28 septembre 2015

En relâche... radiophonique!

La version radiophonique fait une pause d'une semaine et sera de retour le 5 octobre.

Par Robert Boisclair


L'émission fait relâche mais l'équipe n'en sera pas moins active. Nous serons dans les salles pour vous faire notre petit compte-rendu sur le blogue au cours de la prochaine semaine et en ondes dès le 5 octobre. Continuez de nous suivre ici et tout au long de la semaine prochaine pour connaître notre appréciation des pièces qui auront leur première. Et au plaisir de vous retrouver en ondes le 5 octobre.

Bon théâtre et bonne danse!

27 septembre 2015

J'aime la danse... prise deux!

Il y a un peu plus d'un an, je vous partageais mon amour de la danse. Doux moments au coeur de mes journées parfois un peu folles... et stressantes. Mais je ne vous ai pas tout dit! Voici pourquoi j'aime la danse... prise deux!

Par Robert Boisclair


Je suis un fou de danse. Celle qui se danse sur les pistes de danse. Ne mettez pas de la musique rythmée là où il y a une piste de danse, car je ne pourrai résister très longtemps. Danser est mon sport national. J'aime le défoulement que permet la danse. Le partage avec les musiciens, les chanteurs et les autres danseurs de ces moments de folie autorisés. Plus rien ne compte. Que le plaisir de se dandiner sur la piste.

Autrefois, le temps passe bien vite, lors des partys de bureau, j'entrais sur la piste de danse à 20h pour n'en ressortir qu'à 3h le lendemain. Fatigué, certes, mais tellement heureux d'avoir vécu ce moment de grâce avec la danse. Une communion intense avec le rythme.

C'est cette communion du corps avec la musique qui, sans aucun doute, fait que j'aime tant la danse. Regarder des hommes et des femmes se fondre avec la musique ou exprimer des émotions avec le corps me transporte de bonheur. Regarder les danseurs me rend aussi heureux que de danser. Voilà pourquoi j'aime la danse... prise deux!

Bon théâtre et bonne danse!

21 septembre 2015

Sentiment d'adolescence et un doublé de critiques!

Ce soir Les Enfants du paradis vous proposent un doublé de critiques et des pas de danse théâtralisés!

Par Robert Boisclair

Premier bloc - 17h 30

Crédit photo: Daniel Richard

Harold Rhéaume, idéateur et chorégraphe du spectacle L'Éveil que présente La Rotonde et le Périscope en coproduction, occupera le siège de l'invité.

L'Éveil
Périscope
Du 29 septembre au 10 octobre


Deuxième bloc - vers 17h 50

Crédit photo: Nicola-Frank Vachon

Marc Proulx sera en studio pour nous parler de Bousille et les justes que présente la Bordée jusqu'au 10 octobre.

Bousille et les justes
La Bordée
Jusqu'au 10 octobre
Troisième bloc - vers 18h 10

Crédit photo: Stéphane Bourgeois

Émilie Rioux et David Lefebvre vous donneront leur commentaire critique du Dieu du carnage à l'affiche du Trident.

Le Dieu du carnage
Trident
Jusqu'au 10 octobre

Bon théâtre et bonne danse !

18 septembre 2015

Le Dieu du carnage: règlement de comptes jouissif!

Le Trident ouvre sa saison avec une pièce jubilatoire. Une comédie contemporaine à quatre comédiens où les règlements de compte et les rires fusent!

Une critique de Robert Boisclair

Crédit photo: Stéphane Bourgeois

Un quincaillier en gros et son épouse, auteure d'un livre sur le Darfour (Jonathan Gagnon et Véronika Makdissi-Warren), et un avocat d'affaires collé en permanence, ou presque, à son téléphone intelligent et sa tendre moitié, conseillère en gestion du patrimoine (Hugues Frenette et Marie-Josée Bastien) tentent de régler à l'amiable une altercation entre les enfants des deux couples. Une rencontre qui s'envenimera rapidement.

