dimanche 31 décembre 2017

Ma culture à moi: six spectacles anti-morosité pour bien débuter 2018!

L'année qui s'achève a été plutôt morose et pessimiste mais l'hiver et le printemps 2018 annoncent des spectacles de théâtre et de danse forts intéressants et vivants. Pour combattre l'ambiance morose qui nous habite tous, voici six suggestions de spectacles à découvrir seul, à deux ou en famille.

Un billet de Robert Boisclair

Voici la dose de théâtrothérapie et de dansothérapie que je propose pour oublier l'ambiance morose et le froid sibérien qui assaille Québec. Une parenthèse artistique pour fêter l'arrivée de l'hiver... et pour oublier qu'on se les gèle!


Conversations avec mon pénis
Premier acte
Du 27 février au 3 mars
Que dirais le pénis s'il pouvait parler? C'est ce que propose Conversations avec mon pénis, une réelle conversation avec un pénis. Oui, vous avez bien lu! Un spectacle sans vulgarité, ni prise de position qui, sur un ton décontracté, aborde le rapport que l'homme entretient avec cet organe parfois doté de sa propre conscience.

Crédit photo: Andrée-Anne Bruent
Un spectacle qui a fait les beaux jours du Zoofest de 2016 où il a connu un grand succès. Le pénis, incarné par la comédienne Mary-Lee Picknell, parle, boit, lit le journal et discute avec son propriétaire. À voir avec sa copine, qui comprendra sans doute un peu mieux cet organe incompris de l'homme, ou avec ses copains, pour mieux saisir le rapport que chacun entretien avec cet organe.

Une comédie qui va bien au-delà de l'absurde d'avoir une comédienne déguisée en pénis pendant une heure dix et des blagues salaces et faciles.

Crédit photo: Andrée-Anne Brunet
Une production du Théâtre Bistouri
Un texte de David Strasbourg
Une traduction et une adaptation de Marc-André Thibault
Avec Marc-André Thibault et Mary-Lee Picknell


BIGICO -Soirée découverte de la gigue contemporaine
La Rotonde
Du 16 au 18 mai
Quoi de mieux que de se retremper dans nos racines pour se sortir de la morosité! C'est encore plus rassurant si elle est mise au goût du jour. Bye-bye soirée canadienne et bonjour nouvelle vague de la gigue québécoise! Huit courtes pièces à l'occasion d'une soirée (re)découverte de la gigue québécoise proposées par un joyeux amalgame de créateurs de différents horizons.

Crédit photo: Valérie Sangin
Les huit courtes pièces:

Space 2016
Chorégraphie: Lük Fleury
Interprétation: Antoine Turmine

Une gigue sur le coeur
Chorégraphie et interprétation : Sandrine Martel-Laferrière

Mi-gigue, mi-raisin
Chorégraphie et interprétation : Mélissandre Tremblay-Bourassa
Musique originale : Gabriel Girouard

Solo
Chorégraphie et interprétation : Philippe Meunier

Prends su’toé
Chorégraphie et interprétation : Philippe Meunier, Ian Yaworski

Prescrit pour pieds
Chorégraphie : Marie-Ève Tremblay
Interprétation : Antoine Turmine

(re)tracer
Chorégraphie et interprétation : Antoine Turmine

Sonore désaccord
Chorégraphie : Benjamin Hatcher
Interprétation : Olivier Arseneault, Sandrine Martel-Laferrière

Crédit photo: Valérie Sangin
Une gigue bien québécoise aromatisée à la sauce du 21e siècle. Une gigue vivante, vibrante et percutante dans le très intime Studio A de la Maison pour la danse. Une belle occasion de chasser l'esprit chagrin qui vous habite.


L'incroyable légèreté de Luc L.
Périscope
Du 13 au 31 mars
Troisième volet d'une trilogie acadienne qui réunit les destins improbables de trois amis issus du même petit village. Trois hommes, trois histoires, trois destins, tous plus intéressants les uns que les autres. Dans ce troisième volet, le spectateur découvrira Luc L. qui sera rejoint par les deux compères des deux premiers épisodes de ce triptyque: Christian E. et Pierre-Guy B.

Crédit photo: L.-P. Chiasson
Un nouveau portrait d'un artiste attachant dont l'histoire bouleversante est traitée avec humour et humanité. Ce troisième opus sera résolument branché sur l'humour puisque Luc L. est un humoriste de métier. Un spectacle profondément intime et universel à la fois, qui fera oublier les mauvaises nouvelles qui meublent les bulletins de nouvelles.


Une production du Théâtre Sortie de Secours et Théâtre l'Escaouette
Un texte et une idée originale de Philippe Soldevila, Christian Essiambre,
Pierre Guy Blanchard et Luc LeBlanc
Avec Pierre Guy Blanchard, Christian Essiambre et Luc LeBlanc
Une mise en scène de Philippe Soldevila


Le Scriptarium 2018
Les Gros Becs
Les 10 et 11 mai
Les Zurbains sont morts, vive Le Scriptarium! Alors que le projet pour adolescents Les Zurbains a tiré sa révérence en 2017, le Théâtre Le Clou initie une toute nouvelle forme de laboratoire d’écriture théâtrale pour donner la parole aux adolescents en 2018.

À chaque année une une personnalité inspirante sera invitée à participer à l’idéation du spectacle. En 2018, le commissaire sera Stéphane Crête. Texte poétique, récit épique, journal intime, dialogue en vers, texte dont toutes les phrases commencent par le même mot, liste de questions sans réponses, recette du malheur, lettre à un vieux poète ou crise de nerfs en caractère gras, c'est tout ça et son contraire qui vous pourrez découvrir avec Le Scriptarium. D'abord une rencontre entre le commissaire et les jeunes de secondaire 3 à 5, puis un échange, ensuite un partage, enfin un spectacle aux couleurs de l'adolescence de 2018. Bref, un espace de tous les possibles et une lueur d'espoir que 2018 sera moins morose que 2017 avec une jeunesse aussi vibrante.

