28 novembre 2016

Rites de passage, revue humoristique et expérience théâtrale

Éclectique sera l'édition de ce soir alors que rites de passage, humour et expérience théâtrale seront au menu.

Par Robert Boisclair

Premier bloc - 17h 30

Crédit photo: Nina Konjini

Le chorégraphe et danseur José Navas, qui offre un spectacle solo qui est une variation sur le temps en quatre parties, sera en studio pour nous parler de ce spectacle qui met en vedette son corps de danseur dans la cinquantaine.

Rites
La Rotonde
Du 30 novembre au 1er décembre
En savoir plus

Deuxième bloc - vers 17h 50


Québec aura sa propre revue annuelle pour 3e année consécutive. Le spectacle intitulé Beu-bye 16 tiendra l’affiche de La Bordée du 8 au 17 décembre. Pour nous parler de ce spectacle, Lucien Ratio, metteur en scène, script-éditeur, auteur et comédien, bref homme à-tout-faire, ainsi que Jean-Philippe Côté, auteur et comédien, seront en studio pour nous parler de cette nouvelle édition du Beu-bye.

Beu-bye 16
La Bordée
Du 8 au 17 décembre

Troisième bloc - vers 18h 10

Crédit photo: Cath Langlois

Ève Méquignon et Marie-Claude Leclerc occuperont les sièges des invités pour nous offrir leur commentaire critique de Fuck toute, une expérience théâtrale unique.

Fuck toute
Premier acte
Jusqu'au 4 décembre

Bon théâtre et bonne danse !

26 novembre 2016

Mes étoiles théâtrales et dansées! - Deuxième partie

Suite et fin d'un bilan des étoiles théâtrales et dansées de l'année qui s'achève à Québec! Allons-y à nouveau avec la suite de nos étoiles.  Un petit hommage à ceux qui font de mes soirées des moments inoubliables.

Un billet de Robert Boisclair


Théâtre
L'étoile parmi les étoiles
Robert Lepage est sans conteste l'étoile parmi les étoiles à Québec. De plus en plus présent ici, il a offert deux merveilleux spectacles en l'espace d'un an environ, Quills et 887 ont fait les beaux jours du Trident. Un artiste au sommet de son art qui offre son immense talent à la ville qui l'a vu naître.

C'est quand on parle de soi qu'on devient universel.
Tremblay, c'est partout pareil sans l'être.
Pourquoi un film iranien qui gagne à Cannes nous touche-t-il?
Pourtant, notre vie n'a rien à voir avec celle d'un habitant de Téhéran.
Il y a l'exotisme et aussi une reconnaissance de nous et de nos problèmes d'êtres humains.
Plus tu parles de ce qui se passe dans la cuisine chez vous,
plus t'as de chance que ça résonne ailleurs.
Robert Lepage dans une interview à Radio-Canada

Théâtre
Nos grandes étoiles
Un choix bien difficile à faire. Il y a tant de bons artistes de théâtre à Québec. Trois artistes de Québec m'impressionnent par leur talent, leur intensité et leur jeu presque toujours juste.

Lise Castonguay et Lorraine Côté sont, incontestablement, de grandes comédiennes de Québec. C'est un plaisir renouvelé de les voir évoluer sur scène. Comédiennes d'exception, elles interprètent leur personnage avec un mélange d'aplomb et de finesse.

Chez les hommes, Christian Michaud est certainement un des grands comédiens de sa génération. À l'aise tant dans les rôles secondaires que principaux, son jeu juste et nuancé font de chacun de ses spectacles un véritable plaisir à regarder et écouter.

Danse
L'étoile surprenante
Karine Ledoyen est sans aucun doute la chorégraphe la plus hors-norme de Québec. Et c'est tant mieux. Elle ose, elle transpose, elle essaie, elle intègre la mécanique et la technologie dans ses spectacles. Cela donne de la danse d'essai, de la danse dynamique. C'est parfois imparfait mais ce n'est jamais banal. De la danse audacieuse comme j'aimerais en voir plus souvent.

Je suis pleine d'imperfections et c'est parfait.
Karine Ledoyen dans une interview au Soleil

Théâtre
Les étoiles négligées
Réjean Vallée, un excellent comédien de Québec, ne décroche pas souvent de grands rôles au théâtre. Et pourtant, son talent est indéniable. Jamais ou peu d'accrocs. Un comédien qu'on ne voit pas assez souvent sur nos planches.

