complément du commentaire critique de Photosensibles
75 photographies marquantes du XXIe siècle
L'histoire derrière certaines des plus grandes photos du XXe siècle
La critique complète de montheatre.qc.ca de Photosensibles

Bon théâtre et bonne danse !

Une seule thématique, trois spectacles

Les Enfants se lancent dans le commentaire critique pour toute l'émission de ce soir. Trois spectacles, trois appréciations. Venez nous écouter!

Par Robert Boisclair

Photosensibles
Crédit photo: Jérémie Battaglia

Le commentaire critique occupera toute la place ce soir. D'abord en compagnie de Marc Proulx qui nous parlera de Sweeney Todd que présente Décibel au Capitole de Québec jusqu'au 8 novembre. Il enchaînera ensuite avec Guerre et paix dans sa version Loup bleu. Le spectacle est présenté à la Bordée jusqu'au 22 novembre.

Au troisième bloc, Émilie Rioux occupera le siège du critique pour nous parler de Photosensibles qui entre dans sa dernière semaine de représentations. Photosensibles tient l'affiche de Premier acte jusqu'au 8 novembre.

P.S.: Surveillez notre billet En complément qui apparaîtra sur ce blogue dès 17h 30 ce soir. Vous y trouverez de l'information complémentaire et intéressante sur ces trois événements.

Bon théâtre et bonne danse !