Joute verbale
Le spectacle débute par le vide, par un calme assez étonnant. Tout est douceur et civilité. Entre gens de bonne volonté, tout va s'arranger. Organisé en une série de rounds vifs à géométrie variable (couple/couple, femmes/hommes, etc.), le spectateur assiste à une prise de becs qui se transforme rapidement en un carnage sur canapé. La discussion dérape rapidement et les coups fusent de partout.

Yasmina Reza, l'auteur, évoque avec férocité et tendresse les paradoxes de l'humain. Responsabilité parentale, politesse, égoïsme et générosité passent à la moulinette Reza. Les grandes déclarations, comme les petites d'ailleurs, s'effondrent à la moindre anicroche. La joute verbale qui se déroule sur scène est jubilatoire. 

Cinglante comédie!
La mise en scène et le texte de Yasmina Reza font de ce spectacle une rafraîchissante et cinglante comédie. Michel Nadeau, le metteur en scène, et Jean-François Nadeau, le scénographe, ont réalisé un superbe décor pour occuper la vaste scène du Trident. Un espace scénique fort bien exploité pour un spectacle qui se joue habituellement dans de plus petites salles. L'idée de ce large mur à colonnades en fond de scène, sorte de prémonition aux dérapages par vague, est une très bonne idée.

Les comédiens sont à leur meilleur. Un quatuor de choc qui frappe dans le mille à chaque coup. Le ton est juste. Les répliques claquent comme des fouets. Le jeu est précis. Marie-Josée Bastien est délicieuse et drôle. La scène des tulipes ainsi que ses moments avec un seau (oui, oui, un seau!) sont hilarantes.

À voir!
Cette comédie hilarante qui pose un regard féroce sur la nature humaine est à voir pour sa mise en scène dynamique et des comédiens au summum de leur art.

Au Trident jusqu'au 10 octobre. Avec Marie-Josée Bastien, Hugues Frenette, Jonathan Gagnon et Véronika Makdissi-Warren. Une mise en scène de Michel Nadeau. Un texte de Yasmina Reza.

Bon théâtre et bonne danse !

17 septembre 2015

Bousille et les justes: intéressante relecture

La saison de La Bordée s'ouvre une des oeuvres que certains considèrent comme une des plus marquantes de notre dramaturgie. Retour sur un soir de première.

Une critique de Robert Boisclair

En répétition
Crédit photo: Nicola-Frank Vachon

Bousille et les justes est une satire mettant en scène la famille Grenon, venue à Montréal pour assister au procès d'un des fils, Aimé, accusé de meurtre. La famille, jusque-là honorable, risque le déshonneur. La pièce se situe pendant les deux jours que dure le procès où, dans une chambre banale d'un hôtel de deuxième ordre, la tension monte entre les membres de la famille. Apparemment honnêtes et bien-pensants, ils se montrent sous leur vrai jour : fourbes et impitoyables.  Seul un faux témoignage de Bousille, le simple d'esprit de la famille, permettrait d'acquitter Aimé. La famille invoque, pour convaincre Bousille, des arguments de solidarité et de reconnaissance. Bigoterie, fausse respectabilité et hypocrisie sont au coeur de ce drame.

Des hauts et des bas
Même si certains thèmes de la pièce, le mensonge, l'hypocrisie, la fausse respectabilité, sont d'actualité, la pièce accuse le poids des années. L'auteur souligne un peu trop à gros traits.

Et puis, il y le manque de crédibilité d'une situation ou deux, du moins pour les yeux d'un spectateur de 2015. L'interrogatoire de la petite amie du mort et de Bousille par l'avocat de la défense dans une chambre d'hôtel en présence de la famille ne semble pas très réaliste. Ce moment, qui se révèle charnière pour la suite du drame, est cependant fort bien interprété par Valérie Laroche, Christian Michaud, Maxime Perron et Danièle Belley. C'est d'ailleurs à ce moment que la pièce prend véritablement son envol après une introduction un peu longue.