Patric Saucier est un comédien et, surtout, un metteur en scène, que j'apprécierais voir plus souvent sur les affiches des théâtres de Québec. Si la jeunesse a bien des attraits et des atouts, l'expérience d'un Patric Saucier a également de nombreux avantages. Ses mises en scènes sont toujours empreintes d'une belle humanité qui manquent parfois aux spectacles qui nous sont offerts à Québec.

Bon théâtre et bonne danse !

25 novembre 2016

Les finalistes aux Prix de la critique - Québec et Montréal

Les membres de l'Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) – des journalistes culturels essentiellement  a choisi ses finalistes parmi les nombreux spectacles et artisans de Québec et Montréal. Voici les finalistes des catégories tant à Québec qu'à Montréal. Bonne chance aux finalistes!

Un commentaire de Robert Boisclair


SAISON 2015-2016 - QUÉBEC

L’AQCT est fière d’annoncer ses finalistes pour les Prix de la critique 2015-2016 dans six catégories à Québec. Notez que, pour la première fois depuis plusieurs années, les lauréats seront dévoilés lors d’un événement public, qui aura lieu le 17 décembre 2016 à la Maison de la littérature (40, rue St-Stanislas) de 18h à 21h. Nous vous attendons en grand nombre.

Dans la catégorie « Meilleur spectacle Québec »

  • QUILLS, de Doug Wright, traduit par Jean-Pierre Cloutier, dans une mise en scène de Robert Lepage et Jean-Pierre Cloutier, une production Ex Machina;
  • 1984, de George Orwell, adapté par Robert Icke et Duncan Macmillan, traduit par Guillaume Corbeil, dans une mise en scène d’Edith Patenaude, une production Le Trident et Théâtre Denise-Pelletier;
  • SAUVAGEAU, SAUVAGEAU, un collage des textes d’Yves Sauvageau dans une mise en scène de Christian Lapointe, une production Centre du Théâtre d’Aujourd’hui et Théâtre Blanc.

Dans la catégorie « Meilleure mise en scène »

  • ROBERT LEPAGE et JEAN-PIERRE CLOUTIER, pour Quills, de Doug Wright, traduit par Jean-Pierre Cloutier, une production Ex Machina;
  • EDITH PATENAUDE, pour 1984, de George Orwell, adapté par Robert Icke et Duncan Macmillan, traduit par Guillaume Corbeil, une production Le Trident et Théâtre Denise-Pelletier;
  • FRÉDÉRIC DUBOIS, pour Vinci, de Robert Lepage, une production Théâtre Périscope.

Dans la catégorie « Meilleur texte original »

  • FENDRE LES LACS, de Steve Gagnon, publié aux éditions L’Instant même et produit par le Théâtre Jésus, Shakespeare et Caroline;
  • ÉPICERIE, de Jean-Denis Beaudoin, texte inédit, produit par La Bête Noire;
  • SUR LA MONTAGNE, NUE, d’Anne-Julie Royer, texte inédit, produit par le Théâtre aux Pommes.

Dans la catégorie « Hors Québec » 

  • CENDRILLON, de Joël Pommerat, une production Théâtre national de la Communauté française de Belgique et de la Compagnie Louis Brouillard (France), présentée au Carrefour international de théâtre de Québec;
  • LAS IDEAS, de Federico Leon (Argentine), une coproduction internationale créée au Kunsten festival des arts de Bruxelles (Belgique), présentée au Carrefour international de théâtre de Québec;
  • HUFF, de et avec Cliff Cardinal, mis en scène par Karin Randoja, une production Native Earth Performing Arts (Toronto) présentée au Théâtre Périscope.

Dans la catégorie « Interprétation féminine »

  • MARIE-GINETTE GUAY, pour son rôle dans Mme G., de Maxime Beauregard-Martin, dans une mise en scène de Maryse Lapierre, une production On a tué la une!;
  • LORRAINE CÔTÉ, pour son rôle dans Qui a peur de Virginia Woolf?, d’Edward Albee, traduit par Michel Tremblay, dans une mise en scène de Hugues Frenette, une production du Théâtre de la Bordée;
  • PAULE SAVARD, pour son rôle dans Les affinités électives, de David Adjmi, mis en scène par Michel Nadeau, une production Théâtre Niveau Parking;