Ce sera une occasion de favoriser chez l’adolescent
une prise de conscience sur sa place dans le monde,
sa contribution à celui-ci, son engagement,
pour ensuite l’amener à entrer en contact
avec ce qui fait de lui un être inspiré et inspirant.
Stéphane Crête


Un texte de Stéphane Crête et les jeunes auteurs
Une mise en scène de Monique Gosselin


Quand la pluie s'arrêtera
Trident
Du 16 janvier au 10 février
La deuxième moitié de la saison 2017-2018 du Trident ne sera pas sous le signe de l'humour ou si peu. Quand la pluie s'arrêtera est un texte noir et assez pessimiste mais il se termine sur une note d'espoir. C'est peut-être ce que nous avons besoin en cette période plutôt sombre: un peu de lumière au bout du tunnel.


Ce texte qui oscille entre 1959 et 2039 parle d'environnement et de réchauffement climatique mais surtout de famille, de rupture familiale - paternelle surtout -, d'abandon, de trahison et de pardon. Un spectacle dont on dit qu'il habite le spectateur longtemps après sa représentation.

Je sais ce qu'il veut. Il veut ce que tous les gars veulent de leur père.
Il veut savoir qui il est. D'où il vient. À quoi il appartient.
Gabriel York, interprété par Normand D'Amour,
anticipant les retrouvailles avec son fils qu'il n'a pas vu depuis 20 ans.

Une histoire pleine d’humanité, un mélange de drame, d’humour et d’espoir qui pose la question: peut-on réellement s’affranchir de son héritage?


Une production du Trident, Duceppe et LAB87
Un texte d'Andrew Bovell
Une traduction et une mise en scène de Frédéric Blanchette
Avec Véronique Côté, Normand D'Amour, David Laurin, Christian Michaud,
Alice Pascual, Marco Poulin, Maxime Robin, Paule Savard et Linda Sorgini


Une bête sur la lune
La Bordée
Du 27 février au 24 mars
La Bordée propose trois pièces primées en deuxième moitié de saison. Aucune véritable comédie mais parmi celles-ci une pièce qualifiée de petit chef-d'oeuvre de tendresse, d'humour et d'émotion lors de sa présentation en France où elle a raflé la mise avec les cinq prix Molières les plus convoités.


Un texte d'une très grande humanité et un chant d'espoir au révisionnisme turque dans la pièce, et à tout révisionnisme quel qu'il soit, qui dénie au peuple arménien son droit à témoigner devant l'histoire.

Une rencontre aussi étonnante que le titre de la pièce peut l'être, entre un émigré arménien taciturne et introverti et une jeune épouse arménienne, choisie sur photo, débordante de vie et sensible. Un moment de tendresse et d'émotion. Une réflexion sur l'amour en exil. Une pièce où le rire est survie car si l'enfer existe, il se traverse aussi. Un espoir que même dans les jours les plus sombres, le meilleur est encore possible.

Me voilà à Milwaukee, je vais vivre en Amérique. C’était pas dans le plan.

Un texte de Richard Kalinoski
Une traduction de Daniel Loayza
Une adaptation et une mise en scène d'Amélie Bergeron
Avec Mustapha Aramis, Ariane Bellavance-Fafard, Jack Robitaille et Rosalie Daoust

Bon théâtre et bonne danse !

mardi 26 décembre 2017

Ma culture à moi: cinq spectacles qui ont marqué 2017!

Déjà décembre! Une année qui tire à sa fin est le moment idéal pour faire le tour des spectacles qui laissent une marque indélébile dans ma mémoire. Cinq spectacles, cinq immenses plaisirs culturels.

Un commentaire de Robert Boisclair

L'année a été forte en émotions. Remontons 2017 en cinq spectacles théâtraux et dansés qui ont fait de mes soirées des moments extraordinaires. Mon compte à rebours personnel, de décembre à janvier, de mes moments marquants. Attention divulgâcheur: de beaux spectacles en rafale!

J'aime Hydro
Bordée
Novembre/décembre
Une extraordinaire bouffée d'amour que ce J'aime Hydro. Un spectacle fait avec humour et qui ne se prend pas au sérieux. Un texte primé, une Christine Beaulieu d'une simplicité et d'une franchise désarmante et une mise en scène conviviale font de ce spectacle un moment fort de l'année 2017. Un sympathique et agréable Hydro-Québec pour les nuls.

J'aime Hydro a remporté le prix du Meilleur spectacle Montréal de la saison 2016-2017 des critiques de théâtre montréalais. Un prix amplement mérité et un spectacle fort attendu à Québec qui m'a fortement séduit. Notre critique ici.


Des arbres
Périscope
Octobre/novembre
Le Périscope invitait le spectateur à un véritable vertige de l'amour avec ce Des arbres. Un spectacle touchant, drôle par moments. Une tendre et magnifique incursion au coeur de l'angoisse du je qui se cherche dans ce nous à faire, à bâtir et à apprivoiser. Un pur moment de bonheur amoureux. Une rencontre avec le couple, l'amour et soi. Des performances époustouflantes de Maxime Denommée et Sophie Cadieux. Une mise en scène tout en douceur et tendresse de Benoit Vermeulen. Un spectacle qui marque. Pour le meilleur. Que pour le meilleur. Notre critique ici.

Crédit photo: Suzanne O'Neill
Hypo
Premier acte
Octobre
Il y a des spectacles qui n'annoncent rien de spécial. L'histoire ne semble pas extraordinaire. Les acteurs ne sont pas des pointures reconnues. La salle de théâtre invite à la découverte d'un spectacle qui débute sa carrière. Puis boum! La surprise est totale. Le spectacle est magnifique. Les acteurs vibrants. Et on ressort de la salle transformé.

Hypo transforme. Littéralement. Une véritable dose d'amour. Un hymne à la vie qui va droit au coeur. Un spectacle touchant, rempli de magnifiques moments de sincérité. Une merveilleuse rencontre avec soi, avec l'autre.

En bonus: une splendide mise en scène, une épatante scénographie et un environnement sonore qui transporte. Que demandez de plus? Une touche cinématographique, de l'humour et de la musique en direct. Un spectacle tout en simplicité qui va droit au coeur. Notre critique ici.

Crédit photo: Cath Langlois
Vertical Influences
La Rotonde
Mars
Gracieux et énergique définissent très bien ce spectacle. Une féérie sur glace qui a séduit par son savant mélange de danse, de théâtre et de patinage. Un spectacle tout en fraîcheur et en ondulations infinies avec une joyeuse bande de patineurs-danseurs. Une occasion unique d'aimer à nouveau le patin et d'en savourer toute la folie artistique hors des sentiers battus du patinage dit artistique.