L'ajout d'une ritournelle musicale semble un peu plaqué et en décalage avec le reste de la pièce. Elle n'ajoute que très peu au dénouement du drame qui se joue devant nous. Excellente idée de la part du metteur en scène Jean-Philippe Joubert, d'ajouter des transitions chorégraphiées. Elle ajoute du dynamisme et de la vie à ce huis-clos.

Ce que réussit également fort bien le décloisonnement de la chambre d'hôtel. Jean-Philippe Joubert a éclaté la chambre d'hôtel pour l'ouvrir au milieu environnant. La scène s'éclate alors, repositionnant le drame dans un univers plus vaste. Un petit drame au milieu d'un monde en transformation. Un peu comme un vestige, une relique d'une époque révolue. C'est un peu ce qu'ajoute la ritournelle musicale à cet ensemble, même si elle nous semble décalée. Un pas vers le futur alors que les personnages sont figés dans le temps. Un peu comme cette pièce, écrite à l'aube de la Révolution tranquille en 1959, et annonciatrice d'une transformation en devenir.

De belles interprétations
Christian Michaud se révèle, encore devrais-je dire, comme un des grands comédiens de sa génération. Son interprétation de Bousille, ce simple d'esprit fort attachant, est magnifique. Aucune faille. On croit à son personnage dès la première seconde de son entrée sur scène. 
Eliot Laprise, toujours sur le ton de la colère, manque un peu de nuances. Son personnage est un manipulateur avant tout, qui utilise la colère comme dernier moyen de pression et non pas une simple brute. Valérie Laroche, excellente, Ghislaine Vincent, en mère surprotectrice et bigotte à l'extrême, et Danièle Belley, dans le rôle de la petite amie battue, sont solides. Le reste de la distribution n'est pas en reste.

À voir!
L'excellente distribution et la mise en scène dynamique valent le déplacement. À voir pour découvrir le Québec d'avant la Révolution tranquille.

À La Bordée jusqu'au 10 octobre. Avec Christian Michaud, Eliot Laprise, Valérie Laroche, Simon Lepage, Laurie-Ève Gagnon, Ghislaine Vincent, Maxime Perron, Jean-Denis Beaudoin et Danièle Belley. Une mise en scène de Jean-Philippe Joubert. Un texte de Gratien Gélinas.

Bon théâtre et bonne danse !

14 septembre 2015

Une Maison pour la danse, Cinédanse et Vinci décortiqués aux Enfants ce soir!

Ce soir Les Enfants du paradis dansent en double et s'offrent un commentaire critique de Vinci au dessert!

Par Robert Boisclair


Premier bloc - 17h 30

La future Maison pour la danse à Québec vue de l'extérieure.

Steve Huot, directeur artistique et général de La Rotonde, et France Cliche, responsable du développement de la Maison pour la danse à Québec, seront dans les sièges des invités pour nous parler de ce magnifique projet.




La Maison pour la danse à Québec


Deuxième bloc - vers 17h 50

Extrait du spectacle Namasya de Shantala Shivalingappa.

Sylvain Bleau, l'organisateur et le directeur général de Cinédanse Québec 2015, sera avec nous en conversation téléphonique pour nous parler de ce festival qui réunit danse et cinéma.

Cinédanse Québec 2015
Musée de la civilisation
Du 24 au 27 septembre


Troisième bloc - vers 18h 10

L'équipe de création de Vinci: Frédéric Dubois (rangée arrière),
Olivier Normand et Pierre Philippe Guay

Émilie Rioux sera en studio pour nous offrir son commentaire critique de Vinci que présente le Périscope jusqu'au 26 septembre.

Vinci
Périscope
Jusqu'au 26 septembre

Bon théâtre et bonne danse !

9 septembre 2015

Vinci: chapeau Olivier et Frédéric!