Dans la catégorie « Interprétation masculine »

  • ROBERT LEPAGE, pour son rôle dans Quills, de Doug Wright, dans une mise en scène de Jean-Pierre Cloutier et Robert Lepage, une production Ex Machina;
  • MAXIM GAUDETTE, pour son rôle dans 1984, de George Orwell, adapté par Robert Icke et Duncan Macmillan, traduit par Guillaume Corbeil, dans une mise en scène d’Edith Patenaude, une production Le Trident et Théâtre Denise-Pelletier;
  • CHRISTIAN MICHAUD, pour son rôle dans Bousille et les justes, de Gratien Gélinas, dans une mise en scène de Jean-Philippe Joubert, une production du Théâtre de la Bordée.

Notez que la catégorie Jeune public a été annulée, faute de votes suffisants.


SAISON 2015-2016 - MONTRÉAL

L’AQCT est fière d’annoncer ses finalistes pour les Prix de la critique 2015-2016 dans six catégories à Montréal. Notez que, pour la première fois depuis plusieurs années, les lauréats seront dévoilés lors d’un événement public, qui aura lieu le 19 décembre 2016 à l’Auditoire (5214 boul. St-Laurent) de 18h à 21h. Nous vous y attendons en grand nombre.

Dans la catégorie « Meilleur spectacle Montréal »

  • 887, texte et mise en scène de Robert Lepage, une production Ex Machina;
  • MACBETH, de Michel Garneau, d’après Shakespeare, dans une mise en scène d’Angela Konrad, une production La Fabrik;
  • PELLEAS ET MELISANDE, de Maurice Maeterlinck, dans une mise en scène de Christian Lapointe, une production Théâtre du Nouveau Monde et Théâtre Blanc.

Dans la catégorie « Meilleure mise en scène » 

  • ANGELA KONRAD, pour Macbeth, de Michel Garneau, d’après Shakespeare, une production La Fabrik;
  • CHRISTIAN LAPOINTE, pour Pelléas et Melisande, de Maurice Maeterlinck, une production Théâtre du Nouveau Monde et Théâtre Blanc;
  • FLORENT SIAUD, pour 4:48 Psychose, de Sarah Kane, traduit par Guillaume Corbeil, une production Les songes turbulents.

Dans la catégorie « Meilleur texte original »

  • 887, de Robert Lepage, publié aux éditions Québec Amérique sous forme de livre illustré par Steve Blanchet, et produit par Ex Machina;
  • SEPTEMBRE, d’Evelyne de la Chenelière, publié aux éditions Théâtrales et produit par le Nouveau Théâtre Expérimental et le Théâtre français du CNA;
  • TABLE RASE, de Catherine Chabot, avec la collaboration de Brigitte Poupart et des interprètes Vicky Bertrand, Marie-Anick Blais, Rose-Anne Déry, Sarah Laurendeau et Marie-Noëlle Voisin, texte inédit, produit par Transthéâtre et le Collectif Chiennes.

Dans la catégorie « Hors Québec »

  • CE NE ANDIAMO PER NON DARVI ALTRE PREOCCUPAZIONI, de Daria Delflorian et Antonio Tagliarini, une production Deflorian/Tagliarini (Italie) présentée au Festival TransAmériques;
  • UNE ÎLE FLOTTANTE, de Christoph Marthaler, d’après Labiche, une production Theater Basel et Théâtre Vidy-Lausanne (Suisse) présentée au Festival TransAmériques;
  • GO DOWN MOSES, de Romeo Castellucci, une production Societas Raffaelo Sanzio (Italie) présentée au Festival TransAmériques.

Dans la catégorie « Interprétation féminine »

  • SOPHIE CADIEUX, pour son rôle dans 4:48 Psychose, de Sarah Kane, traduit par Guillaume Corbeil, dans une mise en scène de Florent Siaud, une production Les songes turbulents;
  • VÉRONIQUE CÔTÉ, pour son rôle dans Fendre les lacs, de Steve Gagnon, dans une mise en scène de Steve Gagnon, une production du Théâtre Jésus, Shakespeare et Caroline;
  • DOMINIQUE QUESNEL, pour son rôle dans Macbeth, de Michel Garneau, d’après Shakespeare, mis en scène par Angela Konrad, une production La Fabrik;

Dans la catégorie « Interprétation masculine »

  • EMMANUEL SCHWARTZ, pour son rôle dans En attendant Godot, de Samuel Beckett, dans une mise en scène de François Girard, une production Théâtre du Nouveau Monde;
  • GABRIEL SZABO, pour son rôle dans Sauvageau, Sauvageau, un collage des textes d’Yves Sauvageau dans une mise en scène de Christian Lapointe, une production Centre du Théâtre d’Aujourd’hui et Théâtre Blanc;
  • ROBERT LEPAGE, pour son rôle dans 887, un spectacle solo écrit et mis en scène par lui-même, une production Ex Machina.