Vertical Influences a remporté le prix Québec Dense Danse du Spectacle de l'année de la saison 2016-2017 des Enfants du paradis. Notre critique ici.

Crédit photo: Alicia Clarke
Le songe d'une nuit d'été
Le Trident
Janvier/février
Une féérie amoureuse offerte sur un ton tout à fait original et complètement foldingue. Un classique maintes fois joué et servi sur un mode fantasque et enjoué. L'imaginaire elfique offert à la sauce circassienne de FlipFabriQue et la mise en scène imaginative d'Olivier Normand mettent en lumière la cocasserie comme le désir effréné sans jamais renoncer à la poésie inhérente de l'oeuvre shakespearienne. Un moment de jubilation totale sur scène comme dans la salle. Un spectacle pur bonheur et pur plaisir!

Le songe d'une nuit d'été a remporté le prix de la Meilleure mise en scène de la saison 2016-2017 des critiques de Québec. Notre critique ici.

Crédit photo: Stéphane Bourgeois et Hélène Bouffard
Bon théâtre et bonne danse !

lundi 25 décembre 2017

Les lauréats aux Prix de la critique de Montréal

L’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) remettait le 18 décembre dernier, dans le cadre d’un évènement public et dans huit catégories, les Prix de la critique 2016‐2017 de la section Montréal. Voici la liste des lauréats.

Un commentaire de Robert Boisclair (largement inspiré du communiqué de presse)


Dans la catégorie « Meilleur spectacle Montréal »
J’AIME HYDRO; un texte de Christine Beaulieu mis en scène par Philippe Cyr et produit par Porte Parole et Champ gauche avec la participation du FTA (épisodes 1-3) et présenté à l’Usine C.

Pourquoi la société d'État Hydro-Québec détruit-elle l'environnement pour construire des barrages et produire à perte des surplus d'électricité ? Avec un vrai souci de vulgarisation intelligente, J'aime Hydro démontre que l’on peut passer de l'ignorance à la connaissance avec détermination. J’aime Hydro est une enquête citoyenne inspirante et nécessaire.

Les autres finalistes étaient :
DANS LA TÊTE DE PROUST, un texte écrit et mis en scène par Sylvie Moreau, produit par OMNIBUS le corps du théâtre et présenté à l’Espace Libre
TOCCANTE ET FUGUE, un texte d’Étienne Lepage mis en scène par Florent Siaud et produit et présenté par le Centre du Théâtre d'Aujourd'hui, en coproduction avec Les songes turbulents, au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui

Dans la catégorie « Meilleure mise en scène Montréal 
ÉDITH PATENAUDE, pour la mise en scène de Mes enfants n’ont pas peur du noir, un texte de Jean-Denis Beaudoin présenté par les Productions de La bête noire au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui.

Mes enfants n’ont pas peur du noir est un thriller psychologique, une dérive du conte d’Hansel et Gretel. La mise en scène d’Édith Patenaude souligne brillamment l’atmosphère injuste, toxique et dysfonctionnelle qui plombe l’étrange maison au fond des bois. Alarme stridente, bagarres, cris et vociférations, tout est mis en œuvre pour amplifier le malaise du spectateur. Impossible de rester insensible au déballage de cruauté qui se déroule sur scène. Efficace, la mise en scène de Mes enfants n’ont pas peur du noir  incite à la lucidité et à la réflexion.

Les autres finalistes étaient :
ANGELA KONRAD, pour  Le royaume des animaux, une pièce de Roland Schimmelpfennig, traduite et adaptée par Angela Konrad et Dominique Quesnel et présentée au Quat’Sous
ÉDITH PATENAUDE, pour 1984, le roman de George Orwell était présenté en coproduction par le Théâtre Denise-Pelletier et le Théâtre du Trident, à Denise-Pelletier (1984 a valu l’an passé à la metteure en scène le Prix pour la Meilleure mise en scène Québec)

Dans la catégorie « Meilleur texte Montréal »
GAMÈTES; un texte de Rébecca Déraspe publié chez Atelier 10, mis en scène par Sophie Cadieux et produit par Les Biches Pensives en codiffusion avec La Manufacture pour la Petite Licorne.

Texte nuancé sur l’accomplissement féminin, Gamètes scrute la force et la complexité de l'amitié entre femmes. Dans une société qui continue à rêver d’égalité entre les sexes, Lou et Aude, deux trentenaires inséparables, ne se cachent rien. Mais quand l’une se retrouve enceinte d’un enfant trisomique, la machine s’emballe. Intelligent, drôle et touchant, le féminisme fédérateur de Gamètes évite l’écueil pamphlétaire pour nous guider de l’intime à l’universel. Gamètes est une réussite.

Les autres finalistes étaient :
J'AIME HYDRO; un texte de Christine Beaulieu publié chez Atelier 10, mis en scène par Philippe Cyr, produit par Porte Parole et Champ gauche et présenté à l’Usine C
MES ENFANTS N'ONT PAS PEUR DU NOIR; un texte de Jean-Denis Beaudoin publié chez L'Instant Scène et mis en scène par Édith Patenaude, présenté par les Productions de La bête noire au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui

Dans la catégorie « Scénographie Montréal »
JEAN-FRANÇOIS LABBÉ, qui signe la scénographie et les éclairages de Mes enfants n’ont pas peur du noir, un texte de Jean-Denis Beaudoin, mis en scène par Édith Patenaude et présenté par les Productions de La bête noire au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui.

Mes enfants n’ont pas peur du noir est une fable moderne où deux frères ennemis se font souffrir à l’infini. La scénographie et les éclairages de Jean-François Labbé évoquent avec brio, dans la petite salle Jean-Claude Germain, la maison désordonnée, le bois et le lac, créant un univers glauque et inquiétant qui ajoute au sentiment d’oppression étouffante qui contamine le spectateur. Marquant.