Le Périscope s'offre un des premiers spectacles de Robert Lepage en ouverture de saison. Vinci marque donc les 30 ans de cette salle qui a vu naître tant d'artistes. Frédéric Dubois, le metteur en scène, et Olivier Normand, le comédien principal, offrent une signature propre et un regard neuf sur cette production. 

Une critique de Robert Boisclair


L'équipe de création de Vinci: Frédéric Dubois (rangée arrière), Olivier Normand et Pierre Philippe Guay.

Philippe (Olivier Normand) est photographe. Rien ne va plus dans sa vie. Sa dernière exposition, il photographie des salles de bain, est un échec. Son ami, son mentor est décédé. Ses séances de psychothérapie ne lui permettent pas de faire le point, de donner un sens à sa vie. Perturbé, il quitte Québec pour Londres, Paris, Cannes, Florence et Vinci, la ville natale du maître de la renaissance. Il part à l'aventure pour faire le point sur sa vie. Ses errances lui permettront, peut-être, de se trouver et de trouver des réponses.

Prodigieux spectacle
«La différence entre l'art et la mort est une question de vitesse.» Le texte de Lepage est une douce réflexion sur l'art et la vie. Sur les marques que chacun laisse derrière soi. L'oeuvre de Léonard de Vinci est partout. Omniprésente. Philippe est lui-même mais aussi une représentation vivante des oeuvres du maître de la renaissance. Il faut voir Olivier Normand se transformer lentement en Mona Lisa ou devenir L'homme de Vitruve. De l'illustration des oeuvres de Léonard de Vinci et des réflexions philosophiques sur l'art et la vie qui émaillent le texte, naît une réflexion sur le sens de la vie.

Olivier Normand et le metteur en scène Frédéric Dubois ont su donner une signature propre au spectacle. Le magnifique travail sur l'environnement visuel, éclairage et décor, donne une touche toute personnelle à ce spectacle. Le jeu de miroirs, les zones déambulatoires, les jeux d'éclairages, les murs transparents entre les différentes zones déambulatoires amènent le spectateur dans l'univers onirique et poétique, tout en étant très terre-à-terre, de Philippe.

Sans moyens sophistiqués, l'équipe a su créer une véritable ambiance de quête personnelle et artistique et des images qui frappent dans le mille. Il y manque cependant une étincelle d'émotion. De vibration. Un petit quelque chose de plus qui ferait de ce spectacle, un spectacle plus que prodigieux. Un effet de première qui s'estompera bien rapidement? Nous l'espérons.

Olivier Normand est excellent. II ne chausse pas les souliers de Robert Lepage mais les siens. Sa performance est presque sans faille. Il est spontané, vif, dynamique et passe d'un personnage à un autre, car il en incarne plus d'un, avec une grande aisance. On oublie Robert Lepage, on apprécie Olivier Normand.

À voir!
L'aventure européenne de Philippe est une quête intérieure. Il est parti, il a découvert et il a compris. Un voyage pour Philippe mais une belle aventure pour le spectateur. Des moments de grâce. Des instants de plaisir. D'autres de réflexions. Un spectacle à voir parce que ce n'est pas tout les jours que l'on peut assister à une véritable renaissance. Un spectacle prodigieux à ne pas rater.

Au Périscope jusqu'au 26 septembre. Avec Olivier Normand et Pierre Philippe GuayUne mise en scène de Frédéric Dubois. Un texte de Robert Lepage.

Bon théâtre et bonne danse !

7 septembre 2015

Voyage intérieur, mensonges, bigoteries et carnage intime!

La saison 15-16 des Enfants du paradis débute en lion avec trois pièces fortes en ouverture des saisons des salles de théâtre de Québec. Venez découvrir ce soir ces petits bijoux théâtraux!