Notez que la catégorie Jeune public a été annulée, faute de votes suffisants.

Bon théâtre et bonne danse !

21 novembre 2016

Une édition 100% théâtre jeune public

Cette semaine le théâtre jeune public occupe toute l'émission. Une heure en compagnie d'artisans d'un théâtre populaire et dynamique!

Par Robert Boisclair

Premier bloc - 17h 30


Un spectacle pour les adolescents qui s'intéresse à l'image, au paraître, au factice, au faux et qui questionne la société de consommation qui nous entoure. Nous en apprendrons plus en conversation téléphonique avec Klervi Thienpont, adaptatrice et comédienne.

Figurec
Gros Becs
Du 30 novembre au 2 décembre
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Deuxième et troisième blocs - vers 17h 50


Venez découvrir en une vingtaine de minutes top chrono les 40 ans du Théâtre du Gros Mécano. Des artisans d'hier et d'aujourd'hui seront en studio pour venir faire la genèse de cette compagnie de théâtre jeune public.

La librairie, le plus grand succès du Gros Mécano.
Le spectacle a été traduit en anglais, en japonais et en espagnol.
Crédit photo: Marc St-Jacques

Bon théâtre et bonne danse !

20 novembre 2016

Mes étoiles théâtrales et dansées! - Première partie

Fin novembre se pointera le nez d'ici peu. L'année théâtrale et dansée de Québec arrive à sa fin alors que les bilans de fin d'année s'amènent. Un autre direz-vous, peut-être? Cette fois-ci, vous aurez droit à une tournée de nos étoiles locales. Elles le méritent bien!

Un billet de Robert Boisclair


Ce sera un bref, très bref, et personnel tour des artisans qui font de Québec une merveilleuse et belle planète théâtrale et dansée. Un petit hommage à ceux qui font de mes soirées, des moments inoubliables.

Théâtre
L'étoile montante
Marie-Hélène Gendreau s'impose de plus en plus dans l'espace théâtrale de Québec. Nouvelle coordonnatrice artistique du Périscope, comédienne et, de plus en plus, metteuse en scène. Ses mises en scène sont parmi les plus vivifiantes, lumineuses et dynamiques de Québec. Sa coordination artistique promet beaucoup. Au moment de sa nomination, elle a d'ailleurs déclaré dans une interview au Soleil, ce qui suit:

Je suis tannée que les affaires nous arrivent après, lance-t-elle.
Est-ce qu'on peut être à l'avant-garde?
Fred [Dubois] est beaucoup préoccupé par ça...
C'est certain que ça va aussi me tenir à coeur.

Elle est jeune, elle est dynamique, elle veut être à l'avant-garde. Que demandez de plus? Beaucoup de succès et une belle audace. Et j'ai bien confiance que ça se réalise.

Théâtre jeune public
Notre grande étoile
Les incomplètes offrent un théâtre pour les tout-petits. Un théâtre sensoriel rempli de poésie et de douceurs. Un théâtre qui, de par sa nature même, brasse la cage du théâtre et remet en question les codes théâtraux conventionnels.

C’est une compagnie multidisciplinaire qui crée principalement
pour la petite enfance et qui est amoureuse de ce public-là
par sa sensibilité et son ouverture totale.
Josiane Fournier des Incomplètes dans une interview à QuébecSpot

Théâtre
Les étoiles parties vers d'autres cieux
Un des grands drames de Québec est de perdre régulièrement des cohortes entières d'artisans. Parmi les étoiles parties vers d'autres cieux: Édith Patenaude. Ses mises en scènes audacieuses, son grand amour du théâtre et la grande humanité de ses spectacles manquera à Québec. Elle insufflait une dose d'audace et sa très grande implication personnelle dans ses spectacles était essentielle à la vitalité et au renouvellement du théâtre à Québec. Bien sûr, d'autres prendront la relève mais il y manquera la touche patenaudienne. Parmi les autres étoiles parties, ou en processus de départ, mentionnons les Steve Gagnon et Noémie O'Farrell.