L'autre finaliste était :
MAX-OTTO FAUTEUX, pour Manifeste de la Jeune-Fille, un spectacle d’Olivier Choinière, coproduit par l’Espace Go et l’Activité et présenté à l’Espace Go
MAX-OTTO FAUTEUX, pour Tartuffe de Molière, un spectacle produit et présenté au TNM en collaboration avec UBU compagnie de création, sous la direction de Denis Marleau

Dans la catégorie « Interprétation féminine Montréal »
MICHELINE BERNARD, pour le rôle de Miss Brodie dans Des promesses, des promesses, un texte de Douglas Maxwell traduit par Maryse Warda et dirigé par Denis Bernard. Le spectacle est une production de la Manufacture.

Micheline Bernard incarne Miss Brodie, une enseignante à la retraite qui a accepté de faire de la suppléance dans une classe où arrive Rosie, une petite fille Somalienne. Dans cette ode à l'amitié entre une enfant renfermée et une femme aux idées bien arrêtées, Micheline Bernard convainc et touche, décapante, frêle mais indomptable. L’expérience et la maturité de la comédienne prêtent à son personnage la silhouette ambivalente d’une héroïne d’aujourd’hui, qui montre les grossièretés des uns et pointe les lâchetés des autres.

Les autres finalistes étaient :
CHRISTINE BEAULIEU, pour son propre rôle dans J'aime Hydro, un texte qu’elle signe et dans lequel elle était dirigée par Philippe Cyr
SOPHIE DESMARAIS, pour le rôle de Marta Hillers dans la pièce Une femme à Berlin d'après le livre de Marta Hillers, sous la direction de Brigitte Haentjens

Dans la catégorie « Interprétation masculine Montréal »
EMMANUEL SCHWARTZ, pour le rôle de Tartuffe dans Tartuffe, d’après Molière, une production TNM en collaboration avec UBU compagnie de création, présentée au TNM et dirigée par Denis Marleau.

Emmanuel Schwartz livre une performance exceptionnelle dans le rôle-titre du classique de Molière transposé à l’époque de la Révolution tranquille. Il campe un Tartuffe manipulateur, hypocrite et habité par l’appât du gain, au point de séduire la femme de son hôte pour y parvenir. Le magnétique Emmanuel Schwartz est un comédien consommé, une manière de stradivarius sous la baguette du metteur en scène Denis Marleau.

Les autres finalistes étaient :
THÉODORE PELLERIN, pour le rôle de Tommy dans Yen, un texte d’Anna Jordan traduit par David Laurin, dirigé par Jean-SimonTraversy et présenté par Lab87 en codiffusion avec La Manufacture, à la Petite Licorne
STEVE GAGNON, pour le rôle de Sam dans Mes enfants n’ont pas peur du noir de Jean-Denis Beaudoin, une production de La bête noire dirigée par Édith Patenaude et présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui

Dans la catégorie « Hors Québec Montréal »
DES ARBRES À ABATTRE. Le texte de Thomas Bernhard mis en scène par Krystian Lupa et produit par le Teatr Polski we Wrocławiu était présenté dans le cadre de la 11e édition du Festival TransAmériques.

Œuvre de résistance fascinante et féroce, Des arbres à abattre marque par son audace et sa radicalité. Ce portrait corrosif du milieu artistique est soutenu par un jeu d’une intelligence magistrale et une mise en scène implacable; le récit de cette comédie humaine est admirable dans chacun de ses moindres détails. Un grand spectacle contemporain.

Les autres finalistes étaient :
100% MONTRÉAL; un spectacle conçu par le collectif allemand Rimini Protokoll dans le cadre des célébrations du 375e anniversaire de Montréal et présentée en ouverture de la 11e édition du Festival TransAmériques
LUCRÈCE BORGIA; un texte de Victor Hugo, lui aussi présenté à la faveur des célébrations du 375e anniversaire de Montréal, par la Comédie française dans une mise en scène de Denis Podalydès et au TNM

 Dans la catégorie « Jeune public Montréal »
OGO; une création d’Isabelle Payant et du Théâtre des Petites Âmes, présentée à la Maison Théâtre.

Ogo est un spectacle atmosphérique et mystérieux qui incite à la découverte et qui s’adresse aux 2 ans et demi à 5 ans. Poétique, enveloppante et imaginative, la production éveille intelligemment les sens des tous petits - à force de chansons, de musique et d’émerveillement. L’expérience charme le public cible, mais aussi les moyennes et grandes personnes, pour reprendre une tournure de la créatrice.

Les autres finalistes étaient :
LE CIEL DES OURS; un spectacle de Fabrizio Montecchi présenté par le Teatro Gioco Vita à la Maison théâtre
TROIS PETITES SOEURS; un texte de Suzanne Lebeau mis en scène par Gervais Gaudreault et présenté par Le Carrousel à la Maison Théâtre
HISTOIRES À PLUMES ET À POILS; un texte de Marie-Hélène Larose-Truchon, David Paquet et Érika Tremblay-Roy mis en scène par Érika Tremblay-Roy présenté par Le Petit Théâtre de Sherbrooke à la Maison Théâtre

Les Prix de la critique remis par l’AQCT
Les Prix de la critique sont remis annuellement depuis 1985 par l’intermédiaire d’un vote des membres de l’Association québécoise des critiques de théâtre suivi d’une discussion. L’AQCT compte une trentaine de membres œuvrant dans une dizaine de médias à Montréal et à Québec.

Bon théâtre et bonne danse !

mardi 19 décembre 2017

La sélection du moment: Beu-Bye 17

La sélection du moment c’est une suggestion, une seule, d’un film ou d’un livre sur le théâtre ou la danse, d’un spectacle dansé ou théâtralisé ou encore d’un événement relié à un de ces deux arts que vous ne devez manquer sous aucun prétexte. Vous pouvez découvrir celle-ci en primeur lors de l'édition radiophonique chaque lundi.

Par Robert Boisclair

Crédit photo: Nicola-Frank Vachon
Beu-Bye 17
La tradition des fêtes se poursuit avec la 4e édition du Beu-Bye, un spectacle complètement déjanté qui offre en rafale une série de sketches qui passe l'année en revue avec des numéros musicaux et des chorégraphies en prime. La revue toute québécoise a déjà ses personnages fétiches dont le maire Labeaume. Je vous laisse deviner s'il est présent cette année.

Les comédiens sont de Québec, la revue est pan-québécoise, le spectacle est délirant et festif. Une belle occasion de se dérider un peu et de faire le deuil d'une année mouvementée et surprenante à plusieurs égards. À découvrir jusqu'au 30 décembre à La Bordée.