Par Robert Boisclair


Premier bloc - 17h 30

L'équipe de création de Vinci: Frédéric Dubois (rangée arrière), Olivier Normand et Pierre Philippe Guay

Frédéric Dubois, le metteur en scène de la production 2015 de Vinci, sera en conversation téléphonique pour nous parler de cette pièce qui lance la saison des 30 ans du Périscope. Un voyage intérieur issu de l'oeuvre de Robert Lepage qui a marqué l'imaginaire à sa création lors de la saison 1985-1986 et dont voici un court extrait.

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«Moi, je préfère un médium chaud, comme la peinture.
Vous savez, un jour, j’ai un ami qui m’a peinte.
C’était extraordinaire!
J’étais placé devant un paysage complètement asséché
comme s’il y avait eu une catastrophe atomique.
J’étais placé en trois quarts comme ceci.
Mes mains étaient sur mon ventre
comme si je portais en moi l’embryon d’une génération d’enfants lumière.
Et pour bien faire comprendre que j’étais la seule à savoir,
il m’avait peinte un sourire énigmatique.

J’en ai marre du post-modernisme, vous m’entendez?
Cette nouvelle manie que les gens ont de foutre du verre et des miroirs partout.
Ce sont des gens comme vous Monsieur
qui emprisonnent les oeuvres d’art sous de la vitre,
pire, sous une couche d’ironie,
prétendant savoir démêler ce qui est vrai de ce qui est faux.
Un tableau, ce n’est pas fait pour se mirer la tronche, merde,
mais pour y pénétrer, y entrer.»
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Vinci
Périscope
Du 8 au 26 septembre


Deuxième bloc - vers 17h 50

Bousille et les justes en répétition.
Crédit photo: Nicola-Frank Vachon

Le comédien Eliot Laprise, à droite sur la photo, et le metteur en scène Jean-Philippe Joubert seront en studio pour nous parler de Bousille et les justes. Une pièce de Gratien Gélinas, le père de la dramaturgie québécoise, qui aborde la bigoterie et les mensonges à l'époque dupléssiste.

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«BOUSILLE : (Lève la tête et regarde les deux hommes à tour de rôle, consterné:)
Vous ne pouvez pas me demander de faire une chose pareille.

HENRI :
Quoi?

BOUSILLE :
Vous avez bien que ce serait un faux serment...

HENRI :
Écoute, toi...

BOUSILLE : (Le sang glacé:)
Le bon dieu me laisserait retomber dans mon vice, sûr et certain...

HENRI : (Pris d'une rage de sourde:)
Je t'avertis charitablement: le temps de niaiser est fini.»
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Bousille et les justes
La Bordée
Du 15 septembre au 10 octobre


Troisième bloc - vers 18h 10

Crédit photo: Stéphane Bourgeois

Le Trident propose au public de Québec un carnage intime avec Le Dieu du carnage. Michel Nadeau, le metteur en scène de la pièce, sera en studio pour tout nous dire sur ce huis-clos intime et dévastateur de Yasmina Reza.

Le Dieu du carnage
Le Trident
Du 15 septembre au 10 octobre

Bon théâtre et bonne danse !

5 septembre 2015

L'édition radiophonique reprend du service!

Après une pause estivale méritée, l'édition radiophonique des Enfants du paradis reprend du service!

Par Robert Boisclair


Dès le 7 septembre, l'édition radiophonique retrouve son créneau dans la grille horaire de CKRL-MF. L'équipe que vous avez appréciez l'année dernière sera de retour. Je serai donc accompagné d'Émilie Rioux, Marc Proulx et David Lefebvre pour vous faire découvrir les bonheurs théâtraux et dansés de Québec tout au long de la saison 15-16.

Un rendez-vous à ne pas manquer, tous les lundis de 17h 30 à 18h 30 à l'antenne de CKRL-MF 89,1.

Bon théâtre et bonne danse!

3 septembre 2015

Cinq antidotes à la morosité ambiante!

Vous cherchez le remède absolu à la morosité ambiante? Le très grande variété de l'offre théâtrale et dansée vous empêche de faire un choix judicieux?