Danse
Notre grande étoile
Il a sa propre troupe, il est un chorégraphe admiré, il a invité la danse dans la ville et il continue à offrir son talent et ses spectacles de grande qualité depuis 30 ans dans une ville qu'il aime. Harold Rhéaume est un chorégraphe de talent qui fait vibrer Québec à chacun de ses spectacles.

Une histoire d'amour est née entre le public de Québec
et Le fils d'Adrien danse, et entre le in situ et moi.
Artistiquement, ça me permet de relever des défis différents,
avec la température, les surfaces différentes, l'architecture,
le mobilier urbain et ça nous permet de nous rapprocher du public de façon unique.
Harold Rhéaume à l'occasion d'une interview au Soleil

Théâtre
L'étoile qui éclate
Kevin McCoy à la fois nouveau et ancien visage est, sans aucun doute, ce que Chicago a offert de mieux à Québec. Depuis son arrivée, il a su imposé un théâtre profondément humaniste. Merveilleux conteur, il a su offrir un des théâtres les plus touchants et sensibles de Québec.  Une étoile qui s'apprête à conquérir Montréal. Espérons que nous ne le perdrons pas.

Bon théâtre et bonne danse !

14 novembre 2016

Instants insolites, moments fugaces et amour possessif

La vie dans ses moments, même les plus fugaces, tiendra le haut du pavé des spectacles que nous vous proposons ce soir.

Par Robert Boisclair

Premier bloc - 17h 30

Crédit photo: Hugo B. Lefort

Un spectacle atypique composé d'instants insolites et inspiré des oeuvres de Jean-Paul Dubois et Mano Solo sera à l'affiche du premier bloc de l'émission en compagnie de deux des concepteurs principaux: Michel-Maxime Legault et Marcel Pomerlo.

Parfois, la nuit, je ris tout seul
Premier acte
Du 15 au 19 novembre
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Deuxième bloc - vers 17h 50

Crédit photo: Patrick Laroque

Apprivoiser les fantômes résume bien ce spectacle composé des moments fugaces de ceux qui nous ont quitté toujours un peu trop vite. Ce spectacle est un vibrant hommage à la vie, à celle que l'on doit avoir pour honorer ceux qui sont partis. Comme le dit si bien Snoopy, ci-dessous, nous sommes toujours bien en vie. Karine Sauvé, conceptrice du projet, sera avec nous pour en parler.




Les grands-mères mortes - une fête!
Les Gros Becs
Du 23 au 27 novembre

Troisième bloc - vers 18h 10

Crédit photo: Hélène Bouffard

David Lefebvre sera en studio pour nous offrir son commentaire critique de l'adaptation scénique d'un des meilleurs films québécois. Les bons débarras, c'est d'abord l'amour possessif d'une jeune enfant pour sa mère. Venez découvrir l'appréciation de David Lefebvre de cette pièce ce soir.

Les bons débarras
Trident
Jusqu'au 26 novembre

Bon théâtre et bonne danse !

12 novembre 2016

Les bons débarras: pas tout à fait réussi

Transposer sur scène un des meilleurs films québécois n'est pas une mince tâche. Frédéric Dubois, l'expert scénique de l'oeuvre ducharmienne, s'est lancé dans l'aventure avec Les bons débarras. Pari réussi? Pas tout à fait.

Une critique de Robert Boisclair

Crédit photo: Hélène Bouffard

Michelle (Érika Gagnon) est une mère de famille qui ne sait guère où donner de la tête entre l'alcoolisme et la déficience intellectuelle légère de son frère Guy (Nicola-Frank Vachon) et les crises existentielles de sa jeune fille de 14 ans, Manon (Léa Deschamps, le soir de notre présence au théâtre, alors que deux comédiennes alternent le rôle), qui ne vit que pour conserver pour elle seule l'amour de sa mère. Une famille quelque peu dysfonctionnelle qui survit grâce au bois qu'ils bûchent, cordent et vendent au plus offrant.