Bon théâtre et bonne danse!

lundi 18 décembre 2017

Une spéciale bilan ce soir!

Ce soir on fait des bilans aux Enfants du paradis. Mais rassurez-vous, ils ne seront pas financiers mais théâtraux et dansés! Ce sera dès 17h 30 à l'antenne de CKRL.

Par Robert Boisclair

Premier bloc - 17h 30


La Maison pour la danse est en opération depuis près d'un an, il est donc temps de faire un bilan. Nadia Bellefeuille, la directrice de l'organisme, sera en studio pour nous parler de l'impact de la Maison pour la danse tant auprès de la communauté dansée que pour le grand public.



Il n'y aura pas de Sélection du moment radiodiffusée cette semaine. Cependant vous pourrez la découvrir demain sur ce blogue. Alors, pointez-vous le nez ici dès 6h00 pour la connaître.

Deuxième bloc - vers 17h50


Vous avez manqué notre super panel du 27 novembre dernier? C'est l'occasion de vous reprendre et de découvrir nos petits et grands plaisirs culturels de l'automne et ceux que nous anticipons pour les prochains mois. Un agréable moment en compagnie de Geneviève Martel, David Lefebvre et Camille Proust.

Bon théâtre et bonne danse !

vendredi 15 décembre 2017

Les lauréats aux Prix de la critique de Québec

La section Québec de l’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) a remis ce mercredi devant public lors d’un 5 à 8 à la Maison de la littérature ses Prix de la critique pour la saison 2016-2017. Voici la liste des lauréats.

Un commentaire de Robert Boisclair (largement inspiré du communiqué de presse)


Prix spécial — Québec
Un prix spécial a été remis à la compagnie La Vierge folle pour
LES CONTES À PASSER LE TEMPS.

Maxime Robin, Sophie Grenier-Héroux, Sophie Thibeault
Crédit photo: Simon Lambert
Les critiques de Québec tenaient à souligner l’excellence et l’originalité de ce spectacle bien ancré à Québec, véritable fresque singulière, festive, diversifiée et chaleureuse pour célébrer Noël et notre belle ville.

Un lieu tout aussi empreint d’histoire que magnifique; une ambiance conviviale et festive; de joyeux lurons et des contes brillamment dialogués et joués, sans oublier le maintenant légendaire bar à desserts! Voilà qui semble être la recette secrète des Contes à passer le temps.

Installés depuis sept ans à la maison Chevalier, Les contes sont devenus une tradition théâtrale incontournable à Québec. Chaque édition a su réinventer la ville, la mettre à jour, faisant émerger de chaque quartier son côté fou, horrifique, fantastique, amoureux.

En dépoussiérant la tradition contée québécoise, Maxime Robin et toute son équipe de La Vierge folle ont créé une plateforme qui offre une chance unique à de nouveaux auteurs comme à des auteurs établis, voire du dimanche, de faire connaître leur plume, leurs mots et leur amour pour la Vieille Capitale.


Dans la catégorie « Jeune public »
RICHARD, POLICHINEUR D’ÉCRITOIRE; texte Stéphane Georis; mise en scène Francy Begasse; adaptation et interprétation Sylvain Massé; productions Danalou

Sylvain Massé
Crédit photo: Simon Lambert
Cette réjouissante trilogie shakespearienne racontée par Sylvain Massé est une vive invitation à connaître et à aimer la littérature, la culture, le théâtre et l’humain. Jouant d’originalité et d’ingéniosité dans la narration, dans les matériaux et dans les manipulations, cette proposition nous a ravis par sa cohérence, sa pertinence et sa belle folie.

Les autres finalistes étaient :
LES CHOSES BERÇANTES; conception et mise en scène Véronique Côté; Théâtre des confettis
TERZETTTO; idée originale, direction artistique et mise en scène Christine Rossignol; auteurs et interprètes Elizabeth Gaumond, Dominique Grenier, Marie-Michèle Pharand; L’Aubergine


Dans la catégorie « Hors Québec »
DES ARBRES À ABATTRE; production du Teatr Polski de Wroclaw, présentée lors du Carrefour international de théâtre de Québec

Marie Gignac du Carrefour international de théâtre de Québec
Crédit photo: Simon Lambert
Plaidoyer pour l’art total et œuvre d’un théâtre de résistance, Des arbres à abattre nous a bousculés par son audace et sa radicalité. Ce portrait corrosif du milieu artistique viennois est porté par des ambiances et un jeu d’une finesse bouleversante, dans une mise en scène implacable ; un spectacle dont nous nous souviendrons longtemps.

Les autres finalistes étaient :
ET SI ELLES Y ALLAIENT, À MOSCOU?; Cia Vértice de Teatro; Rio de Janeiro
UN FAIBLE DEGRÉ D’ORIGINALITÉ; L’Amicale de production; Lille
FOREIGN RADICAL; Theatre Conspiracy; Vancouver


Dans la catégorie « Meilleure mise en scène »
LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ; texte William Shakespeare; traduction Michelle Allen; mise en scène Olivier Normand; coproduction Le Trident / FlipFabriQue

Josée Garceau de FlibFrabriQue, Olivier Normand
Crédit photo: Simon Lambert
Olivier Normand a offert une version très personnelle d’un classique traité sans déférence et avec beaucoup de liberté. La scène d’ouverture du spectacle qui passe d’une facture classique pour s’ouvrir sur un monde imaginaire et magique le démontre bien. L’apport de Flip Fabrique donne une saveur elfique tout à fait à propos à ce songe où facéties et jeu bouffon sont bien arrimés. Une mise en scène originale et poignante faite de chair, de voiles et d’étreintes.