Par Robert Boisclair

Alors n'hésitez pas et consultez notre liste de cinq spectacles qui chasseront l'humeur chagrine qui vous habite. Un choix qui ne fait pas toujours dans la comédie mais qui propose des pièces ayant chacune un caractère unique.

Pour sortir des sentiers battus
Premier acte propose en ouverture de saison un spectacle de théâtre hors ses murs. Trois nuits avec Madox aura lieu au bar L'Autre Zone de Limoilou. Dans un bar au bord de la mer, des personnages dépareillés s'y rencontrent et jurent avoir passé les trois dernières nuits avec le même homme.

Un texte aux allures beckettiennes sur le mensonge et l'incommunicabilité. Des phrases coup de poings et des mots flèches qui font percuter les idées et donnent force au jeu théâtral. Un théâtre dérangeant, drôle et surprenant. Pour qui aime l'étrangeté et le refus de la logique.
À Premier acte du 29 septembre au 10 octobre.

Pour ceux qui hésitent entre théâtre et danse
Vous hésitez entre le théâtre et la danse? Alors L'Éveil est un spectacle que vous devez voir! Inspiré de L’Éveil du printemps de Frank Wedekind, ce spectacle, du chorégraphe Harold Rhéaume et de la metteure en scène Marie-Josée Bastien, est une ode aux nombreux éveils qui jalonnent le passage de la vie adolescente à la vie adulte.

Trois hommes et trois femmes se découvrent, se désirent, se confrontent et rêvent ensemble de réinventer le monde. Y parviendront-ils? Seuls les spectateurs présents le sauront.
Une coproduction de La Rotonde et du Théâtre Périscope.
Au Périscope du 29 septembre au 10 octobre.

Crédit photo: Daniel Richard

Pour les amateurs de cirque
Circus Incognitus raconte l’histoire d’un homme (l'acrobate-jongleur Jamie Adkins) qui, avec un humour attendrissant, tente de nous communiquer quelque chose, mais n’y arrive pas.

Parcours à obstacles et numéros de cirque loufoques jalonnent ce spectacle qui séduit les adultes autant que le jeune public. Absurde et circassien!
Aux Gros Becs du 3 au 14 février.




Pour rire un bon coup!
Des personnages loufoque dans une comédie à rebondissements soutenue par un bon rythme, c'est ce que propose Lapin Lapin. Maman Lapin qui s'imagine que tout autour d'elle se déroule plutôt bien règne, en fait, sur une famille en pleine dégringolade. Une pièce où ça rigole, ça vocifère, ça s’affectionne et où il y a de l’amour et de la solidarité.

Drôle et tendre Lapin Lapin est un texte qui aborde sur le ton de la comédie des thématiques sociales et politiques et dégage des valeurs fondamentales concernant la famille, l’autonomie des jeunes et la place de la femme dans la société.
Au Trident du 1er au 26 mars.

Pour l'amateur de théâtre interactif
Mars sera décidément le mois de la comédie sur les planches des deux principales scènes théâtrales de la capitale. Sur le ton de la comédie, l'adultère sera le thème central de Feydeau qu'offrira la Bordée.

Une soirée de théâtre à la carte et interactive où le public décidera du déroulement de la soirée. Les spectateurs, avec l'aide d'un maître de cérémonie, auront à choisir parmi un certain nombre de courtes comédies de Georges Feydeau. L'ambiance sera celle d'un cabaret parisien où chansons et numéros comiques alterneront avec les textes de Feydeau. Une soirée qui s'annonce divertissante, pleine de rebondissements et qui sera différente à chaque soir.
À la Bordée du 1er au 26 mars.

Bon théâtre et bonne danse!
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Les 9 et 10 juillet 2016, je vais prendre part au Cyclo-Défi Enbridge contre le cancer. Si vous voulez en savoir plus sur cet événement caritatif, faire un don ou encore relever ce défi stimulant, vous pouvez cliquer ici. Merci de votre générosité!