C’est l’histoire de quelqu’un qui, pour être certain d’avoir toute l’attention et tout l’amour de sa mère, va se débarrasser de tout ce qu’elle peut enlever autour d’elle. Tout est dans le ­titre.
Frédéric Dubois dans une interview au Journal de Québec

La pièce tourne autour de la jeune Manon qui cherche à tout prix l'attention de sa mère en utilisant tout les moyens à sa disposition. Elle fuit son quotidien par la lecture des Hauts de Hurlevent d'Émilie Brontë et la création d'un univers de rêve où n'existe qu'elle et sa mère, baignant toutes les deux dans un amour infini.

Pas tout à fait réussi
Frédéric Dubois a fait le pari du vide sur scène pour laisser toute la place au texte. Il propose donc une scénographie épurée: un écran en fond de scène et une immense corde de bois devant laquelle trône une niche et un chien. Si le pari de laisser toute la place au texte, magnifique par ailleurs, est réussi, il y un envers à cette médaille. Les bons débarras, texte intimiste par excellence, manque justement d'intimité.

Les comédiens se retrouvent au devant d'une immense scène où ils doivent faire passer cette intimité, et l'émotion qui l'accompagne, dans un espace vide. Du coup, la relation quasi-fusionnelle de la fille avec la mère et les efforts de la mère pour garder unie cette famille atypique et dysfonctionnelle se perdent dans l'immensité de la scène. Les moments d'intimité, d'amour, de fraternité ne se rendent pas jusqu'à la salle. Un effet de vide amplifié par une sous-utilisation de l'écran d'arrière-scène. Il ne sert que très peu et est plutôt dérangeant, distrayant à quelques reprises le spectateur de l'action.

Certaines conventions, bien qu'intéressantes puisqu'elles font référence au monde de l'enfance de Manon, prennent du temps à être décodé par le spectateur. Ainsi, les déplacements en automobile qui sont mimés alors que le conducteur prend le passager sur son dos ne sont décodés que bien tardivement. De même, ces changements de scène qui se font à vue alors que les personnages de la scène suivante attendent en périphérie de l'action principale, questionnent le spectateur pendant de longues minutes. Soulignons les magnifiques éclairages de Denis Guérette qui enrobe le spectacle d'une magnifique aura.

Même si l'ensemble de la distribution se lance dans l'aventure avec un bel aplomb, les personnages n'offrent pas toute la fougue requise. La Michelle d'Érika Gagnon manque d'aplomb pour une chef de clan alors que le Guy de Nicola-Frank Vachon frise parfois la caricature avec un personnage plutôt unidimensionnel. La jeune Léa Deschamps se tire plutôt bien d'affaire dans le rôle principal. Une belle découverte.

À l'affiche du Trident jusqu'au 26 novembre. Avec Lise Castonguay, Érika Gagnon, Léa Deschamps et Clara-Ève Desmeules (en alternance), Nicolas Létourneau, Steven Lee Potvin, Vincent Roy et Nicola-Frank Vachon. Un scénario original de Réjean Ducharme adapté et mis en scène par Frédéric Dubois.

Bon théâtre et bonne danse !

7 novembre 2016

Foi et crédulité, pouvoir et envies cachées!

Les envies et le désir prendront diverses formes aux Enfants ce soir. 

Par Robert Boisclair

Premier bloc - 17h 30

Crédit photo: Yves Renaud

Le premier bloc sera réservé à un Tartuffe métamorphosé et transposé dans un Québec en pleine révolution tranquille. Un des comédiens de la distribution sera en conversation téléphonique pour nous parler de ce spectacle qui a fait un tabac à Montréal.

Voici une comédie dont on a fait beaucoup de bruit, qui a été longtemps persécutée ;
et les gens qu’elle joue ont bien fait voir qu’ils étaient plus
puissants en France que tous ceux que j’ai joués jusque ici.
Les marquis, les précieuses, les cocus et les médecins
ont souffert doucement qu’on les ait représentés,
et ils ont fait semblant de se divertir, avec tout le monde,
des peintures que l’on a faites d’eux ; mais les hypocrites
n’ont point entendu raillerie ;
ils se sont effarouchés d’abord,
et on trouve étrange que j’eusse la hardiesse de jouer leurs grimaces
et de vouloir décrire un métier dont tant
d’honnêtes gens se mêlent.
Molière, extrait de sa préface au Tartuffe.

Tartuffe de Molière
Salle Albert-Rousseau
8 novembre
En savoir plus

Deuxième bloc - vers 17h 50

Crédit photo: Pierre-Marc Laliberté

En cette veille de présidentielle américaine, David Lefebvre sera en studio pour nous offrir son commentaire critique de la pièce Les marches du pouvoir.