Les autres finalistes étaient :
LES MARCHES DU POUVOIR (FARRAGUT NORTH); texte Beau Willimon; traduction David Laurin; mise en scène Marie-Hélène Gendreau; production de La Bordée
FAR AWAY; texte Caryl Churchill; mise en scène Édith Patenaude; coproduction Théâtre Blanc et Théâtre de l’Escaouette

Dans la catégorie « Meilleur texte »
L’ART DE LA CHUTE; mise en scène et direction de la création Jean-Philippe Joubert; texte et scénario Véronique Côté, Jean-Michel Girouard, Jean-Philippe Joubert, Danielle Le Saux-Farmer, Olivier Normand, Pascale Renaud-Hébert; avec la collaboration de Claudia Gendreau, Valérie Laroche et Marianne Marceau; Nuages en pantalon

Valérie Laroche, Jean-Philippe Joubert, Simon Lepage, Olivier Normand
Crédit photo: Simon Lambert
L’art de la chute propose une plongée ambitieuse dans les sphères de l’art et de la finance. La maitrise du sujet, contemporain et pertinent, et une recherche fouillée et rigoureuse ont mené à un spectacle d’une grande cohésion et d’une profondeur remarquable. Multipliant avec ingéniosité les espaces d’écriture, le texte trace d’étonnantes passerelles entre capitalisme et art, en plus de rendre visible la pente glissante, pour ce dernier, dès lors qu’on lui donne un prix.

Les autres finalistes étaient :
FIRE LAKE, VILLE MINIÈRE, 1986; texte Maxime Allen; mise en scène Lorraine Côté; Théâtre Niveau Parking
DOGGY DANS GRAVEL; texte et mise en scène Olivier Arteau-Gauthier; Théâtre Kata

Dans la catégorie « Scénographie »
887; scénographie Robert Lepage et Sylvain Décarie; coproduction Ex Machina et Le Trident

Robert Lepage, Sylvain Décarie
Crédit photo: Simon Lambert
Robert Lepage a toujours su donner le beau rôle à la ville qui l’a vu naître et grandir. Dans 887, celle-ci s’anime et revit plusieurs moments marquants de la grande et petite histoire, grâce à la conception scénographique astucieuse de l’auteur et du concepteur Sylvain Décarie. Le décor, au premier coup d’œil d’une remarquable simplicité, cache une conception singulière et complexe, un tour de magie scénographique qui ravit, encore une fois, l’œil et le cœur.

Les autres finalistes étaient :
LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ; scénographie Véronique Bertrand; Le Trident / FlipFabriQue
DREAMLAND; scénographie Théâtre Rude Ingénierie en collaboration avec Vano Hotton; Théâtre Rude Ingénierie

Dans la catégorie « Interprétation féminine »
SAVINA FIGUERAS, pour ses rôles dans Les véritables aventures de Don Quichotte; texte et mise en scène Philippe Soldevila, d’après Cervantès; coproduction Théâtre Sortie de secours, Pupulus Mordicus et Gataro

Savina Figueras au moment de l'annonce de son prix.
Crédit photo: Simon Lambert
Dans une proposition folle et éclatée tournant autour de l’histoire de Don Quichotte, la comédienne catalane Savina Figueras s’est livrée avec humour et générosité. Alternant des lignes de texte en espagnol, en catalan et en français, elle démontrait un plaisir évident d’être sur les planches, mélangeant le jeu et la manipulation de marionnettes dans cette création pleine d’audace de Philippe Soldevila.

Les autres finalistes étaient :
VALÉRIE LAROCHE, Constellation; texte Nick Payne; traduction David Laurin; mise en scène Jean-Philippe Joubert; Le Trident
DEBBIE LYNCH-WHITE, J’accuse; texte Annick Lefebvre; mise en scène Sylvain Bélanger; Centre du Théâtre d’Aujourd’hui

Dans la catégorie « Interprétation masculine »
JACQUES LEBLANC, pour son rôle d’Harpagon dans L’avare; texte Molière; mise en scène Bertrand Alain; production de La Bordée

Crédit photo: Simon Lambert
Presque trente ans après son incarnation de La Flèche dans L’Avare, voilà que Jacques Leblanc s’est glissé dans la peau d’Harpagon, rôle construit sur mesure pour son talent. Grâce à une maitrise parfaite du geste, ses mimiques déclinaient autant de facettes du risible que du dégoût. Il a su, par sa justesse et sa sensibilité, faire émerger l’humanité de l’avare, l’élevant ainsi bien au-delà de son seul défaut.

Les autres finalistes étaient :
ROBERT LEPAGE, 887; coproduction Ex Machina et Le Trident
DAVID BOUCHARD, Froid; production La Brute qui pleure

 Dans la catégorie « Meilleur spectacle »
L’ART DE LA CHUTE; mise en scène et direction de la création Jean-Philippe Joubert; texte et scénario Véronique Côté, Jean-Michel Girouard, Jean-Philippe Joubert, Danielle Le Saux-Farmer, Olivier Normand, Pascale Renaud-Hébert; avec la collaboration de Claudia Gendreau, Valérie Laroche et Marianne Marceau; Nuages en pantalon

Valérie Laroche, Jean-Philippe Joubert, Simon Lepage, Claudia Gendreau, Olivier Normand
Crédit photo: Simon Lambert
Réunissant un impressionnant collectif de créateurs, L’art de la chute a su, de manière constructive, ludique et percutante, aborder certains sujets d’une contemporanéité et d’une complexité remarquables. D’une ambition technique parfois considérable, la mise en scène, axée sur la performance des acteurs et actrices, a démontré une profondeur et une inventivité éblouissante, et ce, avec beaucoup de liberté.

Les autres finalistes étaient :
887; production Ex Machina et Le Trident
LE SONGE D’UNE NUIT D’ÉTÉ; production Le Trident et FlipFabriQue

Les Prix de la critique remis par l’AQCT
Les Prix de la critique sont remis annuellement depuis 1985 par l’intermédiaire d’un vote des membres de l’Association québécoise des critiques de théâtre suivi d’une discussion. L’AQCT compte une trentaine de membres œuvrant dans une dizaine de médias à Montréal et à Québec.

Bon théâtre et bonne danse !

mardi 12 décembre 2017

La sélection du moment: Les contes à passer le temps

La sélection du moment c’est une suggestion, une seule, d’un film ou d’un livre sur le théâtre ou la danse, d’un spectacle dansé ou théâtralisé ou encore d’un événement relié à un de ces deux arts que vous ne devez manquer sous aucun prétexte. Vous pouvez découvrir celle-ci en primeur lors de l'édition radiophonique chaque lundi.

Par Robert Boisclair


Les contes à passer le temps
Les contes à passer le temps s'offrent au public de Québec pour une 7e année. Une édition festive à la fois drôle et touchante qui se déroulera dans le magnifique lieu historique de la Maison Chevalier où une joyeuse bande de lurons interprétera des histoires brillamment dialoguées et jouées.

Les contes à passer le temps sont bien ancrés à Québec avec un spectacle à la recette originale. Chaque édition propose une réinvention, une mise à jour et une modernisation de la tradition contée québécoise avec des contes qui s’inscrivent dans la ville, dans son ADN.

L'édition 2017 propose les meilleurs moments des six premières éditions. Ils seront six à se partager Québec: Saint-Roch, Saint-Jean-Baptiste, le Vieux-Québec, Saint-Sauveur, Montcalm et Limoilou. Six auteurs, six quartiers, six univers féériques: un ogre dans une crèche, un fantôme des Noëls passés, une poutine qui nourrit toutes les faims, un incendie à l'église, une tourtière meurtrière (oui, oui!) et une grand'messe pour célébrer Noël ensemble.

Une édition spéciale des meilleurs moments, les plus drôles comme les plus touchants, à ne pas manquer du 15 au 30 décembre aux voûtes de la Maison Chevalier. Consultez le site de Premier acte pour en savoir plus.

Bon théâtre et bonne danse!

lundi 11 décembre 2017

On s'éclate et on danse ce soir!

Une édition en humour et en danse pour cette avant-dernière de l'automne des Enfants du paradis. Venez nous découvrir ce soir dès 17h 30 à l'antenne de CKRL.

Par Robert Boisclair

Premier bloc - 17h 30

Crédit photo: André Cornellier
La chorégraphe et danseuse Louise Lecavalier sera en conversation téléphonique pour nous parler de sa plus récente production qui tiendra l'affiche du Grand Théâtre de Québec.

Mille batailles
Grand Théâtre de Québec
Du 12 au 13 décembre
En savoir plus

Deuxième bloc - vers 17h 45


Soyez à l'écoute vers 17h 40 pour découvrir notre Sélection du moment. Cette semaine une tradition de Noël qui en est déjà à sa septième édition. Soyez des nôtres pour la découvrir mais si vous ne pouvez y être en direct, pointez-vous le nez sur ce blogue dès 6h00 demain pour la connaître.

Troisième bloc - vers 17h50

Crédit photo: Nicola-Frank Vachon
Lucien Ratio, script-éditeur et metteur en scène, nous entretiendra de la 4e édition du Beu-Bye, la revue de l'année produite à Québec.

Beu-Bye 17
La Bordée
Du 15 au 30 décembre
En savoir plus

Quatrième bloc - vers 18h 10


Charlie Jutras, comédienne et auteur, ainsi que Karina Werneck Assis, metteuse en scène, occuperont les sièges des invités pour nous parler d'un spectacle qui s'intéresse à la relation de couple avec humour.

J'adore
Premier acte
Du 14 au 16 décembre
En savoir plus

Bon théâtre et bonne danse !

dimanche 10 décembre 2017

Les mises en nominations aux Prix de l'AQCT à Montréal: et les finalistes sont?

C'est maintenant au tour des critiques de Montréal d'annoncer les finalistes parmi les nombreux spectacles et artisans de Montréal. Voici donc les nominés dans chacune des catégories. Bonne chance aux finalistes!

Un commentaire de Robert Boisclair (largement inspiré du communiqué de presse)


Dans l'oeil des critiques
L’Association québécoise des critiques de théâtre (AQCT) annonce (enfin!) les finalistes pour les Prix de la critique 2016‐2017 dans huit catégories, à Montréal. Notez qu’en raison d’ex-aequo une catégorie compte plus de trois finalistes. Les lauréats seront dévoilés lors d’un événement public qui aura lieu le 18 décembre au Café d'art vocal (1223, rue Amherst)  de 18h à 20h. Nous vous attendons en grand nombre.

Dans la catégorie « Meilleur spectacle Montréal »

  • J’aime Hydro, une enquête citoyenne de Christine Beaulieu mise en scène par Philippe Cyr et produite par Porte Parole et Champ gauche, avec la participation du FTA (épisodes 1-3) et présentée à l’Usine C.
  • Dans la tête de Proust, un texte drôle et intelligent, écrit et mis en scène par Sylvie Moreau, produit par OMNIBUS le corps du théâtre et présenté à l’Espace Libre.
  • Toccate et fugue, un texte troublant d’Étienne Lepage mis en scène par Florent Siaud et produit par et pour le Centre du Théâtre d’Aujourd’hui.


Dans la catégorie « Meilleure mise en scène Montréal »

  • 1984, le roman culte de George Orwell, adapté par Robert Icke et Duncan Macmillan, traduit par Guillaume Corbeil était mis en scène par Édith Patenaude et présenté en coproduction par le Théâtre Denise-Pelletier et le théâtre du Trident, à Denise-Pelletier. 
  • Le royaume des animaux, une pièce de Roland Schimmelpfennig, traduite et adaptée par Angela Konrad et Dominique Quesnel, mise en scène par Angela Konrad. La production du Théâtre de Quat’Sous et La Fabrik était présentée au Quat’Sous. 
  • Mes enfants n’ont pas peur du noir, un texte de Jean-Denis Beaudoin mis en scène par Édith Patenaude, présenté par les Productions de La bête noire au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui.


Dans la catégorie « Meilleur texte Montréal »

  • J’aime Hydro, un texte de Christine Beaulieu publié chez Atelier 10, mis en scène par Philippe Cyr, produit par Porte Parole et Champ gauche - et présenté à l’Usine C.
  • Gamètes, un texte de Rébecca Déraspe publié chez Atelier 10, mis en scène par Sophie Cadieux et produit par Les Biches Pensives en codiffusion avec La Manufacture pour la Petite Licorne.
  • Mes enfants n’ont pas peur du noir, un texte de Jean-Denis Beaudoin publié chez L'Instant Scène et mis en scène par Édith Patenaude, présenté par les Productions de La bête noire au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui.


Dans la catégorie « Scénographie Montréal »

  • Manifeste de la Jeune-Fille. Max-Otto Fauteux signe les décors du spectacle d’Olivier Choinière, coproduit par l’Espace Go et l’Activité et présenté à l’Espace Go.
  • Tartuffe. Max-Otto Fauteux signe la scénographie du spectacle produit et présenté au TNM en collaboration avec UBU compagnie de création, sous la direction de Denis Marleau. 
  • Mes enfants n’ont pas peur du noir. Jean-François Labbé signe la scénographie et les éclairages du texte de Jean-Denis Beaudoin, mis en scène par Édith Patenaude et présenté par les Productions de La bête noire au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui.