C’est le monde comme moi qui se ramasse avec les clés de la Maison-Blanche.
Tu veux ton set de clés?
Ben apprends à travailler avec du monde comme moi.
Extrait des Marches du pouvoir.

Les marches du pouvoir
La Bordée
Jusqu'au 26 novembre

Troisième bloc - vers 18h 10

Crédit photo: Cath Langlois

Marie-Claude Leclerc sera en studio pour nous parler des envies proposées dans ce spectacle qui était présenté dans un bar de Québec.

Envies
Premier acte

Bon théâtre et bonne danse !

4 novembre 2016

Les marches du pouvoir: amère primaire

La politique change les hommes plus que les hommes ne changent la politique. Les marches du pouvoir fait voler en éclats les belles illusions d'un bellâtre ambitieux pour le laisser face à un dilemme: son intégrité ou son plan de carrière.

Une critique de Robert Boisclair

Crédit photo: Pierre-Marc Laliberté

David Bellamy est un jeune et ambitieux stratège de campagne pour le gouverneur Morris, candidat à l'investiture démocrate en vue de l'élection présidentielle américaine. Idéaliste et décidé à faire honnêtement tout ce qu'il peut pour faire gagner celui qu'il considère comme le meilleur candidat, il s'engage totalement. À quelques jours de la primaire d'Iowa, il accepte de rencontrer en catimini l'organisateur de la campagne d'un candidat adverse. Une erreur qui va faire évoluer sa façon de travailler, de voir les choses et qui risque de le mener à sa perte.

Courir à sa perte
Le titre original anglais, The Ides of March, fait référence au 15 mars de l'an 44 avant Jésus-Christ, alors que Jules César, ayant ignoré plusieurs signes annonciateurs, court à sa perte, est assassiné et trahi par Brutus. C'est bien de cela qu'il s'agit ici, d'une chute aux enfers et de trahisons au coeur même d'une primaire démocrate qui forcera David Bellamy (Charles-Étienne Beaulne) à choisir, au sens figuré, entre le suicide et le meurtre.

Le meilleur mais surtout le pire s'y côtoie: les manigances de la presse pour obtenir des scoops, les amitiés de circonstances, la trop grande proximité entre la presse et le pouvoir politique, les trahisons et les alliances qui se font uniquement en fonction des ambitions et objectifs des protagonistes du moment. Rien de bien nouveau sous le soleil. Les amateurs de séries américaines comme Scandale sont déjà familiers avec tout cela.

Marie-Hélène Gendreau enrobe le tout dans une esthétique à la fois dépouillée et élégante. Les éclairages toujours un peu sombre, le dépouillement de la scène, les écrans qui pullulent et illuminent constamment les scènes ajoutent à l'ambiance de chute aux enfers que vit David Bellamy.

Si les personnages sont bien typés et définis, la stagiaire qui couche avec qui veut bien, le jeune loup ambitieux, le chef de campagne blasé, pour ne nommer que ceux-là, il manque un je-ne-sais-quoi à l'intrigue pour lever complètement. Si les moments de tensions sont bien présents et la montée dramatique excellente, il manque une vigueur, un rythme au jeu des comédiens pour faire de cette chute aux enfers un véritable thriller.

Les marches du pouvoir propose une intéressante incursion dans les bagarres d'arrière-salle entre les poids lourds d'une campagne électorale. L'aura du pouvoir sert de catalyseur à une transformation humaine qui amène le jeune loup Bellamy à passer du côté sombre de la force ou de Dr Jekyll à Mr Hyde. Ce n'est pas l'homme qui change la politique mais la politique qui change l'homme. Un bien triste constat!

À l'affiche de La Bordée jusqu'au 26 novembre. Avec Charles-Étienne Beaulne, Maxime Beauregard-Martin, Sophie Dion, Hugues Frenette Israël Gamache, Jean-Sébastien Ouellette et Nathalie Séguin. Un texte de Beau Willimon traduit pas David Laurin. Une mise en scène de Marie-Hélène Gendreau.

Vous voulez en savoir plus? Écoutez notre interview avec Marie-Hélène Gendreau vers la vingtième minute de l'émission du 17 octobre.

Bon théâtre et bonne danse !