Dans la catégorie « Interprétation féminine Montréal » 

  • Christine Beaulieu pour son propre rôle dans J'aime Hydro, un texte qu’elle signe et dans lequel elle était dirigée par Philippe Cyr. Le spectacle est une production Porte Parole et Champ gauche, en coproduction avec le FTA.
  • Sophie Desmarais pour le rôle de Marta Hillers dans la pièce Une femme à Berlin d'après le livre de Marta Hillers, sous la direction de Brigitte Haentjens. Le spectacle était produit par l’Espace Go, Sybillines et le Théâtre français du CNA.
  • Micheline Bernard pour le rôle de Miss Brodie dans Des promesses, des promesses, un texte de Douglas Maxwell traduit par Maryse Warda et dirigé par Denis Bernard. Le spectacle est une production de la Manufacture.


Dans la catégorie « Interprétation masculine Montréal »

  • Théodore Pellerin, pour le rôle de Tommy dans Yen, un texte d’Anna Jordan traduit par David Laurin, dirigé par Jean-Simon Traversy et présenté Lab87  par Lab87 en codiffusion avec La Manufacture, à la Petite Licorne.
  • Emmanuel Schwartz pour le rôle de Tartuffe dans Tartuffe, d’après Molière, une production TNM en collaboration avec UBU compagnie de création, présentée au TNM et dirigée par Denis Marleau.
  • Steve Gagnon pour le rôle de Sam dans Mes enfants n’ont pas peur du noir de Jean-Denis Beaudoin, une production de La bête noire dirigée par Édith Patenaude et présentée au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui.


Dans la catégorie « Hors Québec Montréal »

  • 100% Montréal, un spectacle conçu par Helgard Haug, Stefan Kaegi et Daniel Wetzel du collectif allemand Rimini Protokoll. Cette collaboration de la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal était présentée en ouverture de la 11e édition du Festival TransAmériques et interprétée par 100 Montréalais.
  • Des arbres à abattre, un texte de Thomas Bernhard mis en scène par Krystian Lupa, produit par le Teatr Polski we Wrocławiu et présenté dans le cadre de la 11e édition du Festival TransAmériques.
 
  • Lucrèce Borgia, d’après le texte de Victor Hugo mis en scène par Denis Podalydès et présenté à l’invitation de la Société des célébrations du 375e anniversaire de Montréal par la Comédie française au TNM.


 Dans la catégorie « Jeune public Montréal »

  • Le ciel des ours, un spectacle de Fabrizio Montecchi présenté par le Teatro Gioco Vita, à la Maison théâtre. 
  • Histoire à plumes et à poils, un texte de Marie-Hélène Larose-Truchon, David Paquet et Érika Tremblay-Roy mis en scène par Érika Tremblay-Roy présenté par Le Petit Théâtre de Sherbrooke à la Maison Théâtre. 
  • Ogo, une création d’Isabelle Payant et du Théâtre des Petites Âmes, présentée elle aussi à la Maison Théâtre. 
  • Trois petites sœurs, un texte de Suzanne Lebeau mis en scène par Gervais Gaudreault et présenté par Le Carrousel – toujours à la Maison Théâtre.


Bon théâtre et bonne danse !

samedi 9 décembre 2017

L'UQAM honorera l'artiste de danse Louise Lecavalier

L'Université du Québec à Montréal (UQAM) décernera un doctorat honoris causa à la chorégraphe et danseuse Louise Lecavalier. La remise de la distinction aura lieu le 15 décembre à l'occasion d'une représentation du spectacle des finissants en danse de l'UQAM.

Un billet de Robert Boisclair

Crédit photo: Massimo Chiaradia
Avec la remise de ce doctorat, l’UQAM reconnaîtra la prodigieuse créativité de cette danseuse et chorégraphe, ainsi que le rayonnement international de son talent. L’Université saluera sa passion organique de la danse, sa contribution au rayonnement culturel du Québec et du Canada, ainsi que les valeurs d’engagement, de créativité et de communication de son art à un large public qu’elle promeut et que partage le Département de danse de l’UQAM, où elle a déjà enseigné.

Danseuse extrême
Abandonnant le ballet à quatre ans après une seule leçon, elle revient à la danse par la bande à l'occasion d'un spectacle de fin d'année au cégep. Elle rencontre à cette occasion Édouard Lock dans la troupe Nouvelle Aire. Elle s'associera en 1981 à La La La Human Steps pour la pièce Oranges. Débutera alors une longue association qui durera 18 ans. Plusieurs des spectacles de La La La Human Steps mettant en vedette Louise Lecavalier marqueront les esprits.

Danseuse extrême et virtuose exceptionnelle, elle devient rapidement la figure emblématique de la compagnie. Sa technique est unique: puissante, athlétique, acrobatique. Son style personnel l'est tout autant, avec ses cheveux décolorés et ses jambes musclées qui contrastent avec sa voix douce et ses traits délicats. Elle est décrite comme « la danseuse la plus tragique de notre époque ». Titre amplement mérité.

Aujourd'hui, elle tourne avec sa propre compagnie, Fou glorieux, qu'elle a fondée en 2006. La chorégraphe et danseuse sera à Québec cette semaine pour présenter son spectacle Mille batailles au Grand Théâtre de Québec, les 12 et 13 décembre.

Voici une liste partielle des pièces qu'elle a créées, dont plusieurs avec La La La Human Steps :

La La La Human Steps, chorégraphies d'Édouard Lock, tournées nationales et internationales : Oranges, Dishes, Businessman in the Process of Becoming an Angel, Human Sex, New Demons, Infante, c'est destroy, 2 et Exaucé (Salt), 1981-1999

Sound and Vision, 10 spectacles avec David Bowie, 1990

Non, non, non, je ne suis pas Mary Poppins, solo chorégraphié par Louise Lecavalier, 1983

Le Sacre du printemps, chorégraphie de Daniel Léveillé, 1982

Groupe Nouvelle Aire, tournées nationales et européennes, 1978-1981

Bon théâtre et bonne danse!